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Jean-Paul Jody définitivement parano

Jean-Paul Jody, celui qui était déjà réputé pour être un des vendeurs de romans paranos les plus difficiles à gérer du roman noir français (il refuse parfois qu'on lui achète ses livres, de peur que son texte soit mal interprété, voir cette photographie prise à Rennes l'an dernier aux côtés de Perrine Le Querrec) vient de définitivement péter les plombs à l'occasion de la sortie de son dernier thriller parano, "La route de Gakona". Cet opus raconte comment, en gros, on détraque le climat et pourquoi les nuages nous veulent du mal (voir les trailers qu'il a réalisé lui-même pour être sûr que le message passe bien). On voit le genre... La confiance règne !
On murmure d'ailleurs qu'au Seuil on ne sait plus trop comment gérer cet auteur qui voit donc le mal partout et serait en train de relire un par un les 15 000 exemplaires de son premier tirage pour voir si on y a pas fourré des messages subliminaux !
Bref, c'est du Da Jody Code...

[SCOOP] Football et polar Français : les documents qui font peur !

Ça a commencé par une vidéo qui circulait sous le manteau... et ta Tata ne voulait pas y croire ! Une séquence qui montre Marc Villard auteur déjà d'un très remarqué et inquiétant "Coup du sombrero" chez l'Atalante en plein délire extatique dans les tribunes le 9 mai 2009 durant le match Rennes Guingamp.
Sur ce film édifiant que ta Tata a eu le plus grand mal à se procurer (ci-dessous), on voit furtivement celui qui fut un grand écrivain raffiné (en bleu, portant des lunettes de hooligan, signe d'appartenance au fameux Black Jazzy Barbès Kop de sinistre réputation) se lâcher totalement... quoique dans une hystérie très retenue (donc cauteleuse, et d'autant plus inquiétante).

Des semaines plus tard, le même, toujours pas redescendu de son bad trip, braillait encore les slogans durant un podcast des Habits Noirs... Seule l'omerta du milieu sut étouffer jusque là cette affaire navrante... Mais ta Tata en a découvert d'autres !
En effet, cette irruption de la folie footballistique dans le polar français réputé pour son goût de la culture et de la musique classique n'aurait été qu'anecdotique si elle n'avait été repérée que chez ce navrant cas isolé... Mais aussitôt, on a pu constater une véritable épidémie : Francis Mizio, qui, toujours aussi fourbe, prétend pourtant détester le football, se fait photographier avec Raymond Kopa dans un festival, le 17 mai dernier, à Fismes, près de Reims (ci-dessous) après avoir forcé le service de sécurité (chemise rose) affolé par la détermination de ce chasseur bien connu, de l'avis d'un auteur de thrillers à l'acuité indubitable, de notoriété indirecte.

Très vite, c'est la surenchère dans ce milieu qui est devenu de plus en plus compétitif (les auteurs vendant de moins en moins de livres essaient de se distinguer à travers des signes radicaux de virilité, dont le football) : Jean-Bernard Pouy est intercepté dans un festival qui a tenté d'étouffer l'affaire : il venait de s'emparer de la coupe de Guingamp ! (Ci-dessous, la photo qui accuse. Cliquez dessus pour agrandir et vérifier... C'est un scoop Tata Rapporteuse).
On sera affligé, et on aura raison. Quel exemple la littérature est-elle en train de donner ? Celui du fanatisme ? Comme si on n'avait pas déjà fort à faire avec les collectionneurs de whodunit qui hantent une association quasi sectaire bien connue ?
Voilà qui n'est pas sans rappeler les dérives narrées dans le fameux Poulpe "Kop d'immonde" de Pelé et Prilleux (Un Frédéric Prilleux toutefois pas clair du tout puisqu'il joue d'ailleurs double jeu... Il est en effet visible aussi sur cet autre document vidéo exclusif ci-dessous en plein rage guingampesque avec son panneau, tentant de censurer le journaliste qui dit-on aurait été ensuite copieusement molesté par celui qui a la réputation d'être aussi le bibliothécaire le plus musclé de l'Ouest français)...

Un Poulpe qu'il fallait donc prendre pour un signe avant-coureur, alors que vient de paraître en partie sur le même thème le roman Hécatombe de Nada chez Baleine, lui carrément apocalyptique (Football Factory, à côté, c'est une bluette)...
Oui, la barbarie est en marche, gangrènant désormais jusque dans le roman noir français, qui était un des derniers bastions jusqu'alors de l'élégance et de l'exigence culturelle...
Oui, ta Tata, maintenant, a peur...

Jean-Paul Jody, inventeur de la valise à roulettes télécommandable pour écrivains


C'est lors du dernier festival rue des Livres de Rennes que Jean-Paul Jody a révélé sa dernière invention qui on l'espère lui fera quelque fond de caisse en attendant le versement de ses droits d'auteur en 2034 : "C'est la première valise à roulettes télécommandable !" (cliquez sur l'image pour voir l'invention en plus grand). "Je me suis dit que si la valise s'était affranchie depuis longtemps du fait d'être portée, elle pouvait l'être du fait d'être tirée, voir de se passer complètement de son utilisateur et faire les déplacements avec ou sans lui. C'est la deuxième génération, en somme".
Le modèle présenté ici, du nom de prototype "R2D2" (R2 pour "2 roulettes" et D2 pour "double usage"), se dirige pour la démonstration vers Pascal Millet dans le cadre de l'usage de la fonction low level.
"Il y a en effet un double usage. Premièrement, avec la télécommande, je fais marche avant, arrière, sur les côtés et le bouton "jump" la fait sauter directement dans le coffre. En second point, la valise -lorsqu'elle sent que sa batterie est proche de zéro (low level)- m'envoie un SMS pour que je déclenche la fonction manuelle. A ce moment, j'appuie sur "scan", puis sur le bouton "catch" et elle chope la première personne dans les parages pour être portée. En général, ça amuse les gens et ils ne renâclent pas. Je me suis même fait des amis ainsi et pourtant elle est lourde". Jean-Paul Jody convient qu'il y en a hélas qui parfois s'incrustent et qu'il a fallu "les virer à coups de pompe de ma piaule ou leur donner un pourboire en pièce jaune".
Une formule en tout cas très séduisante à l'heure où les écrivains en voie de paupérisation sont contraints de se déplacer toujours plus de salon en salon pour pouvoir économiser un loyer, du savon et des repas chauds. "Avec ma valise, moyennant un investissement modeste, on peut faire du nomadisme littéraire efficace et récupérer une partie de nos impôts en vivant de subventions culturelles, ce qui amortit rapidement l'acquisition. Pour la recharger, on se branche n'importe où, sans payer bien sûr, car faut pas déconner non plus. J'insiste enfin sur le fait que ma valise ne pollue pas et qu'elle est d'un coût carbone inférieur à un cigare de Jean-Hugues Oppel."
Vu l'accueil enthousiaste réservé à son prototype, Jean-Paul Jody se prend déjà à faire des projets et de la recherche et développement : "Sur le même principe, je songe à un vanity case pour le fameux polar féminin et à un casier à bouteilles pour certains confrères qui, à mon avis, seront demandeurs. Enfin, comme ça vieillit de plus en plus dans le polar, je vais aussi proposer une télécommande à grosses touches. Il ne s'agirait pas qu'un bigleux sous tremblote nous fasse un carnage dans une foule de festival en perdant le contrôle de sa valise à roulettes".

Thierry Crifo serait-il mutant ?

Une expérience singulière à Rennes lors du dernier salon a permis de confirmer les talents de super-héros de Thierry Crifo (quoiqu'il fut sans cape ni collants qui lui iraient pourtant bien).
Jacques Mondoloni a été le premier surpris quand Crifo a allumé son cigare en le désignant simplement de l'index (notre photographe a réussi à capter l'instant exact de l'apparition de ce phénomène étrange. Cliquez sur l'image pour agrandir). Crifo, comme à son accoutumée, reste modeste : "les gens disent que j'écris lentement. C'est vrai je ne tape que de cet index... mais ils ne s'étaient jamais demandé comment je mets le feu à des centaines de milliers de lectrices qui s'enflamment pour mes textes. C'était pourtant simple".
Crifo aurait-il été piqué par une araignée mutante ? (C'est pourtant peu probable car il est solidement protégé par un treillis et des chaussures Caterpillar). Une météorite l'aurait-elle irradié ? Serait-il tombé dans un baril de kryptonite ? Toutes les hypothèses sont permises...

Thierry Crifo lance sa collection "street wear"

Thierry Crifo, en très grande forme lors du festival "Rue des Livres" de Rennes ce week-end des 21 et 22 février a décidé de continuer son irrésistible ascension (un film adapté de "La Balade de Kouski" sera bientôt sur le petit écran, entre autres) en se lançant dans la mode, à l'instar des rappeurs à succès. C'est ainsi qu'il a révélé sa collection de street wear, nommée "Fashion Crifo's Polar Wear pour Hommes".
"Le polar est désormais partout. On se lève polar, on mange polar, on picole polar, on regarde des films polar, on lit des polars... J'ai eu une révélation : puisqu'on devient tous polars, pourquoi ne pas s'habiller polar?" Une idée simple, évidente, mais que d'aucun n'avait eu et qui, on lui souhaite, lui assurera une notoriété au-delà de Pigalle, où il habite et défile dans les rues pour exposer ses créations "à l'arrache". "C'est un way of life, s'tu veux", résume-t-il.
Les Fashion Crifo's Polar Wear pour Hommes se veulent signifiants : "En effet, le polar, ce n'est pas que de la gesticulation, c'est aussi du sens : personne ne songerait à mettre ses fringues à l'envers, comme lire un livre à l'envers ou regarder un film derrière la télé. Dans le polar, il y a la notion de sens, c'est indéniable", explique-t-il, parfois emporté dans sa fièvre créatrice. "Comme tout bon polar, le concept Fashion Crifo's Polar wear pour Hommes dit quelque chose sur son époque, sur nos vies, la société. Il montre aussi parfois les dessous, et je vais lancer d'ailleurs aussi une gamme de révolutionnaire de sous-vêtements à porter par dessus, comme des slips kangourous-holster : c'est ça le polar, montrer, dénoncer ce qui est caché, mettre les choses à jour".
Le modèle présenté ici est composé de 4 éléments :
- Des chaussures caterpillar : "Une évocation de la marche nécessaire pour mener à l'accomplissement de soi dans la boue du réel."
- Un pantalon de treillis type "stock US army" : "La ville, lieu du polar, tourne à la guerilla urbaine, politique. C'est Asphalt jungle pour tous. Nous sommes tous des sous-commandants Marcos dans la forêt de Lacandone, sauf qu'on doit se fringuer pour aller aussi chez Shopy."
- La veste noire à légères rayures grises : "Une évocation des films de gangsters, mais aussi le maintien, la classe germanopratine que doit revendiquer le polar qui n'a plus à céder au rang d'infra littérature."
- Le manteau "pied de poule" : "C'est plutôt pied de poulet... le flic, bien sûr, omniprésent dans les romans! La poule, c'est la femme fatale, la maîtresse du mafieu... Par ailleurs, il y a avec ce manteau une dignité dans laquelle se draper, une allusion batcave et rock et c'est aussi ne l'oublions pas, le manteau prolétarien, l'origine roots de la parole populaire qui se lève tôt -en tout cas plus tôt que moi- pour l'usine et je tiens à cette proximité. Pour le rock, ce sont mes racines, je viens de là, je viens du bloc, -contrairement à ce qu'on prétend parce qu'une fois j'ai chanté du Sheila et autres yéyés dans un festival".
Concernant des projets de "Fashion Crifo's polar wear pour Femmes", c'est aussi dans les cartons. Le créateur en est déjà à effectuer des castings de mannequins -et il incite d'ailleurs les candidates à se faire connaître.
Personnage adulé dans le milieu du polar français, Thierry Crifo, qui a pris jadis de nombreuses vestes avant d'être habillé par le succès, nous incite donc aujourd'hui à aller nous rhabiller. Sans doute fera-t-il des émules... Quoiqu'il en soit, c'est un signe indéniable de bonne santé du milieu ; on ne peut que le féliciter de son initiative et lui souhaiter une réussite qui sera amplement méritée.