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Vu dans "Le Magazine des Hommes Hypermodernes"

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Un neveu de ta Tata a reconnu dans "Le Magazine des Hommes Hypermodernes" cette photo en rubrique "Mode et techno", Jean-Paul Jody, Yves Bulteau et Michel Leydier.
Encore une pièce à rajouter au dossier des revenus complémentaires que sont obligés de chercher les auteurs de polars face à la brutale descente des a-valoirs et des ventes... Le mannequinat, maintenant !
Vont-ils suivre la voie ouverte il y a déjà longtemps par l'avant-gardiste Thierry Crifo ?

Naissance d'un mouvement dandy dans le roman noir français


L'annonce a eu lieu officiellement le week end dernier à Amiens : le "Guindés Black Social Club" vient de naître à l'initiative de Jean-Paul Jody, Michel Leydier et Pascal Millet.
"Ça fait trop longtemps qu'on trouve que dans le polar, c'est quand même vachement débraillé... Alors on réagit, on se déclare désormais guindés", a expliqué Pascal Millet qui se tenait droit comme les rayures de son polo marin. "Et ce n'est pas le mouvement de mode lancé par Thierry Crifo qui va nous arrêter". Premiers actes du groupement : créer une carte de club payante, s'offrir un dîner fondateur avec les cotisations et acquérir une armoire à cravates frappée à leur effigie (photo). "Terminé de traîner en jeans informes, pas rasés et la tête dans le sac", estime Michel Leydier qui s'était déjà fait remarquer pour des histoires de barbes et de rasage. "La littérature c'est pas de la rigolade, ça exige du maintien, de l'élégance. On va donner le ton". Pour Jean-Paul Jody l'action va même plus loin : "Dans les débats, on adoptera aussi un ton guindé. Fini de causer comme des charretiers, bordel !"
Les premières interventions du Guindés Black Social Club devraient avoir lieu lors des prochains salons du polar, dès que leurs divergences, aussitôt apparues, seront résolues : "C'est juste un problème capillaire. Je ne vais pas vous faire de photos, mais on voit bien qu'il y a déjà deux courants", explique Jean-Paul Jody qui voudrait que tous soient sur sa ligne, dite claire. Fier de sa coupe à la Tarzan, Michel Leydier prêche les implants, mais la majorité n'est pas obtenue à cause de Pascal Millet qui se positionnerait dans un "entre deux consensuel, mais lorgnant quand même pas mal vers la tendance Jody", selon les mots d'une source qui se dit être de mêche avec eux (le domaine capillaire semble être en effet un problème récurrent dans le milieu ; il y a eu des précédents).
Que penser de cette initiative ? Il faut voir : le milieu du polar se taille régulièrement des costards, peut-être l'occasion est-elle venue, en effet, d'en porter.

Thème de l'année au Salon de Montigny : la barbe

Un auteur réveillé en sursaut par le bruit de l'appareil photo.

Dès ce lundi matin la boitamèl de ta Tata n'a pas désempli et nombreux ont été ses nièces et neveux qui lui ont témoigné l'étonnant thème de cette année au Salon du Polar de Montigny-les-Cormeilles : la barbe. (Peut-être est-ce d'ailleurs en écho au débat échevelé du récent festival de Roissy-en-Brie.)
"Il y avait chez les auteurs consigne de boycott du salon (*), on a assisté plutôt au boycott de la part du public", confie celui-ci. Tandis qu'un autre s'en réjouissait : "Des stars n'étant pas là, j'ai signé 60 bouquins...".
Force est de reconnaître que le salon de Montigny a été plutôt calme ce week end. Mais ce ne fut pas pour décourager les auteurs de noir toujours aussi créatifs en matière d'animation. "Quitte à se barber, on a voulu montrer qu'on était bien dans la tendance", raconte ce neveu. "D'autant que cet hiver dans le polar, le menton est velu. C'est bien pire que la grippe H1N1, ils ont l'air tous touchés. Ça tombait pile". D'où l'idée fort originale qui a été lancée de se livrer à un défilé de petits boucs. "On s'est mis à côté des bagnoles. Il n'y a pas de raison que seules les blondes à gros seins des magazines le fassent", explique cet autre qui affiche pourtant un confortable 120 bonnet B à force de se resservir dans les buffets gratos des festivals.

Toujours à la pointe fashion comme on le sait, Thierry Crifo (ci-dessus) n'a pas hésité un instant a exhiber son poil blanchi d'animal urbain testostéroné et dopé aux effluves de la night parisienne, une canette de boisson énergétique spéciale dance à la main...

... suivi de près par Jacques Mondoloni (ci-dessus) qui se dit en matière de barbe, "canal historique" et n'hésite pas à comparer les efforts de ses camarades qu'ils considèrent un peu dérisoires. "Je ne veux pas balancer, mais les petits nouveaux comme l'ami Antoine Blocier romancier citoyen (ci-dessous à gauche) sont un peu dérisoires. On voit qu'il a encore du boulot".

Un débat dans lequel ne veut pas rentrer Antoine Blocier qui avec son humour habituel, et sa rhétorique habile (il est élu de sa mairie) met en balance son "effort méritoire en un premier temps sur la moustache... Et après tout je préfère y aller progressif plutôt que faire des cotes mal taillées, un peu hâtives, façon Yves Bulteau." (ci-dessus à droite). Une attaque auquel le Breton ne répond pas, invoquant ses "racines". Il trouve la critique un peu facile : "J'ai grandi dans les bruyères et le goémon, moi. Or, on sait comme l'influence du milieu est prépondérante. Faut aussi en tenir compte".

Michel Leydier (ci-dessus), qui se réclame d'une pratique capillaire expérimentale et empirique depuis longtemps, n'a pas voulu participer au défilé de barbus, restant rivé à sa chaise en faisant mine de s'intéresser à quelques livres qui rendent perplexes. Refusant selon sa ligne de conduite "d'entrer dans des prises de tête qui naissent dès qu'une initiative est prise dans le milieu", il se dit, concernant ce mouvement des petites barbes, "solidaire, mais aussi solitaire" : "Je me barbe tout seul... Pas besoin de rallier un troupeau de ceci ou de cela pour clamer ses convictions. Cette histoire de petits boucs pour tous va finir par faire de nous des moutons. Or le milieu nous tond assez la laine comme ça sur le dos..."
Quoiqu'il en soit, cette initiative ponctuelle des auteurs s'est voulue "unique, comme un éphémère concept artistique". C'est pourquoi, alors que le premier jour à Montigny ils se sont copieusement barbés, le deuxième, ils se sont carrément rasés.

(*) L'éviction d'une organisatrice fort appréciée des auteurs pose problème depuis l'an dernier...

Un nouveau sujet de débat polar testé à Roissy-en-Brie


Las des éternels sujets de débats dans les festivals polar ("Les femmes et le polar" ; "la littérature du réel" ; "Les romans de la dénonciation", "le rôle du revolver dans l'apparition du cadavre" et on en passe...) le festival de Roissy-en-Brie a su innover -et on espère que cette initiative inspirera d'autres salons. Le thème, ce six octobre 2010, fut une originale question aux aspects politiques insoupçonnés : "Quel traitement capillaire pour les auteurs ?"
Pour ce faire on été conviés trois éminents romanciers désireux de faire partager leur expérience, parfois révélatrice de la place de l'écrivain dans la cité :
- Jacques Mondoloni (centre) qui s'est astreint par idéologie durant des années de ne se laver les cheveux "qu'au savon liquide de vestiaires d'usine". Son témoignage sur les conséquences assumées était poignant. "Ça m'a pris la tête, mais à un moment, comment reculer sans se renier ? C'est impossible." Un bel exemple d'engagement jusqu'au-boutiste.
- Laurence Biberfeld (gauche) nous a appris "qu'en tant que femme et adepte de l'authentique", elle avait fait de son "shampoing pour cheveux en liane" qu'elle se procure à la biocoop de Vierzon une "arme pour contrer l'idéologie phallocratique du dégagé derrière les oreilles". Des propos qui en frappèrent plus d'une que l'on vit dans la salle arracher et brûler son serre-tête en velours bleu pour signifier sa revendication de liberté et d'émancipation.
- Thierry Crifo (droite) a su mettre l'accent sur la problématique du "raide frisonnant grisonnant, parfois touffu". Une démonstration de ce que subit cette minorité "oppressée par les blondinets dingues de la mini-vague". Pour Thierry, "se positionner dans cet entre-deux qui est le noir et le gris est aussi une expression littéraire : notre job, c'est d'interroger les lisières, les zones troubles des mèches du social. Regarder où et pourquoi ça fourche".
Un débat qui a permis aux auteurs de faire reconnaître des attitudes volontaires toujours peu identifiées par les lecteurs. "On est contents d'en parler librement, même si c'est dommage de ne pas avoir eu le temps d'évoquer la piste catogan" a conclut Jacques Mondoloni, qui s'il se reconnaît peu concerné par la voie de la queue de cheval, n'en a pas moins une opinion.
Se félicitant de ce type débat d'une approche différente, les organisateurs envisagent l'an prochain en compagnie de Jean-Bernard Pouy en tant "qu'expert" d'envisager "la problématique des pulls qui boulochent".

[SCOOP] Cet été danserez-vous la Crifada ?

Fort de ses succès récents dans le monde de la mode, Thierry Crifo a révélé, jeudi 18 juin, lors d'un pot donné par les Editions du Passage, sa nouvelle innovation : il lance la danse de l'été 2009... La Crifada !
Devant ta Tata et son ami de toujours Jean-Claude Schineizer, Thierry Crifo accepté de dévoiler les pas de cette nouvelle et étonnante "danse polar", qui, il l'espère, va déferler dans tous les night-clubs juillettistes et aoûtiens.
"J'ai eu l'idée de cette danse, que je vais tenter de lancer en partenariat avec TF1 et une marque de boisson à base de raisin, en voyant valser tant d'auteurs ces derniers temps dans les catalogues d'éditeurs à cause de la crise. Je me suis dit : mon Cricri (*) t'as une idée là, c'est carrément énorme. Aussitôt dit, aussitôt fait : j'ai créé les mouvements les plus caliente possibles, et ce, toujours en accord avec ma littérature préférée... d'où l'accessoire consistant en un sac en papier kraft contenant un manuscrit refusé (**). Bien sûr c'est très signifiant et un peu spécial, mais quand on voit l'aura dont bénéficient les écrivains dans ce pays, rien ne nous dit que les gens ne vont pas s'offrir avec la Crifada sur les plages... la sensation grisante de vivre quelques instants comme un artiste !"
Ta Tata te livre en exclusivité ci-dessous le déroulé d'une figure complète de La Crifada. Chacun pourra se préparer d'ici juillet (il ne nous reste qu'un mois) pour être au top de la branchitude dans les stations balnéaires ! Thierry Crifo affirme avec modestie : "Si ça rend les gens heureux... Pourquoi se le refuser ? Sais-tu ma Tata : j'ai toujours rêvé d'être président du comité des fêtes".
(*) Thierry Crifo s'appelle "Mon Cricri" lorsqu'il se parle à lui-même
(**) Cela peut être le manuscrit d'un autre. Ça ne manque pas. Faites jouer vos réseaux.






Thierry Crifo lance sa collection "street wear"

Thierry Crifo, en très grande forme lors du festival "Rue des Livres" de Rennes ce week-end des 21 et 22 février a décidé de continuer son irrésistible ascension (un film adapté de "La Balade de Kouski" sera bientôt sur le petit écran, entre autres) en se lançant dans la mode, à l'instar des rappeurs à succès. C'est ainsi qu'il a révélé sa collection de street wear, nommée "Fashion Crifo's Polar Wear pour Hommes".
"Le polar est désormais partout. On se lève polar, on mange polar, on picole polar, on regarde des films polar, on lit des polars... J'ai eu une révélation : puisqu'on devient tous polars, pourquoi ne pas s'habiller polar?" Une idée simple, évidente, mais que d'aucun n'avait eu et qui, on lui souhaite, lui assurera une notoriété au-delà de Pigalle, où il habite et défile dans les rues pour exposer ses créations "à l'arrache". "C'est un way of life, s'tu veux", résume-t-il.
Les Fashion Crifo's Polar Wear pour Hommes se veulent signifiants : "En effet, le polar, ce n'est pas que de la gesticulation, c'est aussi du sens : personne ne songerait à mettre ses fringues à l'envers, comme lire un livre à l'envers ou regarder un film derrière la télé. Dans le polar, il y a la notion de sens, c'est indéniable", explique-t-il, parfois emporté dans sa fièvre créatrice. "Comme tout bon polar, le concept Fashion Crifo's Polar wear pour Hommes dit quelque chose sur son époque, sur nos vies, la société. Il montre aussi parfois les dessous, et je vais lancer d'ailleurs aussi une gamme de révolutionnaire de sous-vêtements à porter par dessus, comme des slips kangourous-holster : c'est ça le polar, montrer, dénoncer ce qui est caché, mettre les choses à jour".
Le modèle présenté ici est composé de 4 éléments :
- Des chaussures caterpillar : "Une évocation de la marche nécessaire pour mener à l'accomplissement de soi dans la boue du réel."
- Un pantalon de treillis type "stock US army" : "La ville, lieu du polar, tourne à la guerilla urbaine, politique. C'est Asphalt jungle pour tous. Nous sommes tous des sous-commandants Marcos dans la forêt de Lacandone, sauf qu'on doit se fringuer pour aller aussi chez Shopy."
- La veste noire à légères rayures grises : "Une évocation des films de gangsters, mais aussi le maintien, la classe germanopratine que doit revendiquer le polar qui n'a plus à céder au rang d'infra littérature."
- Le manteau "pied de poule" : "C'est plutôt pied de poulet... le flic, bien sûr, omniprésent dans les romans! La poule, c'est la femme fatale, la maîtresse du mafieu... Par ailleurs, il y a avec ce manteau une dignité dans laquelle se draper, une allusion batcave et rock et c'est aussi ne l'oublions pas, le manteau prolétarien, l'origine roots de la parole populaire qui se lève tôt -en tout cas plus tôt que moi- pour l'usine et je tiens à cette proximité. Pour le rock, ce sont mes racines, je viens de là, je viens du bloc, -contrairement à ce qu'on prétend parce qu'une fois j'ai chanté du Sheila et autres yéyés dans un festival".
Concernant des projets de "Fashion Crifo's polar wear pour Femmes", c'est aussi dans les cartons. Le créateur en est déjà à effectuer des castings de mannequins -et il incite d'ailleurs les candidates à se faire connaître.
Personnage adulé dans le milieu du polar français, Thierry Crifo, qui a pris jadis de nombreuses vestes avant d'être habillé par le succès, nous incite donc aujourd'hui à aller nous rhabiller. Sans doute fera-t-il des émules... Quoiqu'il en soit, c'est un signe indéniable de bonne santé du milieu ; on ne peut que le féliciter de son initiative et lui souhaiter une réussite qui sera amplement méritée.