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Ca chie dans le landerneau


Ca chie grave entre amateurs de thrillers industriels et amateurs de polars. > Tout est là

(Photo : Pierre Hanot avec le chien de Nadine Monfils. Ta Tata a trouvé que c'était bien pour illustrer un titre de message avec "ça chie...".)

Misères du sponsoring

On ne cesse de le raconter, le milieu du roman noir va mal, et cela des lustres que ta Tata te rapporte les mille et une combines imaginées par auteurs, éditeurs sinon certains festivals pour continuer de pouvoir croûter sans se remettre en cause ni s'interroger sur ce qu'ils font. Dernière innovation en date relevée par un neveu il y a quelques temps lors du dernier salon de Roissy-en-Brie : le sponsoring. Quelques-uns ont donc accepté de se mouiller avec des marques différentes pour une campagne de santé publique/privée comme c'est l'usage depuis le dernier gouvernement (en échange d'une forte somme en liquide). "L'idée géniale est de les montrer avec de l'eau. C'est totalement inattendu car on sait que ce n'est pas ce qu'ils préfèrent, et les gens verront bien que certains ne se lavent même pas les dents avec ça. D'où l'effet surprise sur le consommateur et un fort impact en terme de mémorisation de marque. Voir Mouloud Akkouche au Perrier par exemple, ce n'est pas rien : les gens en parlent entre eux, car ils sentent bien qu'une époque est sacrément tournée", confie l'un des responsables de la campagne de communication heureux de son bon coup et de cette première. Dores et déjà une autre campagne est envisagée avec des rouleaux de papier roses, pure ouate de cellulose : "Toutefois les négociations avec les auteurs sont compliquées. Il y en a qui se méprennent sur nos intentions et la raison pour laquelle on les a choisi". Mouloud Akkouche prescripteur d'eau ? Si on voit bien le produit sur l'image, reste à savoir si le consommateur va s'identifier à cette star des médias.
Alors que les salons et festivals du polar perdent en saveur (de moins en moins d'alcool (> on en a parlé ici), des débats toujours plus sans relief, des thrillers fadasses..., la boucle serait-elle bouclée avec cette campagne sur l'eau ? "Le polar, qui veut tout révéler, est adepte de la transparence. Quel meilleur autre produit que l'eau pour porter ses valeurs ?" suggère-t-on à l'agence de communication.
Ils sont trop forts ces publicitaires. Ils arrivent à faire dire n'importe quoi. Ta Tata est béate d'admiration.

C'est qui ?
(Ta Tata qui ne va plus en festival ne connaît pas).
En tout il n'a pas l'air réjoui d'être passé à l'eau
où alors il lui en faut une deuxième
pour digérer ce qui semble encombrer.

Mouloud Akkouche montre le produit

Catherine Diran

Sylvie Cohen

Pierre Hanot

Nadine Monfils a grandi depuis
qu'elle est passée à l'eau

Eric Yung

La même image, mais le chien regarde dans l'autre sens :
lui aussi cherche un endroit où éliminer


Mouloud n'a pas tenu longtemps.
Prochaine étape : le whisky dedans

Jacques Mondoloni qui
par ailleurs va interpréter Lawrence d'Arabie
dans un ballet, et travaille donc ses pointes en sandalettes

Réalité brute

Nombreux sont les lecteurs qui dans les salons se demandent de quoi peuvent bien s'entretenir entre elles ces créatures éthérées, soucieuses d'art, d'absolu, de beauté, de sens et d'esthétique que sont les écrivains. Sur cette photo prise lors du dernier festival de Montigny-Les-Cormeilles, Jérôme Leroy et Sergueï Dounovetz venaient en fait de simplement raconter à Nadine Monfils, la fameuse histoire du nain qui se déguise en pompe à essence.

[jeu Tata] Le jeu de l'anachronisme

Bientôt l'été, et voici les jeux Tata pour la plage !
Trouve à partir de cette photo de Nadine Monfils (que ta Tata a eu beaucoup de mal à obtenir) prise lors du dernier salon de Penmarc'h quel détail paraît étrange, pose questions, etc. Attention, c'est difficile ! Observe bien !


Réponse : il n'y a pas son chien Léon.

[Scoop] Nouveau projet pour Claude Mesplède

(Réédition de cet article : ta Tata, gâteuse, avait oublié de publier la photo !)


L'infatigable Claude Mesplède (de dos) n'en finit pas de lancer des projets : après son dictionnaire universel des femmes auteurs de polars (voir message précédent), le voici parti dans la conception d'un dictionnaire galactique des chiens d'auteurs de polar qui portent des noms de personnages (les chiens, pas les auteurs).
"J'ai déjà fait une fiche à partir d'une photo prise à Penmarc'h du commissaire Léon, personnage de Nadine Monfils, qui est son chien dans la vraie vie". Malgré des demandes insistantes, Claude ne veut toutefois pas élargir la thématique : "Il y en a qui sont prêts à tout pour être dans mes dictionnaires, et j'ai reçu des demandes de fiches pour des chats, des tortues, un iguane, un ara et des artemias salinas : il n'en est pas question. Sinon je ne pourrait pas m'en sortir".
Le chien Léon est quant à lui heureux de se voir gratifié du titre de "chien policier". Il serait question de lui coller, du coup, un gyrophare sur la tête, ce qui éviterait aux gens de toujours marcher dessus en croyant avoir mis le pied dans une bouse.

(Photo Yvon Coquil).

T'as le bonjour du chien Léon


Grâce à notre coruscant neveu, Pierre Hanot qui, non content d’être sur toutes les photos prises au festival du Goéland Masqué de Penmarc'h, en a pris aussi lui-même, on sait dorénavant ce que pense Nadine Monfils de tous ses concurrents du polar. C’est net, simple et brut de décoffrage. On dirait presque du Daeninckx.

(Quoi de plus signifiant dans le polar qu'un trou de balle, nous direz-vous ? C'est sans doute ce qu'à voulu nous exprimer Nadine Monfils sur son chien policier, Léon).

La hot collection secrète de Nadine Monfils

Ta Tata a reçu ces deux images de Nadine Monfils elle-même, avec ces mots : "Puise ce que tu veux. Et marque un truc du genre « N. Monfils collectionne les bites des polardeux » (j’assume) – ça la change du tricot."
Voilà, c'est fait, et tandis que tu lis ça, ma nièce ou mon neveu, hé bé, Nadine assume.
Les deux membres éminents du roman noir ci-dessous sont évidemment Jean-Bernard Pouy et Thierry Crifo.


Goëland Masqué, salon de Penmarc'h : Pierre Hanot délinque

Pierre Hanot va trop loin. Depuis qu’il est considéré comme le meilleur auteur de polar français, il se croit tout permis. Non seulement, il se fait servir à table, mais il remplace tout un chacun pour assurer les discours officiels. Non seulement il terrorise les auteurs régionaux (surtout bretons et catalans) mais il exige d’exercer sur les femmes une sorte de droit de cuissage intempestif. Sur cette photo volée par un cousin de la tata, c’est la pauvre Nadine Monfils qui a failli passer à la casserole. Mais, que les admirateurs de notre belgesse préférée se rassurent, son chien Léon lui a sauvé la mise en mordant cruellement le Sir Hanot à la jambe. Pas de panique, tout est rentré dans l’ordre et tous les goélands sont restés masqués.

CHABADABADA

La nièce Nadine Monfils (qui fait partie du merveilleux monde des professionnels de la profession du cinéma, faut bien qu’elle croûte) vient de commencer, en tant que première assistante (classe !), le tournage du prochain film de Claude Lelouch, qui se déroule en Normandie. Ce film est, pour les médias, un mystère total quant au scénario (certaines rumeurs parlent d’une mise au point sur l’homosexualité) et quant au casting. Nadine nous a simplement envoyé cette photo de plateau (volée) de la scène finale, qui, comme d’habitude a été tournée en premier. On se perd en conjectures, conjonctures et on craint la conjonctivite.

Un bouleversant exemple de solidarité

Lors du dernier colloque international intitulé «Les maladies orphelines cherchent une famille d’accueil» (Concarneau, Juillet 2009), les auteurs de polar francophone ont apporté une contribution qui ressemblait fort à une tranche d’espoir. Ainsi, ils font avancer les connaissances et pratiques médicales, en payant de leur personne pour que la maladie recule et que les subventions affluent vers la recherche médicale.
Sur ce cliché, nous pouvons découvrir Patrick Raynal, atteint depuis peu d’une «cameliostéoporose» (bubon purulent poussant au niveau de la tempe et des sourcils), Nadine Monfils, souffrant d’une «dodécamédiumase concommittente» (des doigts supplémentaires poussant anarchiquement- jusqu’à douze), et Jean-Bernard Pouy, souffrant depuis peu du «syndrome de la joue de bœuf» (excroissance graisseuse et charnue poussant entre la mâchoire et le cou).
Ces intellectuels courageux prouvent ainsi que leur militantisme progressiste n’a que faire avec l’image et les egos.
Qu’ils en soient, au nom de tous les malades potentiels, amplement remerciés.

[Concarneau] Hanot zamours : la tête et l'entrejambe

Pierre Hanot, auteur désormais incontournable de polars écrits avec foisonnement stylistique, tend à tester en permanence les trouvailles langagières qu’il sème ensuite tout au long de ses textes qu’à côté la jungle luxuriante est un parterre de géraniums (gérania ?). Pour son prochain opus, devant choisir entre «brouter la moquette» et «se faire une tarte aux poils», il a éprouvé ces formules, au Festival de Concarneau, sur le bon JB Pouy, toujours prêt à rendre service à un jeune auteur. On ne connaît pas encore le résultat de cette courageuse plongée dans le réel (photo CLN).

Jean-Bernard Pouy, auteur depuis trop longtemps évitable de polars écrits avec des paradigmes burlesques, continue de tester en permanence les trouvailles langagières qu’il sème ensuite tout au long de ses textes qu’à côté les jardins de Versailles ne sont que des tables de billard pelé. Pour son prochain opus, devant choisir entre «mettre la main à la pâte» et «emballer le syntagme», il a éprouvé ces formules, au Festival de Concarneau, sur le pusillanime Pierre Hanot, toujours prêt à écouter la vieille garde. On ne connaît pas encore le résultat de cette courageuse plongée dans le réel.
(A gauche, Nadine Monfils qui déplore que la nature ne l'a pas équipée de quoi lui permettre à elle aussi de jouer à "chat-bite" comme ses confrères).

[Vacances] Que font-ils cet été ?

Reçu d'un neveu de Tata cette coupure issue de Ouest-France. On y découvre que Gérard Meudal et Nadine Monfils ont repris un sympathique petit commerce apparemment abondamment fourni en alcools et charcutailles "Chez Mondal et Meufils" (cliquez sur l'image pour agrandir). La cliente à droite serait une membre du Centre Régional du Livre venue se renseigner sur cette intéressante approche de la sensibilisation des masses populaires à la littérature. A noter la promo du mois : pour l'achat de cinq boîtes de pâté, on gagne un DVD du film de Nadine Monfils et une bouteille de chouchen pour faire passer.

[Que deviennent-ils ?] Marc Villard reconverti dans le commerce de proximité

Lors du dernier festival d'Arras, Marc Villard a révélé sa nouvelle activité : la vente de tartines maison de maroilles. "J'ai écris 73 bouquins et parfois quand j'arrive, sur ma table de dédicaces, il n'y en a qu'un à signer. Je m'emmerde dans les festivals, alors j'ai réfléchi à une solution pour rentabiliser les heures passées sur mon stand... et ça marche ! L'avantage avec la vente de maroilles, à la différence du livre, c'est que les gens dévorent la tartine tout de suite devant moi et peuvent aussitôt en apprécier la qualité. J'ai enfin un feedback immédiat. On se met à me parler de ma production avec des mots que je n'aurais jamais osé espéré pour mes livres : goûteux, onctueux, burné. On m'a même dit "enfin un auteur qui propose des choses qui ont du slip!". Les gens sont incroyables... mais enthousiastes ! Qui a déjà entendu de telles appréciations pour son dernier bouquin ? Ce genre de critique est roboratif".
Force est de reconnaître que l'initiative de Marc "maroilles" Villard est d'ores et déjà couronnée de succès et risque de se répandre comme une traînée de poudre chez les autres auteurs las de n'avoir que des rapports éphémères avec les lecteurs en dédicaces ou de l'indifférence de la part des maisons d'édition saturées de manuscrits en attente. D'ailleurs, la foule se presse devant le stand de Marc et les groupies (ici, Stéfanie Delestré) se déclarent. "Marc a toujours eu un côté un peu sauvage-bio et le maroilles lui va bien. L'idée m'a définitivement séduite. En outre, je dois lire beaucoup de livres en tant qu'éditrice, et ça me prend du temps, mais une dizaine de tartines par jour, c'est faisable. Si tout le monde s'y mettait, on serait plus facilement à jour de la production des auteurs. Evidemment, il vaut mieux m'envoyer les tartines sous papier alu et ne pas se contenter comme avant des enveloppes kraft pour les manuscrits."
Jean-Bernard Pouy concocterait aux dernières nouvelles un stand de dégustation d'huîtres et d'andouille de Guéméné, Gérard Alle un stand de kouign-aman, Nadine Monfils des frites et de la bière, Jean-Jacques Reboux des poulets rôtis, Romain Slocombe des paupiettes, et Dantec des amuse-gueule au sucre glace...

Ci-dessous : devant l'engouement Marc envisage déjà une réimpression !

Qui va garder le chien ?

Nadine Monfils, Gérard Moreau et Colada (non, c'est une blague : seuls Gérard et Colada vivent ensemble).