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Qui sont le mystérieux "Rat Pack" ?

Ta Tata tournait depuis plusieurs mois autour de l'affaire, en vain. Elle a décroché hier soir après de longues négociations cette photo qui a été prise le mois dernier lors de la dernière réunion du Rat Pack.

Kezaco ? Il s'agit de 4 auteurs de polar parisiens dont les noms sont tenus secrets, et qui, une fois par mois s'organisent, à chaque fois chez l'un d'entre eux un repas au cours duquel ils refont le monde, se disant "résolus à intriguer dans les milieux qui comptent".

Le nom et les pratiques sont directement inspirées du célèbre Rat Pack (> lire ici) créé par Franck Sinatra dans lequel on comptait entre autres Dean Martin et Sammy Davis Jr.

Evidemment, chaque participant à un repas du Rat Pack s'engage à ne rien dévoiler de ce qui s'est passé ou dit dans la soirée. Du coup, dans certains cercles les plus avertis du polar français les fantasmes et rumeurs courent : on parle de bidouillages financiers, d'affaires d'influences éditoriales, sinon de soirées très hot et très arrosées avec des girls du Moulin Rouge.

Chaque mois le néo Rat Pack parisien invite 2 personnes à sa table : en mars dernier, ce sont Thierry Crifo et Eric Halfen qui ont été conviés. Et c'est pourquoi sur cette image on voit Crifo servir la soupe à un juge... qui a du sang sur les mains.

A moins qu'il ne s'agissait d'une reconstitution de la fameuse nouvelle policière de Roald Dahl dans laquelle les policiers viennent à manger l'arme du crime et ainsi la faire disparaître...

Crifo méconnaissable

On nous ment ! Le passage du nuage radioactif sur la France a bien eu des effets pervers, nocifs et, parfois, étonnants. La preuve de ce désastre, que l’on nous cache avec opiniâtreté, nous est fournie par un des neveux de Lens qui, lors du dernier festival polar, a pu photographier Thierry Crifo que l’on avait pas vu depuis longtemps. Il revenait à peine d’un atelier d’écriture en bord de mer et, s’il ne semble pas malade, on peut juger qu’il manque cruellement d’iode et que sa thyroïde fait n’importe quoi.

[Que sont-ils devenus ?] Mouloud Akkouche se met à la lap dance

Ce n'est plus qu'une tendance, c'est une hécatombe : devant l'avarice des éditeurs et leur manque de soutien, face à une chute du lectorat et une crise de l'édition, les auteurs de polars pros sont contraints de trouver des alternatives (un dossier déjà traité ici maintes fois par ta Tata). Si certains s'essaient au mannequinat (Crifo), à la figuration de cinéma (Huet, Oppel), au commerce de tartine de fromage (Villard) ou autres petits boulots de cuisine (Raynal)... Mouloud Akkouche a trouvé pour sa part une voie originale : il prend des cours de lap dance.

"On m'a toujours dit que j'étais un peu le Huggy les bons tuyaux du polar français. Ca m'a fait réfléchir et du coup, le tuyau, je le prends maintenant à bras le corps. Depuis je prends des cours avec Marlène une animatrice culturelle stagiaire (voir photo ci-dessus) à la maison des associations de mon village du Lot, puis je répète dans mon jardin (photo ci-dessous)", confie-t-il.


"J'aurais bien fait le gogo boy car ça paie mieux, mais il est vrai que si j'ai le rythme dans le sang, à mon âge j'ai une moins bonne circulation. La lap dance, c'est peut-être moins risqué car je n'ai pas envie, dans le trou où j'habite, de devoir être évacué par hélicoptère pour un mouvement raté du pelvis en glissant les billets dans mon maillot léopard. Avec l'expérience on devient prudent et là au moins, avec la barre, j'ai quelque chose à quoi me raccrocher. Et sans compter que c'est une activité qui élève l'individu. On a tous envie de grimper même si l'ascenseur social n'est plus présent".

Si on peut déplorer une fois de plus le fait que la conjoncture éloigne les auteurs de leur vocation initiale, cela ne doit pas nous empêcher de souhaiter à Mouloud une réussite dans ses nouveaux projets.

Ne lâche pas la rampe, camarade !

Le marketing façon Thierry Crifo : jouer sur les mots et l'émotion


Alors que le film tiré de son roman (que l'on dit en ce cas éponyme*) "La ballade de Kouski" a été récemment projeté à Ancres Noires, l'infatigable et créatif Thierry Crifo se lance dans une grande campagne de communication et de lancement de produits dérivés en attendant les passages TV : balades en ville en look finlandais comme son personnage de Timo Kouskensen, dit Kouski..., mais un Kouski qui se serait pris un tonneau de hareng à la saumure sur le pied et qui se baladerait, donc, à la béquille : "C'est pour montrer qu'il y a du bouldum, le "bouleversant d'humanité", que demandent les directeurs de fiction. Il faut que le spectateur pathosse à mort si je veux une pénétration des CSP+" .
Mais d'autres moyens de "buzzer" sont en cours : le "CriCri adoré" qui on le sait est déjà un véritable phénomène chez les ménagères de moins de 50 ans coeur de cible de la télévision, a écrit une ballade de Kouski en version poème rap sur un beat 260 bpm techno hardcore. "C'est un peu dans le genre de René La Taupe, mais plus yé-yé, plus glamour -après tout il y a bien un auteur de thrillers qui se lance dans la variété à messages, et enfin je commercialise une recette finlandaise de mon cru pour décliner le concept : la taupe en saumure, baptisée salade de Kouski. Ça fait inbouffable et finlandais : les snobs vont adorer". Certaines mauvaises langues, des jaloux, des zoïles, estiment toutefois que déjà "trop c'est trop. On va finir par être malades de Kouski".
La créativité verbale de l'auteur du remarquable roman "Flambeur" est décidément sans limite. Bien des auteurs du noir devrait s'en inspirer. Chapeau Crifo ! (ou plutôt : bonnet d'ours de fjord, Crifo !).

(*) Non, l'éponyme n'est pas une forme de goitre. Ta Tata, qui lit Pouy, a du vocabulaire, c'est tout. Et puis c'est un mot qui continue de rester à la mode.

Vu dans "Le Magazine des Hommes Hypermodernes"

Cliquez sur l'image pour agrandir

Un neveu de ta Tata a reconnu dans "Le Magazine des Hommes Hypermodernes" cette photo en rubrique "Mode et techno", Jean-Paul Jody, Yves Bulteau et Michel Leydier.
Encore une pièce à rajouter au dossier des revenus complémentaires que sont obligés de chercher les auteurs de polars face à la brutale descente des a-valoirs et des ventes... Le mannequinat, maintenant !
Vont-ils suivre la voie ouverte il y a déjà longtemps par l'avant-gardiste Thierry Crifo ?

[Jeux Tata] A qui sont ces poumons ?

Thierry Crifo, alias CriCri d'amour, un des neveux préférés de ta Tata organise ce quizz : "Qui est sous ce pull qui bouloche?" Il n'y a rien a gagner et c'est sous condition, précise-t-il : "non validation de la réponse pour ceux qui étaient à Montigny-Les-Cormeilles".
(Ta Tata n'a pas trouvé). On répond directement à CriCri ici.
A noter que si Thierry Crifo peut lancer ce quizz c'est qu' il est le seul devant qui les lectrices, cédant à une sauvage impulsion en voyant ses livres, se déshabillent brusquement.
Sacré CriCri...

Une première réponse :
"Je ne sais pas qui est cette gonzesse. Mais ce dont je suis, à présent, sûr c'est que c'est elle, la salope, qui m'a piqué mon camion de pompier (dont je ne me sépare jamais) qu'elle a tenté de cacher sous son horrible pull couleur vomi épinard/pinard..." JB Pouy

[Festival Polar Noir] Chapeau Crifo !

Il y a une bonne raison pour laquelle, sur cette photo prise par un neveu de ta Tata lors du Festival Paris Noir, Thierry Crifo est flou. Il est simplement en train de dire à Laurent Fétis et Thomas Bauduret : « non, non, non, non, jamais je ne porterai ce genre de galure à la con ! ».
Un bel exemple de courage qu’on aimerait voir plus souvent.

[Que font-ils l'été ?] Pélerinages


Pendant les vacances, les muscles se relâchent, y compris ceux du cerveau. La preuve, ce cliché montrant quatre auteurs fortement matérialistes du polar (Hervé Claude et Gérard Streiff devant ; Jean-Paul Jody et Thierry Crifo derrière) se laissant aller à porter la statue de Ste Anne, croyant sans doute qu'elle est la patronne des dérangés du bulbe. Pas de panique, chers neveux, chères nièces, dès la rentrée, ensemble, ils porteront avec la même prestance les oeuvres complètes de Jacques Duclos.
(Cliquer sur l'image pour agrandir).

Nouveau ! Les Tata's strips

Ta Tata parfois en a parfois assez de rapporter l'info rigoureusement recoupée, vérifiée... de temps en temps, il lui viendrait fortement l'envie de plaisanter avec tout cela... mais comment le faire sans porter atteinte à la déontologie que chaque lecteur est en droit d'exiger, et on le sait, qu'il attend en venant en nombre ici (*) ? C'est simple ! : il suffit de créer une forme qui soit clairement identifiée comme étant de la déconnade et l'honneur est sauf !
D'où l'idée des Tata's strips !
Voici le premier, avec Thierry Crifo en guest star sur le thème de la grippe à bière :

Les Tata's strips pourront être de 4 cases maximum. N'hésitez pas à envoyer des photos qui peuvent servir à en créer (en précisant : "pour un Tata's strip"). Ça nous changera de l'actu parfois plan-plan et bien institutionnelle qu'on publie d'ordinaire ici (mais bon, c'est ça le droit d'informer).

(* 1600 lecteurs différents par mois, qu'elle a, ta Tata... Alors respect steplait mon n'veu)

[Que deviennent-ils ?] Thierry Crifo : nouvelle carrière dans le cabaret


Une photo et deux films émouvants car ils sont ceux d'une reconversion remarquablement réussie : Thierry Crifo se lance désormais dans le cabaret. La première exhibition a eu lieu lors de "La Nuit de la nouvelle", ce vendredi 4 juin dernier à St-Jean-de-Braye, soirée proposée par l'association Tu connais la nouvelle organisatrice de concours de nouvelles et d'interventions d'auteurs en ateliers d'écriture dans toute la région Centre.
Thierry Crifo qui serait "en attente d'un costume de scène composé avec des bananes" (*) a présenté sa première composition : "La vie en rose", réécrite en argot. Ce fut un triomphe et cette première expérience réussie le conforte dans ses nouveaux choix de vie.
Le monde du spectacle le titillait depuis longtemps. On en avait eu un exemple avec l'opération de lancement de La Crifada, qui n'a hélas connu qu'un succès d'estime, mais reste un souvenir douloureux pour l'auteur novateur. "J'étais peut-être trop en avance, une fois de plus... Mais je progresse, j'expérimente... et je me suis dit un matin : c'est pas le tout de la ramener ; il faut se faire entendre : j'ai fini par comprendre que la chanson était encore le meilleur moyen ; il suffit de brailler un peu. C'est pas très compliqué finalement".


Il se murmure que dans son répertoire il y aura une version de "Tata Yoyo" en tchétchène ("du subversif ; c'est de la bombe") et "Senior Météo" dont les droits seront reversés aux victimes du réchauffement climatique. "Tous les chanteurs ont une cause, moi c'est les pingouins", ajoute avec pudeur le nouveau chanteur qui avait un moment pensé à aider les phoques, mais craignait que cela soit ambigu avec son image d'homme à femmes du polar : "Vous savez comment sont les gens. Un rien pour ricaner et j'entends déjà les calembours foireux ; tout cela ne m'aurait pas correspondu. J'ai toujours eu une certaine exigence".
Autre projet dans les cartons : "Peut-être un groupe si le cabaret solo ne prend pas : Crifo et ses Crifettes, mais on me dit que le pantalon moulant blanc brodé pattes d'eph' ne m'ira pas forcément, que ce serait une rupture trop brutale en terme de look. Surtout qu'avec, il n'y a que le peroxydé mini-vague qui conviendrait...".











(*) "Je ne vous en dis pas plus : c'est un hommage à une grande chanteuse et danseuse que j'ai bien connue à mes débuts dans le polar. Une tenue qui, par ailleurs, viendra confirmer une certaine rumeur sur mon compte qui circule dans les milieux féminins".

La hot collection secrète de Nadine Monfils

Ta Tata a reçu ces deux images de Nadine Monfils elle-même, avec ces mots : "Puise ce que tu veux. Et marque un truc du genre « N. Monfils collectionne les bites des polardeux » (j’assume) – ça la change du tricot."
Voilà, c'est fait, et tandis que tu lis ça, ma nièce ou mon neveu, hé bé, Nadine assume.
Les deux membres éminents du roman noir ci-dessous sont évidemment Jean-Bernard Pouy et Thierry Crifo.


[Reçu ça] Apparition de Cousin Cafteur

Maintenant que tout est dit sur l'affaire Baleine (voir message et commentaires précédents), ta Tata reprend ses saines activités... Et voilà-t-y pas qu'elle reçoit des nouvelles d'un petit nouveau, "Cousin Cafteur" !
Je te laisse apprécier le bonhomme dans son courriel ci-dessous..., et en tout cas bienvenue !


Chère Tata rapporteuse,
Cousin cafteur veut bien devenir officiellement ton neveu. J'ai fait un reportage photo à Saint-Moulonge-en-Brie rien que pour toi.
Bien le bonjour à Marie et Bernadette
Cousin Cafteur


Un salon de tricot-polar incontournable
(clique sur l'image pour l'agrandir)

Ayant confié mes vaches à Lucien et après quatre heures d’omnibus et 18 km à pieds à travers champs, j’ai pu en fin découvrir le premier Salon du livre de Saint-Moulonge-en-Brie. Là, dans la petite salle communale récemment restaurée après l’incendie de juillet 1954, se tenait une fort conviviale réunion d’auteurs, rassemblés autour du thème Polar et Tricot. On aperçoit ici, sous la houlette de monsieur Raynal, déjà parrain l’an dernier du festival Littérature et Macramé de Jouyard-les-mines, la fine fleur de la littérature policière française venue présenter ses œuvres littéraires et tricolistiques. Se sont prêtés au jeu des aiguilles et des signatures :

Un monsieur Pouy très à l’aise sur les bavoirs de nourrissons en laine de lama au point de mousse.

Un monsieur Villard particulièrement habile dans la confection de napperons en capsules plastique et coton DMC.

Un monsieur Crifo, grand spécialiste de la housse de caméscope et de téléphone portable en point de jersey et doublure en satinette

Un monsieur Mizio, dont on ne vante plus les peluches de flamands roses en pompons et tricotin qui font la joie des petits visiteurs.

Quant à madame Walker, qui a honoré le salon de sa présence, elle nous a démontré, une fois de plus, qu’elle savait enchainer les rangs de layettes sans louper une maille, et ce, malgré le port de ses célèbres lunettes noires. Bravo madame Walker, bel exploit tricoto-littéraire! Le public nombreux en fut ravi.

Cousin cafteur vous donne rendez-vous l’année prochaine à Saint-Moulonge-en-Brie ou très bientôt au salon Polars et Polissons qui se tiendra autour du 18 mars dans la salle des fêtes de Fimer.

Thème de l'année au Salon de Montigny : la barbe

Un auteur réveillé en sursaut par le bruit de l'appareil photo.

Dès ce lundi matin la boitamèl de ta Tata n'a pas désempli et nombreux ont été ses nièces et neveux qui lui ont témoigné l'étonnant thème de cette année au Salon du Polar de Montigny-les-Cormeilles : la barbe. (Peut-être est-ce d'ailleurs en écho au débat échevelé du récent festival de Roissy-en-Brie.)
"Il y avait chez les auteurs consigne de boycott du salon (*), on a assisté plutôt au boycott de la part du public", confie celui-ci. Tandis qu'un autre s'en réjouissait : "Des stars n'étant pas là, j'ai signé 60 bouquins...".
Force est de reconnaître que le salon de Montigny a été plutôt calme ce week end. Mais ce ne fut pas pour décourager les auteurs de noir toujours aussi créatifs en matière d'animation. "Quitte à se barber, on a voulu montrer qu'on était bien dans la tendance", raconte ce neveu. "D'autant que cet hiver dans le polar, le menton est velu. C'est bien pire que la grippe H1N1, ils ont l'air tous touchés. Ça tombait pile". D'où l'idée fort originale qui a été lancée de se livrer à un défilé de petits boucs. "On s'est mis à côté des bagnoles. Il n'y a pas de raison que seules les blondes à gros seins des magazines le fassent", explique cet autre qui affiche pourtant un confortable 120 bonnet B à force de se resservir dans les buffets gratos des festivals.

Toujours à la pointe fashion comme on le sait, Thierry Crifo (ci-dessus) n'a pas hésité un instant a exhiber son poil blanchi d'animal urbain testostéroné et dopé aux effluves de la night parisienne, une canette de boisson énergétique spéciale dance à la main...

... suivi de près par Jacques Mondoloni (ci-dessus) qui se dit en matière de barbe, "canal historique" et n'hésite pas à comparer les efforts de ses camarades qu'ils considèrent un peu dérisoires. "Je ne veux pas balancer, mais les petits nouveaux comme l'ami Antoine Blocier romancier citoyen (ci-dessous à gauche) sont un peu dérisoires. On voit qu'il a encore du boulot".

Un débat dans lequel ne veut pas rentrer Antoine Blocier qui avec son humour habituel, et sa rhétorique habile (il est élu de sa mairie) met en balance son "effort méritoire en un premier temps sur la moustache... Et après tout je préfère y aller progressif plutôt que faire des cotes mal taillées, un peu hâtives, façon Yves Bulteau." (ci-dessus à droite). Une attaque auquel le Breton ne répond pas, invoquant ses "racines". Il trouve la critique un peu facile : "J'ai grandi dans les bruyères et le goémon, moi. Or, on sait comme l'influence du milieu est prépondérante. Faut aussi en tenir compte".

Michel Leydier (ci-dessus), qui se réclame d'une pratique capillaire expérimentale et empirique depuis longtemps, n'a pas voulu participer au défilé de barbus, restant rivé à sa chaise en faisant mine de s'intéresser à quelques livres qui rendent perplexes. Refusant selon sa ligne de conduite "d'entrer dans des prises de tête qui naissent dès qu'une initiative est prise dans le milieu", il se dit, concernant ce mouvement des petites barbes, "solidaire, mais aussi solitaire" : "Je me barbe tout seul... Pas besoin de rallier un troupeau de ceci ou de cela pour clamer ses convictions. Cette histoire de petits boucs pour tous va finir par faire de nous des moutons. Or le milieu nous tond assez la laine comme ça sur le dos..."
Quoiqu'il en soit, cette initiative ponctuelle des auteurs s'est voulue "unique, comme un éphémère concept artistique". C'est pourquoi, alors que le premier jour à Montigny ils se sont copieusement barbés, le deuxième, ils se sont carrément rasés.

(*) L'éviction d'une organisatrice fort appréciée des auteurs pose problème depuis l'an dernier...

Un nouveau sujet de débat polar testé à Roissy-en-Brie


Las des éternels sujets de débats dans les festivals polar ("Les femmes et le polar" ; "la littérature du réel" ; "Les romans de la dénonciation", "le rôle du revolver dans l'apparition du cadavre" et on en passe...) le festival de Roissy-en-Brie a su innover -et on espère que cette initiative inspirera d'autres salons. Le thème, ce six octobre 2010, fut une originale question aux aspects politiques insoupçonnés : "Quel traitement capillaire pour les auteurs ?"
Pour ce faire on été conviés trois éminents romanciers désireux de faire partager leur expérience, parfois révélatrice de la place de l'écrivain dans la cité :
- Jacques Mondoloni (centre) qui s'est astreint par idéologie durant des années de ne se laver les cheveux "qu'au savon liquide de vestiaires d'usine". Son témoignage sur les conséquences assumées était poignant. "Ça m'a pris la tête, mais à un moment, comment reculer sans se renier ? C'est impossible." Un bel exemple d'engagement jusqu'au-boutiste.
- Laurence Biberfeld (gauche) nous a appris "qu'en tant que femme et adepte de l'authentique", elle avait fait de son "shampoing pour cheveux en liane" qu'elle se procure à la biocoop de Vierzon une "arme pour contrer l'idéologie phallocratique du dégagé derrière les oreilles". Des propos qui en frappèrent plus d'une que l'on vit dans la salle arracher et brûler son serre-tête en velours bleu pour signifier sa revendication de liberté et d'émancipation.
- Thierry Crifo (droite) a su mettre l'accent sur la problématique du "raide frisonnant grisonnant, parfois touffu". Une démonstration de ce que subit cette minorité "oppressée par les blondinets dingues de la mini-vague". Pour Thierry, "se positionner dans cet entre-deux qui est le noir et le gris est aussi une expression littéraire : notre job, c'est d'interroger les lisières, les zones troubles des mèches du social. Regarder où et pourquoi ça fourche".
Un débat qui a permis aux auteurs de faire reconnaître des attitudes volontaires toujours peu identifiées par les lecteurs. "On est contents d'en parler librement, même si c'est dommage de ne pas avoir eu le temps d'évoquer la piste catogan" a conclut Jacques Mondoloni, qui s'il se reconnaît peu concerné par la voie de la queue de cheval, n'en a pas moins une opinion.
Se félicitant de ce type débat d'une approche différente, les organisateurs envisagent l'an prochain en compagnie de Jean-Bernard Pouy en tant "qu'expert" d'envisager "la problématique des pulls qui boulochent".

Réclamez Pouy en pack de six et offrez-vous l'occasion d'emm... le monde au nom de la démocratie !

Le dernier festival du Chien Jaune à Concarneau, mi-juillet dernier (*) a laissé une large place à la collection du Poulpe de chez Baleine : expo de Miles Hyman, causettes diverses, et (re)lancement d'une bière "La Poulpeuse" frappée d'une étiquette représentant Pouy surpris à la prison du comté ; bière que quelques auteurs ivrognes du polar ont dédicacé pour l'occasion. Or, le premier "tirage" de cette bière est limité à quelques centaines de bouteilles collector et sera exclusivement diffusé courant septembre à des V.I.P. et autres people polardeux triés sur le volet... Bref, Baleine se met à faire dans le non-démocratique ! Le Poulpe populaire... mon oeil puisque visiblement... ça reste entre soi !

D'ores et déjà, on peut estimer d'autant plus que les bouteilles vont devenir rapidement rares même avant la distribution V.I.P.,... puisque Jean-François Platet, éditeur de Baleine (**) prend le prétexte de l'ouverture récente de son site web pour en déboucher à tout instant avec le moindre visiteur de la rue Müller : "parce qu'il faut arroser ça".
Mardi 4 août après-midi, c'est l'écrivain et scénariste Jean-Claude Schineizer et ta Tata qui ont pu constater que "la première, ça va ; la deuxième ça commence à chauffer", dixit le Jean-Claude qui pourtant fait régulièrement des stages beer training survival game, coaché d'abondance par son inséparable ami Thierry Crifo. Et de fait, c'est qu'elle est costaud, la Poulpeuse... et cogne tôt et vite, même davantage que dans le premier chapitre de bien des Poulpe, -foi(e) de Tata. C'est du goût Pouy roots, p'têt...
Il serait vaguement question d'une commercialisation "éventuelle" de cette bière en direct chez Baleine également à compter de septembre, mais l'affaire n'est pas très claire. Les explications de Platet dès la deuxième bouteille devenant à ce sujet pour le moins sibyllines... ou gênées aux entournures. Le mieux, si vous êtes fan du Poulpe, c'est de vous manifester auprès des Editions si vous voulez vous en procurer (Ta Tata ne garantit pas la réussite...) : non seulement ça les prendra de court, mais en plus ça les forcera peut-être à ne pas se contenter de diffuser la substance poulpienne de façon élitiste (***).

(*) Ta Tata fait des pieds et des mains en ce moment pour extorquer quelques photos de ce festival ; images qu'elle a aperçues chez un de ses neveux et qui ne sont pas piquées des hannetons bretons... A suivre, bientôt sur ce blog, j'espère...
(**) Photo avec son souvenir de ses vacances en Corse ; un produit local trouvé en brocante et qui lui a quelque peu compliqué la vie au retour de l'aéroport d'Ajaccio, ameutant une section de gendarmes...
(***) Non, ce n'est pas une fausse pub que ta Tata fait là : mais ça la ferait ricaner de voir la Baleine se reconvertir en Vins du Postillon, embarrassée par les commandes... Ce n'est pas le tout d'avoir la mitraillette révolutionnaire, faut penser aussi au peuple, non ? (Et comme les Dieux, il a soif).

[SCOOP] Cet été danserez-vous la Crifada ?

Fort de ses succès récents dans le monde de la mode, Thierry Crifo a révélé, jeudi 18 juin, lors d'un pot donné par les Editions du Passage, sa nouvelle innovation : il lance la danse de l'été 2009... La Crifada !
Devant ta Tata et son ami de toujours Jean-Claude Schineizer, Thierry Crifo accepté de dévoiler les pas de cette nouvelle et étonnante "danse polar", qui, il l'espère, va déferler dans tous les night-clubs juillettistes et aoûtiens.
"J'ai eu l'idée de cette danse, que je vais tenter de lancer en partenariat avec TF1 et une marque de boisson à base de raisin, en voyant valser tant d'auteurs ces derniers temps dans les catalogues d'éditeurs à cause de la crise. Je me suis dit : mon Cricri (*) t'as une idée là, c'est carrément énorme. Aussitôt dit, aussitôt fait : j'ai créé les mouvements les plus caliente possibles, et ce, toujours en accord avec ma littérature préférée... d'où l'accessoire consistant en un sac en papier kraft contenant un manuscrit refusé (**). Bien sûr c'est très signifiant et un peu spécial, mais quand on voit l'aura dont bénéficient les écrivains dans ce pays, rien ne nous dit que les gens ne vont pas s'offrir avec la Crifada sur les plages... la sensation grisante de vivre quelques instants comme un artiste !"
Ta Tata te livre en exclusivité ci-dessous le déroulé d'une figure complète de La Crifada. Chacun pourra se préparer d'ici juillet (il ne nous reste qu'un mois) pour être au top de la branchitude dans les stations balnéaires ! Thierry Crifo affirme avec modestie : "Si ça rend les gens heureux... Pourquoi se le refuser ? Sais-tu ma Tata : j'ai toujours rêvé d'être président du comité des fêtes".
(*) Thierry Crifo s'appelle "Mon Cricri" lorsqu'il se parle à lui-même
(**) Cela peut être le manuscrit d'un autre. Ça ne manque pas. Faites jouer vos réseaux.






Thierry Crifo serait-il mutant ?

Une expérience singulière à Rennes lors du dernier salon a permis de confirmer les talents de super-héros de Thierry Crifo (quoiqu'il fut sans cape ni collants qui lui iraient pourtant bien).
Jacques Mondoloni a été le premier surpris quand Crifo a allumé son cigare en le désignant simplement de l'index (notre photographe a réussi à capter l'instant exact de l'apparition de ce phénomène étrange. Cliquez sur l'image pour agrandir). Crifo, comme à son accoutumée, reste modeste : "les gens disent que j'écris lentement. C'est vrai je ne tape que de cet index... mais ils ne s'étaient jamais demandé comment je mets le feu à des centaines de milliers de lectrices qui s'enflamment pour mes textes. C'était pourtant simple".
Crifo aurait-il été piqué par une araignée mutante ? (C'est pourtant peu probable car il est solidement protégé par un treillis et des chaussures Caterpillar). Une météorite l'aurait-elle irradié ? Serait-il tombé dans un baril de kryptonite ? Toutes les hypothèses sont permises...

Thierry Crifo lance sa collection "street wear"

Thierry Crifo, en très grande forme lors du festival "Rue des Livres" de Rennes ce week-end des 21 et 22 février a décidé de continuer son irrésistible ascension (un film adapté de "La Balade de Kouski" sera bientôt sur le petit écran, entre autres) en se lançant dans la mode, à l'instar des rappeurs à succès. C'est ainsi qu'il a révélé sa collection de street wear, nommée "Fashion Crifo's Polar Wear pour Hommes".
"Le polar est désormais partout. On se lève polar, on mange polar, on picole polar, on regarde des films polar, on lit des polars... J'ai eu une révélation : puisqu'on devient tous polars, pourquoi ne pas s'habiller polar?" Une idée simple, évidente, mais que d'aucun n'avait eu et qui, on lui souhaite, lui assurera une notoriété au-delà de Pigalle, où il habite et défile dans les rues pour exposer ses créations "à l'arrache". "C'est un way of life, s'tu veux", résume-t-il.
Les Fashion Crifo's Polar Wear pour Hommes se veulent signifiants : "En effet, le polar, ce n'est pas que de la gesticulation, c'est aussi du sens : personne ne songerait à mettre ses fringues à l'envers, comme lire un livre à l'envers ou regarder un film derrière la télé. Dans le polar, il y a la notion de sens, c'est indéniable", explique-t-il, parfois emporté dans sa fièvre créatrice. "Comme tout bon polar, le concept Fashion Crifo's Polar wear pour Hommes dit quelque chose sur son époque, sur nos vies, la société. Il montre aussi parfois les dessous, et je vais lancer d'ailleurs aussi une gamme de révolutionnaire de sous-vêtements à porter par dessus, comme des slips kangourous-holster : c'est ça le polar, montrer, dénoncer ce qui est caché, mettre les choses à jour".
Le modèle présenté ici est composé de 4 éléments :
- Des chaussures caterpillar : "Une évocation de la marche nécessaire pour mener à l'accomplissement de soi dans la boue du réel."
- Un pantalon de treillis type "stock US army" : "La ville, lieu du polar, tourne à la guerilla urbaine, politique. C'est Asphalt jungle pour tous. Nous sommes tous des sous-commandants Marcos dans la forêt de Lacandone, sauf qu'on doit se fringuer pour aller aussi chez Shopy."
- La veste noire à légères rayures grises : "Une évocation des films de gangsters, mais aussi le maintien, la classe germanopratine que doit revendiquer le polar qui n'a plus à céder au rang d'infra littérature."
- Le manteau "pied de poule" : "C'est plutôt pied de poulet... le flic, bien sûr, omniprésent dans les romans! La poule, c'est la femme fatale, la maîtresse du mafieu... Par ailleurs, il y a avec ce manteau une dignité dans laquelle se draper, une allusion batcave et rock et c'est aussi ne l'oublions pas, le manteau prolétarien, l'origine roots de la parole populaire qui se lève tôt -en tout cas plus tôt que moi- pour l'usine et je tiens à cette proximité. Pour le rock, ce sont mes racines, je viens de là, je viens du bloc, -contrairement à ce qu'on prétend parce qu'une fois j'ai chanté du Sheila et autres yéyés dans un festival".
Concernant des projets de "Fashion Crifo's polar wear pour Femmes", c'est aussi dans les cartons. Le créateur en est déjà à effectuer des castings de mannequins -et il incite d'ailleurs les candidates à se faire connaître.
Personnage adulé dans le milieu du polar français, Thierry Crifo, qui a pris jadis de nombreuses vestes avant d'être habillé par le succès, nous incite donc aujourd'hui à aller nous rhabiller. Sans doute fera-t-il des émules... Quoiqu'il en soit, c'est un signe indéniable de bonne santé du milieu ; on ne peut que le féliciter de son initiative et lui souhaiter une réussite qui sera amplement méritée.

Inauguration du salon du livre de paris : le debriefing deTata (1)

Il y a des années comme ça lors de la grand messe alcoolisée de ce flagorneur bal des vanités qu'est l'inauguration du salon du livre se créent des "spots" inattendus plus sympas que d'autres. Ne demande pas à ta Tata comment ça s'est fait, mais hier soir l'endroit où il fallait être était le stand les Editions du Passage. Un stand qui fut bourré (lui aussi) de polardeux et où l'ambiance était bien plus conviviale et moins prout-prout que Gallimarivages par exemple. Alors merci aux Editions du Passage qui ont gentiment arrosé les auteurs (de passage). Et puis bon, c'est un peu Thilliez qui rinçait, alors on a remis ça plusieurs fois car il y a de la marge (bénéficiaire).
Signalons que la fauche devient de plus en plus importante dans le salon (les services de sécurité étaient débordés) et une des premières victimes a été Thierry Crifo qui s'est fait piquer le pied de son verre : "Jadis, c'était mes bouquins qu'on me volait, dit-il philosophe, les temps changent. Les gens ne lisent plus. Mais que vont-ils faire de mon pied ? Où vont-ils le mettre ?" Un fait mineur estimera-t-on... mais à tort : en effet, Thierry contraint de garder son verre à la main puisqu'il ne pouvait le poser a donc été resservi plusieurs fois, malgré lui... ce qui n'est pas sans conséquence sur sa production littéraire le lendemain -et forcément, engage l'avenir, une vie, une carrière, une oeuvre (*).

Autre fait étonnant, c'est l'impact de ce qu'écrivent les auteurs sur eux-mêmes. Depuis que Laurent Martin a publié un Poulpe qui se déroule dans un monastère ("Certains l'aiment clos" Baleine) il se livre à de soudaines méditations express comme on peut le constater sur cette image, sous le regard effaré de Crifo (en train de percevoir une odeur de sainteteté) et qui du coup regrettait d'être venu sans sa tapette à mystiques.

Enfin, Maïté Bernard (ici avec Lalie Walker) a fait un passage si rapide aux Editions du même nom que l'appareil a eu du mal à la fixer. Tata l'attrapera une autre fois.

(*) En cliquant sur l'image on voit qu'il porte sous le manteau, au poignet un bracelet "RTL" (?!). Les temps sont-ils si durs que les auteurs seraient désormais sponsorisés comme les cyclistes ? Crifo va-t-il tomber aussi au dépistage ?

Anne Le Van Ra, nièce de ta Tata, en reportage à Montigny-Les-Cormeilles

Anne le Van Ra, photographe émérite a effectué un reportage pour ta Tata le samedi 6 décembre au festival de Montigny-Les-Cormeilles. Quelques superbes images... Elle en a du talent, car ils sont tout de même tous ravagés, les auteurs de notre littérature préférée...
Ci-dessus : Lalie Walker
Ci-dessous : un délinquant sexuel notoire qui veut nous montrer sa touffe.

Ci-dessous : Jean-Paul Jody méfiant, 
car sans doute Thierry Crifo va-t-il encore lui taper un clope.


Ci-dessus : Lalie Walker, à l'heure française (et non pas britannique, même si c'est le même méridien, hein).

Ci-dessous : Jean-Paul Jody a un esprit tellement puissant qu'il émet des rayons bêtas. Ca imprime le plafond en forme de mandala. Si on le touche, ça guérit les écrouelles (sa méthode bio à lui depuis qu'il a écrit "Chères toxines", sur l'industrie pharmaceutique, au Seuil). Son sourire a par ailleurs inspiré le Dalaï Lama qui lui doit beaucoup et son regard plissé pattes d'oies a été plagié par Clint Eastwood.


Ci-dessus : Lalie Walker cherche si elle aussi émet des mandalas. 
Mais non, y' a que Jody qui sait faire ça.

Ci-dessus et ci-dessous : La méthode de lecture rapide de Pouy est célèbre dans le monde entier. Les plus grands l'appliquent pour la bonne marche du monde...


Ci-dessus : Patrick Raynal va dans un instant se jeter sur la casquette d'Eric Miles Williamson car c'est pas pour dire mais on se pèle quand on est tout nu du crâne.

Ci-dessus : Encore un maigre butin pour le voleur de réticules qui sévissait dans le salon. 

Ci-dessus : Sergueï Dounovetz et Gilles Vidal : une passion commune pour le pull à fermeture éclair. "Tout autre pull nous donne des boutons", avouent-ils. 

Ci-dessus : Philippe Deblaise (à gauche) s'interroge sur les nouvelles façon de s'habiller la tête : petite chechia de laine tricotée par une lectrice comme Thierry Crifo (milieu) ou gazon anglais comme Patrick Pécherot ?  Et pas moyen de piquer la casquette d'Eric Miles Williamson, Raynal a été plus rapide.