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Tata Rapporteuse et la déontologie

Lors du dernier Festival de Lamballe, un neveu de ta Tata s'est fait tancer par D.O.A. (*) pour avoir publié un jour son prénom, pourtant porté par quelques millions de personnes et que pourtant elle a déjà oublié. Légitime récrimination toutefois de la part de celui qui protège farouchement son identité et son anonymat et qui est strictement contre toute atteinte à son droit à l'image, prenant toutefois le risque de se déplacer en salon sans cagoule.
Cette photo de D.O.A. discutant avec Pascal Dessaint qui lui explique qu'il a une escarbille sur le nez, respecte donc notre éthique et la déontologie que l'on peut attendre de tout site d'information soucieux de rigueur, même people. Comme on aurait pu le voir, la nouvelle coupe de cheveux de D.O.A. était une des surprises du festival 2010 de Lamballe.

(*) D.O.A. est le pseudo de l'auteur de "Citoyens clandestins" à la Série Noire, nommé DOA ; ce qui signifie Dead On Arrival ou Dead Or Alive, on ne sait plus trop, à moins que cela dépende de l'heure de la journée.

Ta Tata : ratatata, ratatatatata, ratatatata !

• Désoeuvré. Picouly chômedu va-t-il se remettre au polar ? > ici.

• Comme aux Européennes. Vous avez jusqu'au 17 juin pour vous abstenir de voter à ce truc-là, Thrillermania. Parce que du thriller lavasse, on n'en manque pas et c'est bien le problème, ma bonne dame.

Pointilleux. Hervé Doa, qui s'énervait jadis contre Chronic'art qui aurait sorti une de ses phrases de son contexte (chez feu Tutu Reporter), cause à la presse et ensuite rectifie sur son blog. C'est assez fastidieux comme démarche, mais il peut y avoir, il est vrai, des ambiguités, notamment politiques, à dissiper. Doa fait partie de cette génération qui ne veut surtout pas être classée de droite, mais surtout pas de gauche, faudrait pas déconner quand même. Certes, Desproges disait qu'être de droite ou de gauche, c'est dans chaque cas être hémiplégique : on ne peut donc reprocher à Doa de surveiller sa santé. Et puis, il y a toujours des fouille-merde comme ta Tata qui lisent les articles et après qui se mettent à baver par goût de la provoc. C'est d'un pénible. Avec l'expérience, Doa apprendra qu'on n'est jamais satisfait de la façon dont la presse retranscrit les propos. C'est ça, s'exposer, être un personnage public. C'est du collatéral. L'important aujourd'hui c'est qu'on parle de soi, pas forcément qu'on en parle bien (et même Tata, du coup participe du buzz). Dantec avant son a-encéphalite fut grand maître en matière d'ordonnancement du bruit médiatique (ça s'est calmé : vous avez entendu parler de son dernier au fait?).
Ca viendra, petit scarabée : les rapports avec la presse c'est exactement la métaphore de la pratique à problème qu'à connu Carradine dans ses derniers instants. Remarque : on peut toujours refuser de répondre aux journalistes. Mais ça confine au choix de vie. Cela étant le Doa n'est pourtant pas dupe du tout du cirque. Il va finir par se politiser ou quoi ?

Foutaises. Le dossier de Lire sur le polar, c'est à 80 % du n'importe quoi. Un ou une journaliste qui s'est fait tanner par quelques attachées de presse, regroupe par ignorance les quelques bouquins du moment et en tire un vague angle genre mouvement littéraire ou tendance forte et plaque un terme là-dessus en espérant que ça fasse florès. Méthode classique. Ca fonctionne pareil en presse littéraire que les dossiers genre Nouvel Obs : "Darwin et l'Islam : le mal du dos des salaires des fonctionnaires du prix de l'immobilier à Paris des hôpitaux classés des francs-maçons du sexe". On se marre. Bullshit absolue.

• Rien à voir avec le polar, mais le catalogue des sorties de l'été (mai juin juillet) de J'ai Lu comporte sauf erreur 4 livres écrits par un même auteur, dans 4 genres différents, sous 3 pseudos et un sous son propre nom. Avis aux auteurs : l'édition ne fait vraiment plus que du produit. Sinon, on y découvre qu'Eric Zemmour a écrit un polar. Ta Tata a envie de le lire rien que pour y traquer le micro dérapage en se mettant dans un état d'esprit façon sorcière de Salem. Mais bon, on s'en fout après tout : ce type est comme Naulleau, un pantin hallucinogène pour faire illusion et diversion chez les masses.

• Deillontologie. Ta Tata parfois apprend de ces trucs sur certains -trucs qui les démasquent tant ils sont signifiants- et ça la démange de balancer pour mettre le bazar et rigoler un peu... Mais bon, c'est de la vie privée ou alors ça va finir en bain de sang cette plaisanterie...

• Vrai-faux. Encore un Poulpe sauvage.

• Harakiri. Jean-Jacques Reboux va expliquer à Eaubonne pourquoi il faut en finir avec la littérature policière.

• Contresens ? Dans le métro parisien, il y avait des affiches pour le dernier Maxime Chattam. Le slogan était, si ta Tata se souviens bien : "Le pire est encore à venir". En revanche, bizarrement, il n'y avait pas la date de publication du livre en question.

• Gesticulations. Jérôme Leroy avait un jour tapé sur Vargas et on en avait fait grand cas dans le marigot. Bon, on a le droit de dire ce qu'on pense, et c'est bien de s'y prêter surtout quand c'est argumenté et fournit des éléments de réflexion à partager. Il remet ça, mais ça commence à confiner un peu au n'importe quoi confusionniste. Fais gaffe Jérôme, des mal comprenants vont t'accuser comme ta Tata de faire de la captation de notoriété.

Jean-Paul Jody se met au hip-hop

L'écrivain Jean-Paul Jody qui déjà se prend de plus en plus pour Clint Eastwood (comme on peut le voir sur 14 photographies du site K-Libre) a décidé de se mettre résolument au hip-hop à l'occasion d'une soirée slam au Downtown Café dans le 11e à Paris (lors de laquelle on a pu croiser entre autres DOA, Caryl Ferey et Hervé Mestron...), lors de laquelle Francis Mizio et Lalie Walker se sont illustrés et ont obtenu un succès que l'on qualifiera "d'estime", davantage pour dans leur volonté, via Les Habits Noirs, de lancer des ponts entre le roman noir et d'autres disciplines, sinon d'investir ce lieu dans l'espoir qu'il devienne un repère de polardeux comme jadis, le café le Dalhia Noir à Paris Bastille (ils vont remettre ça, le slam de bricolage, le 18 février au même endroit, -et espérons que cette fois viendront de vrais slammeurs...).
Quant au Jody, qui exécute sur la photo une figue de smurff dit "de comptoir" (il s'agirait en argot new yorkais afro américain d'un "DA DOUBLE BACK QUICKLY", soit un "another double for the road"), mais ta Tata se demande si ces gesticulations sont vraiment bonnes pour éliminer les "chères toxines" dont il parle dans son dernier roman anti industrie pharmaceutique au Seuil. En tout cas, il semblerait que la littérature finit un jour où l'autre par donner des courbatures. Et pas qu'aux éditeurs charriant leurs cartons d'invendus à la fin de mois de crise...