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[Fest. Lamballe] L'affaire du clafoutis

Lors d'un déjeuner au festival de Lamballe, une lourde ambiance s'est installée après que Jean-Bernard Pouy qui s'était absenté de sa table un instant pour aller raconter sa devinette sur "M. et Mme Comment ont un fils" se soit aperçu en revenant qu'on avait mordu dans sa part de clafoutis ! Jibé était effondré : "C'est dégueulasse, alors que j'étais venu à Lamballe pour ça ! Que celui qui a mordu se dénonce ! C'est un devoir moral !"

Qui a mordu dans le clafoutis de Pouy ?
L'affaire a ému les convives et fait l'effet d'une trainée de poudre parmi tous ces passionnés par les romans à énigmes, les enquêtes et le collectage d'indices. Certains y voyaient même une idée de roman qui les décalerait enfin des intrigues à l'américaine. Et ce qui devait arriver arriva : le spectre blafard du soupçon s'est étendu sur tout le festival.

Une ambiance délétère
Pascal Dessaint a en un premier temps soupçonné Marc Villard, tout contrit, car réputé pour sa passion immodérée du clafoutis, laquelle lui a fait vivre des aventures échevelées dans sa folle jeunesse (aventures qu'il narre dans un recueil chez l'Atalante : "J'aurais voulu être un clafoutis"). Mais non : Marc Villard en était encore à chipoter sa salade et il n'est pas du genre à mélanger l'ordre de son repas.
Qui alors avait mordu dans le clafoutis ? Les investigations n'ayant rien donné, le festival s'est achevé dans une ambiance pesante, chacun se soupçonnant jusqu'au dimanche soir avant de reprendre le train.

Enfin la réponse
Grâce aux réseaux de Tata Rapporteuse, on a pu récupérer une image et mettre enfin un visage sur le coupable : il s'agissait de Gérard Alle. L'individu, qui assume son acte, s'en justifie : "On en a marre de voir tous ses parisiens venir manger le clafoutis des Bretons. Mon acte est avant tout politique. C'est un premier avertissement : la prochaine fois, je le gobe d'un coup".

Rentrée littéraire : la sélection de Tata Rapporteuse

Cette année face à l'abondance de polars paraissant pour la rentrée littéraire, ta Tata choisit de créer la surprise... en plébiscitant, exceptionnellement une initiative heureuse qui nous sort de notre littérature préférée : le lancement, par un grand éditeur de polars bretons d'une déclinaison de son concept qui gagne (soit la localisation à la rue près de polars régionaux) sur un autre marché porteur : celui du roman érotique breton !
Concoctée dans le plus grand secret, les auteurs habitués à tartiner sur la région Bretagne se sont vus sommés dans l'enthousiasme d'alimenter cette nouvelle collection sans doute appelée au même succès que celui des romans policiers et autres whodunit.
Une longue liste de titre est déjà prête à inonder les gondoles de "produits fabriqués en Bretagne" des supérettes et des salons du livre. Les titres, d'ores et déjà sont alléchants et composés selon les techniques payantes déjà éprouvées : outre un "T'as la gaule à Paule" d'un certain Yannick Bernardec Pouyzh et un "Braquemard à Penmarch'" de Roger Ash (un auteur d'origine britannique, ancien agent secret) on trouvera : "Dans le fion à Lannion", "Enlève ta gaine au Pouliguen", "Les fesses n'osent", "Allons mouiller à Brest", "Bandante à Nantes", "Trous de balles à Lamballe", "J'emballe à Cancale", "Vacances à l'Ile de raies", "Le Noir mou, t'y es", "Cul cul panpan à Dinan", "Suce-moi à Groix", "Les clitos de St Malo", "Moules ruskoffs à Roscoff", "Sodomie à Pontivy", "Se faire des mecs au Guilvinec", "J'enfile à Belle Ile", "Je te la mets à Douarnenez", "T'as vu mon gros bulot ?", "Les couilles-aman", "Le cul d'Arnaud de Concarneau", "Les seins nazes", "Donzelles de Plougastel", "Tâte la paire à Quimper", "Au pieu à St Brieuc", "A voile et à vapeur à Ploemeur", et enfin un évident "Ça nique à Pornic".