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Tata colporte


• Fauve encagé. Le léopard masqué, éditeur entre autres de polars comiques est ruiné par la société Moulinsart pour parasitisme commercial avec ses parodies de Tintin. > Lire ici et ici.
• Un pur polar : le frère (ex-taulard) de l'ex-ministre de la Justice écrit un livre. Cambriolage chez l'éditeur : le bouquin a disparu. Woaaaw, ce que c'est glauque ! > Ici
Pouy baigne dans le raisiné. > C'est ici, repéré par le blog "Action Suspense".
• Olé olé. Moisson rouge a tenu une chronique de la Semana Negra. > ici.
• Hit Parade. Les dix meilleures ventes de polar de Christophe Dupuis sont ici.
• Ça baigne pour Fred Vargas. > Ici (surtout la fin)
Si le chien a le teint jaune, c'est parce qu'il se fait de la bile.

Ta Tata : ratatata, ratatatatata, ratatatata !

• Désoeuvré. Picouly chômedu va-t-il se remettre au polar ? > ici.

• Comme aux Européennes. Vous avez jusqu'au 17 juin pour vous abstenir de voter à ce truc-là, Thrillermania. Parce que du thriller lavasse, on n'en manque pas et c'est bien le problème, ma bonne dame.

Pointilleux. Hervé Doa, qui s'énervait jadis contre Chronic'art qui aurait sorti une de ses phrases de son contexte (chez feu Tutu Reporter), cause à la presse et ensuite rectifie sur son blog. C'est assez fastidieux comme démarche, mais il peut y avoir, il est vrai, des ambiguités, notamment politiques, à dissiper. Doa fait partie de cette génération qui ne veut surtout pas être classée de droite, mais surtout pas de gauche, faudrait pas déconner quand même. Certes, Desproges disait qu'être de droite ou de gauche, c'est dans chaque cas être hémiplégique : on ne peut donc reprocher à Doa de surveiller sa santé. Et puis, il y a toujours des fouille-merde comme ta Tata qui lisent les articles et après qui se mettent à baver par goût de la provoc. C'est d'un pénible. Avec l'expérience, Doa apprendra qu'on n'est jamais satisfait de la façon dont la presse retranscrit les propos. C'est ça, s'exposer, être un personnage public. C'est du collatéral. L'important aujourd'hui c'est qu'on parle de soi, pas forcément qu'on en parle bien (et même Tata, du coup participe du buzz). Dantec avant son a-encéphalite fut grand maître en matière d'ordonnancement du bruit médiatique (ça s'est calmé : vous avez entendu parler de son dernier au fait?).
Ca viendra, petit scarabée : les rapports avec la presse c'est exactement la métaphore de la pratique à problème qu'à connu Carradine dans ses derniers instants. Remarque : on peut toujours refuser de répondre aux journalistes. Mais ça confine au choix de vie. Cela étant le Doa n'est pourtant pas dupe du tout du cirque. Il va finir par se politiser ou quoi ?

Foutaises. Le dossier de Lire sur le polar, c'est à 80 % du n'importe quoi. Un ou une journaliste qui s'est fait tanner par quelques attachées de presse, regroupe par ignorance les quelques bouquins du moment et en tire un vague angle genre mouvement littéraire ou tendance forte et plaque un terme là-dessus en espérant que ça fasse florès. Méthode classique. Ca fonctionne pareil en presse littéraire que les dossiers genre Nouvel Obs : "Darwin et l'Islam : le mal du dos des salaires des fonctionnaires du prix de l'immobilier à Paris des hôpitaux classés des francs-maçons du sexe". On se marre. Bullshit absolue.

• Rien à voir avec le polar, mais le catalogue des sorties de l'été (mai juin juillet) de J'ai Lu comporte sauf erreur 4 livres écrits par un même auteur, dans 4 genres différents, sous 3 pseudos et un sous son propre nom. Avis aux auteurs : l'édition ne fait vraiment plus que du produit. Sinon, on y découvre qu'Eric Zemmour a écrit un polar. Ta Tata a envie de le lire rien que pour y traquer le micro dérapage en se mettant dans un état d'esprit façon sorcière de Salem. Mais bon, on s'en fout après tout : ce type est comme Naulleau, un pantin hallucinogène pour faire illusion et diversion chez les masses.

• Deillontologie. Ta Tata parfois apprend de ces trucs sur certains -trucs qui les démasquent tant ils sont signifiants- et ça la démange de balancer pour mettre le bazar et rigoler un peu... Mais bon, c'est de la vie privée ou alors ça va finir en bain de sang cette plaisanterie...

• Vrai-faux. Encore un Poulpe sauvage.

• Harakiri. Jean-Jacques Reboux va expliquer à Eaubonne pourquoi il faut en finir avec la littérature policière.

• Contresens ? Dans le métro parisien, il y avait des affiches pour le dernier Maxime Chattam. Le slogan était, si ta Tata se souviens bien : "Le pire est encore à venir". En revanche, bizarrement, il n'y avait pas la date de publication du livre en question.

• Gesticulations. Jérôme Leroy avait un jour tapé sur Vargas et on en avait fait grand cas dans le marigot. Bon, on a le droit de dire ce qu'on pense, et c'est bien de s'y prêter surtout quand c'est argumenté et fournit des éléments de réflexion à partager. Il remet ça, mais ça commence à confiner un peu au n'importe quoi confusionniste. Fais gaffe Jérôme, des mal comprenants vont t'accuser comme ta Tata de faire de la captation de notoriété.

Tata tire sur tout ce qui bouge


• Verte est sa couleur. Fred Vargas est inquiète pour la planète. > ici. Elle préparerait aussi à cause des ravages observés dans les festivals polars une cape pour se prémunir contre la grippe à bière*.
Bandeau rouge est son nom. Caryl Ferey a encore attrapé un prix, à Arras. Il serait question de rééditer Zulu en format A3 pour laisser la place à la liste de prix. Vas-y Caryl, cogne. Après des années, jadis, de galère, c'est justice. Ça plaît à ta Tata, ça, -et comme ça en énerve d'autres, alors c'est que du bon...
• Jazz me down. Bob Garcia, polardeux, musicien, et tintinophile qui tient de bonnes chroniques jazz et polar (qu'on retrouve sur son blog) sur la radio TSF aurait des ennuis avec la maison Moulinsart, légataire de l'œuvre d'Hergé, très en verve de procès ces temps-ci (même qu'il l'ont dit sur TSF qu'il fallait soutenir le Bob). Ainsi Casterman a récemment appris à son grand étonnement dans un interview du PDG de Moulinsart et après 75 ans de bons et loyaux services qu'ils seraient en conflit avec lui, et l'éditeur humoristique Le Léopard Masqué risque d'être ruiné...
• Toi aussi devient auteur de thriller. Maxime Chattam et Franck Thilliez sont les juges du concours Thrillermania des éditions Pocket qui ont eu cette bonne idée car il y a peu de thrillers de batterie publiés (hein ? Non? Bon...). Vous avez jusqu'au 28 mai pour prouver que vous pouvez faire mieux qu'eux. Ça va donc se bousculer, les ex aequo. Pour vendre plus en revanche, il vous suffira d'obtenir plus de pub et de diffusion de livres, mais ça, c'est pas gagné. Si un jour ta Tata a le temps (j'ai du tricot à finir) elle t'expliquera comment faire un thriller d'élevage commercial et consensuel comme on en voit tant. En fait, c'est pas compliqué -les auteurs se la pètent, y'a vraiment pas de quoi- faut juste avoir cette capacité à se faire chier soi-même en l'écrivant et ne pas voir honte de remouliner les toujours mêmes poncifs. Le plus dur c'est l'équipe de marketing derrière qu'il faut décrocher, et ça c'est bien plus difficile à choper qu'un gang de roumains tueurs à gages.
• Théorie de jeunes filles**. Vous pouvez élire la meilleure vidéo ayant résulté du concours "petits crimes et sacs à main" (Ta Tata n'y a pas participé, toujours ce foutu tricot à finir). Des jeunes filles, via le site Lecture Academy se sont amusées à tourner de petits films polars avec les moyens du bord pour gagner un sac. Ta Tata se moquerait bien, mais c'est foutraque, mignon ou culcul type jeune et jolie, c'est selon... Alors pourquoi pas, hein. Et finalement, si ça fait un jour lire du polar autre que celui du paragraphe précédent...

(*) Grippe à bière n'est pas de moi, hélas, mais un mot d'une petite fille de six ans, qu'on m'a récemment rapporté.
(**) Ce titre est une référence cachée qui va attirer le regard de la lutte anti terroriste sur ce site (Ceux qui savent pourquoi parce qu'ils lisent pas que du polar, comprendront). Message pour nos amis flics : Salut les gars ! Alors c'est subversif Tata Rapporteuse ? Vous n'avez pas autre chose à foutre ? Hein ?

Tata bave

Fred Vargas et Yasmina Khadra ont passé le sel à Jean d'Ormesson qui était en bout de table > ici

• La célèbre librairie parisienne Terminus Polar a désormais son blog > ici

• On peut suivre Quais du polar (27 au 29 mars) > ici

Caryl Ferey et Denise Glaser au bistrot > ici

Jean-Bernard Pouy est passé par Longueil-Ste-Marie >ici

• Il y a plein de vidéos à voir sur le site Rayon Polar (Reboux, Sylvain, des festivals...) >ici

• Les Habits Noirs soldent François Guérif et ressuscitent Michel Lebrun et Pierre Siniac > ici

Bertrand Tavernier tient d'intéressantes chroniques DVD >ici

Conséquences du Paris-Dakar délocalisé

La tata pensait être très loin des préoccupations mimilesques et blaireautiques et notamment de la délocalisation du Paris-Dakar dans la pampa argentine. Elle espérait même que certains gauchos, énervés par les vroum vroum de ces forcenés bagnolistiques et motolâtres, se livrent à quelques exactions, à coups de churrasco et de bols à maté, afin de gommer le sourire de ces conquistadors modernes dans du froissement de tôle à répétition. Eh bien, c’est raté. Un de nos neveux, parti là-bas, sur les rives portègnes du Rio de la Plata, nous a envoyés quelques instantanés, dont celui ci-dessus, saisissant au débotté le départ de la course, et surtout celui de Fred Vargas, confiante, winner, conquérante sûre sur sa Cavallo 750 cm3. Nous suivrons chaque jour le résultat des étapes pour savoir si notre concurrente préférée titille efficacement le chronomètre.

Ca commence à tirer à boulets rouges dans le polar

Revenant de ce qui a été un agréable festival  à Villeneuve Lez Avignon sous l'égide de Gilles del Pappas (1), ta Tata se disait dans le train qu'à entendre des conversations ces temps-ci, à voir comment des plaques tectoniques polardeuses s'ébrouent, qu'il y avait comme un air du temps annonciateur d'un changement d'époque. Une impression assez forte, même. 
Et voilà que rentrée dans son Internette, elle découvre un article de Jérôme Leroy qui tape sur Fred Vargas et n'y va pas, loin s'en faut, avec le dos de la cuiller. Alors que certains le soupçonnent déjà d'avoir été le fameux et mystérieux Tutu Reporter tant décrié (ou tant adulé, c'est selon), voici que Jérôme Leroy brise à nom découvert une sorte de consensus mou d'un milieu ressenti comme moutonnier en ayant l'air d'assumer par avance ce qu'il va se prendre en retour et l'ambiance que ça va nous mettre dans les prés carrés. Oui, il se passe bien des choses depuis cette année : des voix discordantes s'élèvent, on voit apparaître une association qui veut se bouger et agréger les talents et disciplines diverses (Les Habits Noirs), le Poulpe est de nouveau plébiscité dans les dédicaces, les principes qui animent maintenant trop de salons et festivals qui sont devenus de simples FNAC à ciel ouvert sans plus-value culturelle ou intellectuelle sont remis de plus en plus en cause (car les auteurs suent trois jours pour que les libraires fassent leur année et valoriser la municipalité en échange finalement de quoi ? Pour quel message envers les lecteurs ? Ca commence sur ce sujet à pas mal couiner) : est-ce qu'il y aurait comme une envie revenue de rock n'roll ? Que le polar retrouve le goût de la baston, du débat et de la polémique, du mot qui cogne avec tous ses sens et efficacité ? Bref, comme une envie de d'action politique
Oui, c'est peut-être ce qui est en train de se passer. A ces éruptions de voix discordantes, on se dit que peut-être le temps de l'hyperabondance des romans passe-partout, désincarnés de l'esprit originel du genre se termine que l'époque est de nouveau à la crispation et au relevage de manches. 
Et comme ta Tata, elle aime la castagne, hé ben elle suit tout ça gourmandise et intérêt.

(1) Ta Tata est bien forcée de le reconnaître : c'était très sympa Villeneuve Lez Avignon (Elle te racontera ça avec des photos croustillantes ces jours-ci... Reviens sur le site !). Pourtant elle y allait dans ce festival avec quelques appréhensions qui lui étaient venues par des petits signes, comme ça, liées à des histoires de budget d'hébergement (voir ancien article). Et puis non c'était très bien : elle est parano ta Tata, sans doute. Mais elle va te raconter bientôt, un peu de patience...

Fred Vargas envoie tout le monde au tapis

Pour une fois que c'est de l'hexagonal et pas de la daube à la Levy/Musso/Gavalda qui est en tête des ventes, et qui plus est du polar, ta Tata salue la performance de Fred Vargas qui a réussi cet été à débiter du volume de livres devant même les 3 pavés de Millénium ! Pas belle la vie ? Allez les autres, sur le ring !
Chipé sur l'excellent site Actualitté
Meilleures ventes catégorie « roman »

1. Un lieu incertain de Fred Vargas (Viviane Hamy)

2. Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Millenium 1) de Stieg Larsson (Actes Sud)

3. Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites de Marc Levy (Robert Laffont)

4. La fille qui rêvait d'un bidon d'essence (Millenium 2) de Stieg Larsson (Actes Sud)

5. La reine dans le palais des courants d'air (Millenium 3) de Stieg Larsson (Actes Sud)

Retrouve tes animaux polars préférés !

Par hasard, ta Tata est tombée sur le site, "Astrothème" qui donne le thème astral (y compris chinois) de célébrités... Et dedans on trouve Vargas (Coq de feu), Dantec (Sanglier de terre), Daeninckx (Buffle de terre), Pelot (Coq de bois), Mo Hayder (Buffle d'eau), Tabachnik (Tigre de terre)... Pouy n'y est même pas ! Il n'est donc pas une célébrité... Et toc !

L'avez-vous reconnu ci-dessous ? Bien sûr ! C'est Maurice G. Dantec ! (Il va mieux, dirait-on !)