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Tous frappés dans le polar ?

Ta Tata a reçu ci-dessus la carte de voeux de l'équipe de la médiathèque de Pordic, qui comprend "La Noiraude", fonds de nouvelles noires par ailleurs impliqué dans le festival "Noir sur la Ville" de Lamballe.
Rappelons que ces gens seraient les derniers bastions du service public culturel. On est bien barrés et quand on voit ce qu'on voit, qu'on sait ce qu'on sait, qu'on lit ce qu'on lit, qu'on entend ce qu'on entend, hé bien, on a raison de penser ce qu'on pense.
Le texte qui accompagnait cette photographie version polar-domina-rock n'roll :
"La Noiraude vous souhaite ses bons voeux pour 2010. Son équipe est en pleine forme depuis qu'elle a reçu le Radis Noir 2009, la plus haute distinction en matière de Littérature Noire et Policière. Ouais, c'est bien ce truc que David exhibe fièrement sur la photo. A bientôt sur les routes du polar !
Frédéric, Manuel, David, Solène et Pascale"


NB : Le "Radis Noir 2009", d'après une superbe idée de Sylvie Rouch, a été remis à l'équipe par divers auteurs (Pouy, Oppel, Rouch, Mizio, Villard...) lors de l'anniversaire de la Noiraude, en 2009, il y a un siècle...
NB 2 : La peau de vache sous laquelle s'affuble Prilleux, DTM (directeur tyrannique de médiathèque) serait un symbole de ses méthodes managériales de droit divin, d'après une source au sein de l'équipe ; laquelle préfère rester anonyme car il y a du chômage dans le pays.

Tata tape dur



• Ejécrié : "Aline, pour qu'elle revienne" est un polar de Marco Koskas étonnant qui vient de sortir chez Baleine. Ça ne tient pas la route du tout, c'est bourré de trucs qui déconnent, mais impossible de le lâcher -et la presse s'emballe. Ça arrive tellement souvent au cétacé qu'il en a l'évent qui baille de stupéfaction. > Ce roman a un blog ici.

• Scoutoujour : les vieux lecteurs de polars lisaient des Signe de Piste quand ils étaient jeunes et innocents. Parfois, ça faisait le même effet trouble et indistinct que les romains en jupe dans les peplums, mais pas toujours, certes. > Par ici la nostalgie, camarade.

• Incroyab : Ca, personne n'oserait pas le mettre dans un polar. Même Jan Thirion, c'est dire.

• O tempora ô mores. Avant il y avait l'édition à compte d'auteur et l'édition à compte d'éditeur. Maintenant, il y a les éditeurs et auteurs associés. Avant ils étaient aussi liés par contrat, mais l'éditeur à compte d'éditeur était le seul à se prendre les pertes et l'auteur à compte d'auteur aussi. Maintenant tout le monde peut perdre, mais l'éditeur y gagnera. Cherchez la subtilité de l'évolution.

• Gallinaçophilie. Jean-Jacques Reboux n'aime pas les poulets, mais beaucoup les poules. Son côté hétéro ?

• Injustice. Pourquoi pour le Prix de l'Inaperçu n'y a t-il pas en sélection 1700 des 1800 polars publiés chaque année ?

• Cécho. Ca commence à se diviser sévère sur le dernier opus d'Antoine Chainas. Il y a du pour, du violemment contre tandis que les blogs faux culs racontent juste l'histoire de son dernier roman (une histoire de flic, métaphore de zombie, en quelque sorte), évitent d'en parler en en parlant, ou alors bottent en touche avec un interview comme sous l'ascension de Dantec avant qu'il n'aille se repoudrer.

• Sachi. Sébastien Gendron de moins en moins content. Les Mat Sperone, quelle bande de magouilleurs !

• Reconnaissance. Le site K-Libre a effectué un reportage sur la bière littéraire de Pordic du 18 avril... Frédéric Prilleux y est décoré de l'ordre du radis noir. Ca lui va bien.

• Tovaritch. Jérôme Leroy auteur d'un jubilant Poulpe modèle portnawouak, "A vos Marx, prêts partez", a inventé un mode de promotion original du Front de Gauche. Il mêle ses religiosités communistes confinant à une forme de mysticisme fervent à des photographies de sa collection de petites brosses, qui ne sont pas sans rappeler les sourcils de Staline. Ca pourrait être une combine au poil, mais en fait, ça s'emmêle et on n'y retrouve pas bien ses racines.

• Vertu. Ta Tata sait déjà qui rachète Après La Lune et qui a le prix Elle 2009, mais elle ne le dira pas. Juste pour énerver.