Une soirée réussie avec MC "Red Bloody" alias Gérard "Da Fuck Kapital" Streiff

Les auteurs de polar, même atteints par la carte senior, ne sont pas sourds à la modernité. Lors de la sauterie (réussie) à Templemars (c'est du côté de Lille), la soirée du vendredi, généralement réservée à la beurrade et au vomi, a été animée par un DJ de première bourre, à savoir (photo) Gérard Streiff lui-même. Avant de terminer son set et son gig par une Internationale techno hardcore, il nous a farci le mental avec du Mariano cold wave et du Colette Renard heavy metal. sans oublier de nous assassiner les portugaises avec des bruits de motos anciennes montées en boucle.
Un bien bel artiste.
Un goût sûr.
Une présence indéniable.
Et une jeunesse retrouvée.

[Dugommier fin] L'individu aurait été repéré à Cuba

La piste activiste de Dugommier semble confirmée. Ta Tata vient de recevoir cette photo prise par son agent à la Havane. Dugommier ferait office de doublure du leader maximo grâce à ses ressemblances troublantes qui augmentent avec l'âge... De toute façon, chacun se souvient de son bagout lors des festivals qu'il animait et de son admiration non cachée pour les discours fleuves de plus de 12 heures...

[Dugommier suite] Qui est-il vraiment ?

Le précédent billet publié par ta Tata a eu des conséquences inattendues : tout le monde se met à fouiller dans ses archives à la recherche de Dugommier, individu interlope qui cacherait des activités étranges sous son air patelin et ses pulls en poil de chameau : aussi des documents étranges ressortent, telle cette image...
Que faisait-il en 1938 en compagnie d'André Breton et Léon Trotsky ? Serait-il un agent de la révolution bolchocryptotrotskomenchevo mexicano-castriste ? En somme, Dugommier est-il bien Dugommier ? Et l'association 813 ne serait-elle pas infiltrée par de dangereux agents subversifs, sportifs surentraînés et cagoulés, prêts à faire main basse sur le trésor de la France pour, mettons, en faire des SICAV au profit d'obscures causes subversives ?
Cela prend une ampleur de plus en plus troublante... Le milieu du polar et du roman noir français serait-il bien infiltré par le gauchisme ? Les imbéciles qui ont "témoigné" l'an dernier dans un magazine droitier écrit par une pigiste supposée à l'époque être une sacrée gourdasse... avaient-ils eu finalement raison ?
(à suivre).

Dugommier : une suractivité fébrile

Pascal Polisset, alias Dugommier, pierre angulaire de 813, co-organisateur d’agapes polardières du côté du Mans et de Loué (là où les flics sont élevés en plein air), mentor du Salon de Gaillac, le festival où il y a le petit déjeuner littéraire le plus déjanté de l’hexagone, travaille d’arrache pied à la prochaine (début octobre) session de cette manifestation. Sur le cliché ci-dessus, on peut constater qu’il utilise sa réserve de secours d’énervement et d’excitation pour décider s’il invite, au dernier moment, Antoine Chainas ou Guillaume Musso.
Une belle preuve de ce que le bénévolat peut apporter à la vie culturelle de nos jolies petites villes de province.

A noter que des neveux ont adressé à Tata des photos de Dugommier croisé durant les vacances ou lors de ses réunions de travail. Toujours une semblable agitation, toujours sur la brèche. Festivalier, c'est pire qu'un métier :

En vacances (toujours brèves) Dugommier
en profite pour se mettre à jour de ses lectures

Au Festival de Cannes, cette année
pour des sélections de films polar

Réunion de travail sur le polar allemand

Si toi aussi tu as d'autres photos de Dugommier (beaucoup tournent sur l'Internet), n'hésite pas à les envoyer à ta Tata.

Rentrée littéraire : la sélection de Tata Rapporteuse

Cette année face à l'abondance de polars paraissant pour la rentrée littéraire, ta Tata choisit de créer la surprise... en plébiscitant, exceptionnellement une initiative heureuse qui nous sort de notre littérature préférée : le lancement, par un grand éditeur de polars bretons d'une déclinaison de son concept qui gagne (soit la localisation à la rue près de polars régionaux) sur un autre marché porteur : celui du roman érotique breton !
Concoctée dans le plus grand secret, les auteurs habitués à tartiner sur la région Bretagne se sont vus sommés dans l'enthousiasme d'alimenter cette nouvelle collection sans doute appelée au même succès que celui des romans policiers et autres whodunit.
Une longue liste de titre est déjà prête à inonder les gondoles de "produits fabriqués en Bretagne" des supérettes et des salons du livre. Les titres, d'ores et déjà sont alléchants et composés selon les techniques payantes déjà éprouvées : outre un "T'as la gaule à Paule" d'un certain Yannick Bernardec Pouyzh et un "Braquemard à Penmarch'" de Roger Ash (un auteur d'origine britannique, ancien agent secret) on trouvera : "Dans le fion à Lannion", "Enlève ta gaine au Pouliguen", "Les fesses n'osent", "Allons mouiller à Brest", "Bandante à Nantes", "Trous de balles à Lamballe", "J'emballe à Cancale", "Vacances à l'Ile de raies", "Le Noir mou, t'y es", "Cul cul panpan à Dinan", "Suce-moi à Groix", "Les clitos de St Malo", "Moules ruskoffs à Roscoff", "Sodomie à Pontivy", "Se faire des mecs au Guilvinec", "J'enfile à Belle Ile", "Je te la mets à Douarnenez", "T'as vu mon gros bulot ?", "Les couilles-aman", "Le cul d'Arnaud de Concarneau", "Les seins nazes", "Donzelles de Plougastel", "Tâte la paire à Quimper", "Au pieu à St Brieuc", "A voile et à vapeur à Ploemeur", et enfin un évident "Ça nique à Pornic".

[Vacances, j'oublie rien] Histoires de "pères du"

Ta Tata continue de faire des découvertes étonnantes dans la presse balnéaire...

Patrick Mosconi, l'un des initiateurs du polar français (père du néo-polar et découvreur de tous les cadors de l'Ecole Française depuis 1980) en est manifestement revenu, de cette importance... La preuve, il pose, sur ce cliché tiré de la PQR des rives de Loire, à côté d'une statue simplement nommée "Ecrivain de polar des années 2000". Les concernés apprécieront.

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Rien à voir : de source sure, un neveu de ta Tata a découvert que l'établissement de limonade et de bières fermentées "Le Comptoir du Poulpe", à La-Roche-Sur-Yon (*), ne disposait d'aucune bouteille de Poulpeuse à l'effigie de Pouy, il y a encore 10 jours, voire en ignorait l'existence. Les pélerins apprécieront...

(*) 7 Rue des Halles ; 02 51 46 22 96

Pouy travaille à une "anatomie du polar"

Jean-Bernard Pouy a choisi l'occasion de l'annonce du prochain festival de Mauves-sur-Loire pour révéler sur quoi il travaille actuellement : "Après mon dictionnaire du polar, j'ai décidé d'aller plus loin et d'explorer cette littérature avec un projet d'anatomie du polar via l'étude des moeurs de gangsters. Mes recherches ne m'ont pas encore conduit bien profond, mais pour l'instant, je peux confirmer qu'au fondement de cette littérature c'est bien noir : la preuve". L'auteur annonce la parution pour 2011 de cet ouvrage au titre provisoire de "Introduit dans le milieu entre les trous de balles".
(Cliquer sur l'image pour agrandir)

[Que font-ils l'été ?] Pélerinages


Pendant les vacances, les muscles se relâchent, y compris ceux du cerveau. La preuve, ce cliché montrant quatre auteurs fortement matérialistes du polar (Hervé Claude et Gérard Streiff devant ; Jean-Paul Jody et Thierry Crifo derrière) se laissant aller à porter la statue de Ste Anne, croyant sans doute qu'elle est la patronne des dérangés du bulbe. Pas de panique, chers neveux, chères nièces, dès la rentrée, ensemble, ils porteront avec la même prestance les oeuvres complètes de Jacques Duclos.
(Cliquer sur l'image pour agrandir).

Locaux de 813 : ils sont bien ouverts


La nouvelle récemment lancée par Tata Rapporteuse de la fermeture estivale de 813 en a déprimé plus d’un. Le teneur des réactions diverses et nombreuses oscille entre des « Ce n’est pas possible ! », des « Qu’est-ce qu’on va devenir ? », des « Encore une connerie diffamatoire ! (*) » et beaucoup de « Y a bien une permanence d’urgence quelque part ! »… Des neveux et nièces de ta Tata, tenants de la dernière affirmation, nous apportent des preuves qui se veulent flagrantes (photographies) mais qu’il faut bien sûr prendre avec des fourchettes en plastique. Tata, pour corroborer, va enquêter…


(*) précision importante à nos lecteurs : Il semblerait que le site Tata Rapporteuse, pourtant réputé pour sa déontologie, subisse les mêmes critiques que celles faites à la presse actuellement remontée contre Nicolas Sarkozy, Eric Woerth et Liliane Bettencourt : ta Tata précise que les allusions aux décriées "SICAV de 813" dans l'article précédent ne visaient à faire aucun amalgame, ni à distiller le moindre soupçon de conflit d'intérêt, ni avancer l'affirmation selon laquelle les dites caves auraient été outrageusement luxueuses, telles des suites hôtelières pour footballeurs ou ministres. A voir les locaux de 813 présentés ici ta Tata convient que s'il y a abus de bien social, les responsables se démerdent en effet vraiment mal.

Le style "Tata" envahit le milieu du polar

Preuve en est du local de l'équipe du Festival de Lamballe. Z'avez vu le papier peint ? La suite est ici. Enfin des gens de goût !

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Détail du motif du papier ci-dessous (le crâne de Denis Flageul est vendu séparément) :

813 : pause estivale de l'inactivité

Ce sont les vacances. les huitcentreiziens mettent leurs gros slips de bain en laine, prennent leurs seaux, se grattent les montelimar et vont à la plage. Résultante, le siège social de l'Association est fermé pour un mois et demi. Vivement septembre que la pompe à polar reprenne ses activités.

A noter qu'une rumeur a longtemps couru sur de prétendues "six caves de 813". Il semblerait apparemment qu'il s'agisse de six garages.

Prix littéraire : Jean-Bernard Pouy rafle de nouveau le paquet

C'est cette année encore que Jean-Bernard Pouy (cliquer sur l'image pour agrandir) a raflé le prix littéraire du salon de Frontignan, le "Plageman's trophy 2010".
Félicitations au papy du polar qui a su encore tirer son épingle du jeu d'un festival, qui est assez couru par les auteurs même si de l'avis général : "il n'y a jamais un chat. Mais au moins on bouffe bien et on se marre et il y a la plage".
Il est vrai que dans la dure compétition entre salons ("festival" devient un mot de plus en plus inadéquat : il ne s'agit souvent que de comptoirs de librairies décentralisés ou un maigre débat fait office d'alibi culturel) Frontignan tire son estime dans le milieu avec des thématiques, certes guère respectées parce que prétextes à filtrer les auteurs copinants, mais qui lui donnent toutefois une aura intello prise de chou de bon aloi, le distinguant avantageusement du commun. C'est pourquoi on sera tout de même étonné de ce curieux prix littéraire, davantage "saucisse-purée" que glam'philo connotant quelque peu salle de garde ; chose qui n'est guère bon pour le renouvellement des subventions auprès des institutions toujours prudes.
Cela étant, pour Jean-Bernard Pouy, pas de problème et il le dit : "Avec le Poulpe, jadis, j'ai eu tous les prix à tentacules, comment voulez-vous que je recule ?"

Comment l'écologie met Pascal Dessaint sur la paille


Un neveu de ta Tata a surpris Pascal Dessaint, qui, depuis qu'il s'est mis au vert en sus du noir se passionne pour les conférences sur les petites bêtes. Là, il s'agissait d'une conférence sur les chiroptères (*), sous la surveillance de Anne Lord du magazine Terre Sauvage, qui avait commencé, on le voit, une collecte de canettes recyclables. La planète est sauvée : on constatera que l'action de Dessaint en sa faveur est des plus toniques...

(*) Les chiroptères, ce sont les chauve-souris qui ont un talent d'écholocation grâce à des infra-sons, un peu comme certains auteurs du milieu qui parlent beaucoup d'eux à table lors des festivals pour s'entendre eux-mêmes et s'assurer qu'on les a bien repérés (non, on ne donnera pas les noms, mais ta Tata en a repéré quelques-uns par exemple au dernier festival de Penmarc'h).

Méthodes d'énucléation : des divergences entre auteurs

Ce n'est pas parce que les auteurs de polar se documentent de façon extrêmement rigoureuse que des divergences n'apparaissent pas entre eux quant aux faits qu'ils souhaitent restituer aux lecteurs exigeants. Exemple d'un cas aussi étrange qu'insolite, sinon aussi étonnant qu'inattendu....
Lors du dernier festival de Frontignan une polémique est née entre Jean-Paul Jody (chemise blanche) et Hervé Le Corre (casaque rouge). Tous deux, hasard incroyable de la création littéraire, viennent en effet de créer "en s'ancrant dans l'actualité", chacun dans leur coin et sans se concerter le même personnage ! "C'est un phénomène qui n'arrive qu'une fois tous les cent mille deux cent quatre vingt quatre treize dix ans", précise Claude Mesplède qui tenait heureusement une fiche là-dessus, "au cas où...", et que ta Tata a réveillé en pleine nuit pour l'occasion grâce à son nouveau service "sommaire/docu" par SMS (*).


Pour résumer à grands traits, le personnage créé par les deux auteurs est celui d'un serial killer énucléeur poursuivi par un flic dépressif nain et bisexuel dont le fils punk se drogue (tandis que son ex, une danseuse de strip snuff tease entretenue par un ministre du budget et un directeur de radio de service public le harcèle de procédures judiciaires. Le tout sur fond de pétrole jaillissant au fond des caves du 9-3 et se répandant jusque dans les cultures clandestines de marijuana des quartiers bobos showbiz de Paris, gangrenés par l'extrême droite et une secte japonaise pratiquant le bondage au papier parfum rose, pure ouate de cellulose).

Des divergences qui peuvent avoir d'incroyables répercussions sur l'intrigue

Malgré l'étonnante similitude du postulat de leurs romans respectifs, les deux auteurs n'ont pas écrit la même fin... à cause de leur façon d'envisager le geste criminel et horrifique du psychopathe !
"C'est en cela que le polar est fascinant, continue Claude Mesplède sans relâche alors qu'il est déjà trois heures du matin : "Deux auteurs peuvent écrire le même livre, avec les mêmes personnages, la même intrigue... et imaginer chacun une fin différente ! C'est vertigineux si on y réfléchit, au lieu de penser à n'importe quoi d'autre. Rendez-vous compte des probabilités ! Dans l'histoire du polar, le nombre de conjonctions similaires ne doit pas dépasser le poids de la Tour Eiffel sans le dernier étage, ou si l'on préfère une image plus aisément concevable, la superficie de deux stades de football et demi".
La divergence, entre les auteurs, ayant mené à des issues romanesques différentes est pourtant mince : pour Jean-Paul Jody, le maniaque arrache l'oeil de sa victime en agissant par un mouvement du bras venu par en dessous (voir photographie-démo ci-dessus : coude baissé), tandis que pour Hervé Le Corre, c'est par en dessus (voir photographie-démo ci-dessous : coude levé). Un simple détail, et pourtant la mécanique implacable et rigoureuse de la littérature policière ne mène pas au même dénouement !
"Si tu lèves le coude ou non, cela change tout", explique Jody qui n'en dit pas plus au risque sinon de dévoiler le ressort de son livre. "On ne se rend pas compte des conséquences sur l'intrigue : c'est l'effet papillon" explique de son côté Hervé Le Corre qui n'en dit pas plus au risque sinon de dévoiler le ressort de son livre.

Ta Tata a bien sa petite idée, mais elle n'en dira pas plus au risque sinon de dévoiler les ressorts de leurs livres... Quant à Claude Mesplède, celui-ci se demanderait avec un léger coup de fatigue s'il ne va pas lui falloir refaire un tirage de son Dictionnaire Galactique des Auteurs de Romans Policiers depuis le Big Bang ; cette fois comportant un article sur les méthodes d'énucléation : "Si jamais une seule personne me demande pourquoi je n'en ai pas parlé, je suis vraiment mal. Je lui réponds quoi ? J'ai l'air fin, maintenant".

(*) Envoyez CLODMAIKESTUFOU au numéro 3456 suivi du texte de votre question puis tapez #, puis *, puis sur votre portable. 1€ la réponse. Forfait pour les bibliothécaires et tarifs préférentiels pour les chômeurs, les étudiants et les cavistes.