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Le vrai visage du Dr Müller


Lors de l'installation des Editions Baleine, rue Müller à Paris, l'éditeur Jean-François Platet, tintinophile par ailleurs, avait eu comme idée de lancer l'inauguration en imaginant que cette rue était celle où était née le personnage homonyme présent dans les aventures du reporter d'Hergé. Pour ce faire il avait même fait bosser gratuitement quelques connaissances de ta Tata sur des textes destinés à la plaquette annonçant l'inauguration, avant de ne plus donner de nouvelles, ayant abandonné le projet. En effet, le Platet fait parfois n'importe quoi, mais parfois non, et il s'était renseigné entre temps auprès de la maison Moulinsart. Il avait alors compris qu'il risquait, comme Bob Garcia, de se prendre un procès qui met à genoux s'il utilisait l'image du personnage sans autorisation, ou au mieux risquait de payer des droits d'auteurs inconséquents pour le faire.
Toutefois, cet homme (on parle du Platet, là) a des fixettes. Annexant récemment un bouclard tout proche dans la même rue pour y vendre sa collection d'animaux morts, d'armes sans doute, et autres curiosités parfois étranges (pour renflouer les caisses ?), il a eu l'idée de ces panneaux pour attirer le chaland. Le Pouy, de passage, n'a donc pas résisté.
C'est qu'on sait s'amuser dans l'édition où contrairement à ce qu'on pense il semble qu'on puisse dégager du temps : l'envoi des relevés de compte et des contrats (perdus et retrouvés), la tenue de la comptabilité, les rendez-vous avec les distributeurs, et tout le reste même assuré avec rigueur et assiduité tels l'échange, l'écoute, le dialogue, les réflexions politique ou stratégique, n'empêchent heureusement personne de se laisser aller à de la fantaisie. Cela s'appelle le bouillonnement créatif.

Encore une explosion de baleine

Ben oui, vu que ça a éclaté il y a quelques jours et que ça fait une trainée de poudre, si ta Tata qui s'essaie à créer des histoires où il n'y en a pas se met à omettre curieusement les vraies affaires, on ne va plus croire en rien.
Une baleine qui explose, ça en fout partout, ça schlingue, et on va mettre encore un temps fou à nettoyer tout ça.

Alors voilà, asseyez-vous sur les poufs, Tata va vous raconter aujourd'hui une histoire très conne.. C'est l'histoire d'un type qui vient de déclarer à Médiapart qu'il fait un coup de buzz. mais c'est un coup de buzz vraiment à la con.

Jean-François Platet
qui a repris les Editions Baleine, a décidé, malgré bien des avis contraires et multiples, dont notamment celui de Didier Daeninckx depuis plus de deux ans, de rééditer un roman sans grand intérêt de l'avis de ceux qui l'ont lu daté de 1949 de François Brigneau au pedigree frontiste pour le moins copieux.

Daeninckx, qui l'explique dans une lettre ouverte n'apprécie pas la blague, et on le comprendra. Son oncle est mort en déportation à cause de la "bande à Brigneau" ; il s'est battu jadis contre l'irruption de l'extrême droite au sein de Baleine (l'affaire de "La Vieille Taupe", pour qui s'en souvient) ce qui l'a ensuite occupé par ricochets bien des années ; il a toujours combattu l'extrême droite et les amnésies de l'histoire... et voici que lui, locomotive de Baleine soit dit en passant avec ses Poulpe, se retrouve sur les mêmes rayonnages que le Brigneau. Par ailleurs l'histoire de Baleine, qui s'est majoritairement construite autour du Poulpe personnage anti fachos se télescope pour le moins avec la présence de ce nouveau roman dans la collection Baleine Noire -déjà que certains autres bouquins récemment publiés en faisaient tousser un peu.
Ben oui, tout ça, ça schlingue...

Daeninckx a récidivé en lançant une pétition adressée aux auteurs de Baleine et qui leur demande en substance : barrez-vous de là. Si cela est dans les faits un appel à dépouiller intégralement Baleine et à laisser seul Platet avec Brigneau, c'est aussi une stratégie, sans doute pour compter les troupes et voir les actes concrets à l'heure où les romanciers du noir continuent de râler en gauchistes -tout en évitant de tomber dans l'accusation de censure s'il avait demandé le retrait de Brigneau.
En ce moment les auteurs se télémailent tous, affolés et/ou révoltés, emmerdés/consternés tant dans leur amitié pour Jean-François Platet que par rapport à leurs bouquins parus ou qui devaient bientôt paraître.

La balle est donc dans le camp de Jean-François Platet qui n'est certes pas frontiste, mais peut-être un peu trop adepte de la provoc et de la limite, jusqu'à pour le coup faire une connerie qui dézingue absolument tout le monde. Va-t-il faire marche arrière et annuler la sortie du Brigneau ?

En tout cas, blaaaam, ça explose et ça nous en fout partout et des taches resteront longtemps.

Ta Tata se demande bien comment Platet va se démerder de cette avalanche de tripailles : les signataires se rallient à toute vitesse, et pourtant pour certains c'est leur mort littéraire qu'ils signent : Baleine est parfois leur seul et unique éditeur... C'est dire, si tout cela fait chier tout le monde.

Nettoyer au kärcher™ ?
Et maintenant ? Hé bien, les ceusses d'en-face vont bien se marrer à voir tous ces gauchistes encore à patauger dans le marigot. Brigneau au crépuscule de sa vie se voit validé comment un être intéressant. La nouvelle génération de polardeux de droite -ou qui se disent apolitiques (ou "simplement burnés, eux") ; les auteurs de thrillers commerciaux, les anciens adversaires de Daeninckx, la droite prolétaire de celle qui fait des commentaires abjects sous les articles du Web... tout ça va ricaner et fanfaronner et réserver aux auteurs de chez Baleine de jolis moments de gêne dans les salons et festivals.

Oui, alors que l'affaire va sans doute prendre de l'ampleur et la presse s'en emparer dans les jours prochains, comment nettoyer ? Une partie du milieu du roman noir va mettre du temps à s'en remettre.

Les auteurs sont désormais contraints de se positionner (car cela va en chercher certains très loin : de par leur origine ou leurs familles par exemple...) car sinon comment resteront-ils crédibles à fustiger dans les débats et leurs œuvres la droite extrême, la banalisation frontiste du gouvernement, les agissements révoltants d'un Besson pour ne citer que lui à l'heure où tout le monde au gouvernement dérape, et Vigipirate partout... ?

Des auteurs intéressants non édités, ce n'est pourtant pas ce qui manque. L'époque est assez puante, est-ce utile d'en rajouter dans la confusion des genres ?

A suivre...

Rajout du 19 février 21h04 : un neveu de ta Tata qui reçoit les envois de presse a scanné l'argumentaire... La vie so glamour de Brigneau. (Clique dessus pour agrandir).

[Que deviennent-ils ?] Sortie prochaine de l'établissement psychiatrique pour Jean-Bernard Pouy

Ta Tata a reçu un courrier abondant s'inquiétant de l'état de santé mentale de Jean-Bernard Pouy depuis qu'on l'a retrouvé amok dans les rues de Paule (Bretagne) où il est propriétaire d'un modeste castel(*). D'après nos renseignements, Jean-Bernard irait mieux depuis qu'il a été transféré dans un centre de soins approprié à son syndrome. Le chef de clinique parle même d'un "prompt rétablissement. Il prend bien ses cachets avec un coup de muscadet. Souvent même, il se ressert : on sent qu'il veut bien se soigner". Ce n'est pas la première fois hélas que Jean-Bernard Pouy fréquente de tels établissements. Certains même l'ont édité (Gallimard, Fayard, Baleine...).
Tous nos voeux t'accompagnent, Jean-Bernard.
Reviens-nous vite !

(*) Jean-Bernard Pouy, en compagnie de Gérard Alle venait de rencontrer le champion d'Europe de lancer de haches et de poignards sur Armor-TV. A l'issue de l'émission, l'écrivain s'est essayé à cette discipline, vécue comme une vraie révélation. "J'ai toujours voulu balancer des trucs incisifs dans mes bouquins et ça n'a pas vraiment changé le monde. Alors que l'idée était simple : il suffisait de se mettre au lancer de hache pour en mettre plein la gueule à qui le méritait". Le problème est qu'il a fallu plusieurs infirmiers pour le maîtriser, en vain, alors qu'il visait tout le monde avec son Opinel. C'est un chasseur d'éléphant en retraite dans le village qui l'a finalement calmé avec un fusil à seringue hypodermique capable de percer la veste étonnante qu'il porte ces temps-ci.
La crise aurait été déclenchée lorsque un des journalistes à la fin de l'émission lui aurait demandé "s'il ne fallait pas trancher dans ses romans pour obtenir plus d'efficacité".

[SCOOP] Dance for Huet

Comme tout mouvement sectaire, les "Habits Noirs" ont des rituels très codifiés.
Rituels liés à la neutralisation des pratiques des autres sectes (1), rituels de vie (liés à l'absorption en quantité conséquente de boissons macérées aux vertus considérées comme tonifiantes), rituels de mort (ils se livrent à des lectures de thrillers de Chattam ou Thilliez pour atteindre des états limite de consternation, proche de la transe), rituels dits des grands moments de la vie (2), etc.
Parmi toutes ces pratiques on notera la "danse de la santé" qui ferait le miel des ethnologues. Ce rituel envié des autres sectes (dont le nombre d'adhérents très âgés diminue à chaque grippe hivernale) est rare et toujours pratiqué de façon spontanée et secrète.
Or, le dernier événement en date de ce genre, qui s'est déroulé très récemment, a été filmé à la sauvette par un vigile de l'aéroport d'Orly, dimanche 4 octobre 2009, vers 22 h !
Ta Tata a pu se procurer ce document, qu'il faut recentrer toutefois dans son contexte :
Philippe Huet ici présent sur la photographie (3) a été atteint le 3 septembre à Pau d'une quadruple sciatique bivalente à effet paralysant endogène dans la même jambe ! Cet ancien journaliste, baroudeur hardcore et casse-cou no limit (4), quoique grand sportif (5) a tant souffert de son affection qu'il a dû se réfugier à l'hôtel et n'a pu signer que 320 livres le week-end au lieu des 500 habituels.
Le dimanche soir à son arrivée à Orly, son épouse est venue le chercher en hélicoptère (6) alors que, la jambe aussi raide que le bilan prévisionnel des Editions Baleine, il marchait avec de grandes difficultés.
C'est pourquoi, très chagrinés par ce qui arrivait à un membre éminent du roman noir français, les Habits Noirs présents à ses côtés lors du festival de Pau se sont livrés en attendant le jetbus d'Orly à une "danse de la santé" pour guérir leur ami. Cela consiste à "mimer le Huet pour que le démon sciatique s'en aille".
Sur ce document vidéo exceptionnel ci-dessous on distingue donc : Clémentine Thiébault, Alice Varenne, Caryl Ferey (7) et Jean-Bernard Pouy... Il paraît que Huet, depuis, va beaucoup mieux...
(1) Par exemple, la secte des Habits Noirs dépense tous ses fonds "pour inverser" disent-ils "les ondes négatives" issues de la pratique de la secte des 813 consistant à accumuler de l'argent sans fin pour le laisser dormir sans que cela ne profite au développement du genre.
(2) Par exemple tout nouvel auteur est accueilli à bras ouverts. Hélas parfois certains ne s'en aperçoivent pas et finissent par baver n'importe quoi dans des torchons.
(3) Ici dans l'avion alors qu'il se rendait au festival "Un aller-retour dans le noir" à Pau (2 au 4 octobre 09), Philippe Huet lit un journal lénifiant afin de calmer ses accès d'aéromarcvillardose, une maladie incompréhensible qui se répand chez les auteurs de romans noirs et qui leur fait éprouver une peur panique de l'avion. Le plus atteint, Marc Villard, l'est à un point tel qu'il aurait cassé la figure à 43 journalistes lors d'une conférence de presse tout simplement parce que l'un d'eux avait employé l'expression "vous écrivez des romans aussi épais qu'un sandwich d'Air France".
(4) Il a couvert le Tour de France avec Antoine Blondin. Les lecteurs cultivés (ta Tata doit en avoir, tout de même), apprécieront.
(5) Il est avant-centre de l'équipe du Lobster extrem fighting Club de Cherbourg. Le Lobster extrem fight est un sport de haute dangerosité consistant à assommer à poings nus, puis à décapiter avec les dents sous l'eau les homards mutants irradiés par la centrale de Flamanville, à cette pointe du Cotentin.
(6) Ce couple d'auteur touche quelques droits d'auteurs qui lui permet de s'en sortir modestement. La musique de Wagner émise par les hauts-parleurs de l'hélico est tout de même diffusée par un poste Bang et Olufsen.
(7) Auteur entre autres de "La jambe gauche de Joe Strummer" à la Série Noire. Ce n'est pas un hasard...

[SCOOP] Football et polar Français : les documents qui font peur !

Ça a commencé par une vidéo qui circulait sous le manteau... et ta Tata ne voulait pas y croire ! Une séquence qui montre Marc Villard auteur déjà d'un très remarqué et inquiétant "Coup du sombrero" chez l'Atalante en plein délire extatique dans les tribunes le 9 mai 2009 durant le match Rennes Guingamp.
Sur ce film édifiant que ta Tata a eu le plus grand mal à se procurer (ci-dessous), on voit furtivement celui qui fut un grand écrivain raffiné (en bleu, portant des lunettes de hooligan, signe d'appartenance au fameux Black Jazzy Barbès Kop de sinistre réputation) se lâcher totalement... quoique dans une hystérie très retenue (donc cauteleuse, et d'autant plus inquiétante).

Des semaines plus tard, le même, toujours pas redescendu de son bad trip, braillait encore les slogans durant un podcast des Habits Noirs... Seule l'omerta du milieu sut étouffer jusque là cette affaire navrante... Mais ta Tata en a découvert d'autres !
En effet, cette irruption de la folie footballistique dans le polar français réputé pour son goût de la culture et de la musique classique n'aurait été qu'anecdotique si elle n'avait été repérée que chez ce navrant cas isolé... Mais aussitôt, on a pu constater une véritable épidémie : Francis Mizio, qui, toujours aussi fourbe, prétend pourtant détester le football, se fait photographier avec Raymond Kopa dans un festival, le 17 mai dernier, à Fismes, près de Reims (ci-dessous) après avoir forcé le service de sécurité (chemise rose) affolé par la détermination de ce chasseur bien connu, de l'avis d'un auteur de thrillers à l'acuité indubitable, de notoriété indirecte.

Très vite, c'est la surenchère dans ce milieu qui est devenu de plus en plus compétitif (les auteurs vendant de moins en moins de livres essaient de se distinguer à travers des signes radicaux de virilité, dont le football) : Jean-Bernard Pouy est intercepté dans un festival qui a tenté d'étouffer l'affaire : il venait de s'emparer de la coupe de Guingamp ! (Ci-dessous, la photo qui accuse. Cliquez dessus pour agrandir et vérifier... C'est un scoop Tata Rapporteuse).
On sera affligé, et on aura raison. Quel exemple la littérature est-elle en train de donner ? Celui du fanatisme ? Comme si on n'avait pas déjà fort à faire avec les collectionneurs de whodunit qui hantent une association quasi sectaire bien connue ?
Voilà qui n'est pas sans rappeler les dérives narrées dans le fameux Poulpe "Kop d'immonde" de Pelé et Prilleux (Un Frédéric Prilleux toutefois pas clair du tout puisqu'il joue d'ailleurs double jeu... Il est en effet visible aussi sur cet autre document vidéo exclusif ci-dessous en plein rage guingampesque avec son panneau, tentant de censurer le journaliste qui dit-on aurait été ensuite copieusement molesté par celui qui a la réputation d'être aussi le bibliothécaire le plus musclé de l'Ouest français)...

Un Poulpe qu'il fallait donc prendre pour un signe avant-coureur, alors que vient de paraître en partie sur le même thème le roman Hécatombe de Nada chez Baleine, lui carrément apocalyptique (Football Factory, à côté, c'est une bluette)...
Oui, la barbarie est en marche, gangrènant désormais jusque dans le roman noir français, qui était un des derniers bastions jusqu'alors de l'élégance et de l'exigence culturelle...
Oui, ta Tata, maintenant, a peur...

Vu dans les toilettes de la cave des Editions Baleine



Dans le cadre (cliquez pour agrandir -désolé pour la qualité de cette photographie chipée) il y a écrit autour d'un obscur tableau flamand :

Ici on uriné des auteurs célèbres des XXe et XXIe siècles
Certains ont vomi aussi

On comprendra pourquoi les Editions Baleine ont une propension à publier des textes du registre destroy, de la marge, tel ce mois-ci l'ahurissant "Hécatombe" du slameur Nada...

Réclamez Pouy en pack de six et offrez-vous l'occasion d'emm... le monde au nom de la démocratie !

Le dernier festival du Chien Jaune à Concarneau, mi-juillet dernier (*) a laissé une large place à la collection du Poulpe de chez Baleine : expo de Miles Hyman, causettes diverses, et (re)lancement d'une bière "La Poulpeuse" frappée d'une étiquette représentant Pouy surpris à la prison du comté ; bière que quelques auteurs ivrognes du polar ont dédicacé pour l'occasion. Or, le premier "tirage" de cette bière est limité à quelques centaines de bouteilles collector et sera exclusivement diffusé courant septembre à des V.I.P. et autres people polardeux triés sur le volet... Bref, Baleine se met à faire dans le non-démocratique ! Le Poulpe populaire... mon oeil puisque visiblement... ça reste entre soi !

D'ores et déjà, on peut estimer d'autant plus que les bouteilles vont devenir rapidement rares même avant la distribution V.I.P.,... puisque Jean-François Platet, éditeur de Baleine (**) prend le prétexte de l'ouverture récente de son site web pour en déboucher à tout instant avec le moindre visiteur de la rue Müller : "parce qu'il faut arroser ça".
Mardi 4 août après-midi, c'est l'écrivain et scénariste Jean-Claude Schineizer et ta Tata qui ont pu constater que "la première, ça va ; la deuxième ça commence à chauffer", dixit le Jean-Claude qui pourtant fait régulièrement des stages beer training survival game, coaché d'abondance par son inséparable ami Thierry Crifo. Et de fait, c'est qu'elle est costaud, la Poulpeuse... et cogne tôt et vite, même davantage que dans le premier chapitre de bien des Poulpe, -foi(e) de Tata. C'est du goût Pouy roots, p'têt...
Il serait vaguement question d'une commercialisation "éventuelle" de cette bière en direct chez Baleine également à compter de septembre, mais l'affaire n'est pas très claire. Les explications de Platet dès la deuxième bouteille devenant à ce sujet pour le moins sibyllines... ou gênées aux entournures. Le mieux, si vous êtes fan du Poulpe, c'est de vous manifester auprès des Editions si vous voulez vous en procurer (Ta Tata ne garantit pas la réussite...) : non seulement ça les prendra de court, mais en plus ça les forcera peut-être à ne pas se contenter de diffuser la substance poulpienne de façon élitiste (***).

(*) Ta Tata fait des pieds et des mains en ce moment pour extorquer quelques photos de ce festival ; images qu'elle a aperçues chez un de ses neveux et qui ne sont pas piquées des hannetons bretons... A suivre, bientôt sur ce blog, j'espère...
(**) Photo avec son souvenir de ses vacances en Corse ; un produit local trouvé en brocante et qui lui a quelque peu compliqué la vie au retour de l'aéroport d'Ajaccio, ameutant une section de gendarmes...
(***) Non, ce n'est pas une fausse pub que ta Tata fait là : mais ça la ferait ricaner de voir la Baleine se reconvertir en Vins du Postillon, embarrassée par les commandes... Ce n'est pas le tout d'avoir la mitraillette révolutionnaire, faut penser aussi au peuple, non ? (Et comme les Dieux, il a soif).

Histoire secrète du polar français (2) : violentes négociations autour du Poulpe chez Baleine

Ta Tata vient de se procurer des photographies qui sont une véritable bombe, et révèlent dans quelle climat se fait le méga big business du polar français, qui aiguise tant de cupides appétits eu égard aux pactoles en jeu.

La scène se passe début novembre 2008 dans les bureaux des Editions Baleine qui viennent d'être rachetées depuis quelques mois par Jean-François Platet et sont encore en plein travaux d'aménagement. Il s'agit de peaufiner la programmation secrète des nouveaux Poulpe et d'annoncer à Jean-Bernard Pouy que Stéfanie Delestré deviendra la directrice de collection, commissionnée de façon très habile à taux progressif augmentant à chaque palier de 100 000 exemplaires vendus.

Au début tout se passe bien, et l'entretien est cordial. Mais, soudain, Jean-Bernard Pouy -qui vient de s'acheter à côté de chez BHL une villa dans la Médina à Marrakech et a beaucoup de travaux imprévus à y réaliser-, pète les plombs et "veut de la fraîche" -soit sa part de gâteau sur les fortunes annuelles issues du Poulpe ; sommes faramineuses qui vont lui échapper...

Il se lève, dégaine la matraque qui ne le quitte jamais pour négocier ses contrats et hurle "touche pas au grisbi, salope!". Il s'apprête à faire un massacre... (Rappelons que nombre d'éditeurs ayant travaillé avec Pouy ont disparu sans qu'on ne retrouve les corps).
Heureusement, après sa Flag rapidement avalée, Platet intervient et parvient, on le voit, heureusement, à maîtriser le cupide forcené...

Tata trouve que ça sent le printemps


• Guérif dans le poste : l'histoire de Rivages Noir par Guérif et nombre d'interviews en vidéo d'auteurs (ici). Y'a pas un Français (P'têt qui sont trop nazes, ou quoi ?). En tout cas, ça à l'air surchargé de bouquins chez Guérif et cossu chez Nisbeth. Du coup ta Tata trouve son propre papier peint (ci-dessus) un peu daté.

Des polars et des nouvelles contre le cancer du sein : >ici

• Lâchez le pognon : faites lire vos manuscrits et vos scripts de polar par des pros (un scénario de long-métrage, un roman "de moins de 150 pages" parce que faut pas déconner non plus ou une pièce de théâtre), genre Michel Alexandre ou Michel Delgado. Ca coûte la peau du cul (de 240 à 660 €), et c'est ici.

• Baleine et le requin : un ragot au marché (le stand des légumes) a donné un peu de mal à ta Tata pour le vérifier. Il paraît qu'un certain "Marcos" s'apprêterait à sortir une biographie de Jean-François Copé (*) aux Editions Baleine (qui ne publient pourtant en ce moment que des Poulpe, et n'ont jamais publié d'essais). Recherche faite, en effet, il y a bien une Jean-François Copé ou la biographie impossible à sortir de Koskas Marco chez Amazon, mais l'éditeur n'est pas encore spécifié. Bizarre. Et Copé chez Baleine ? C'est quoi ça ? (Jean-François Platet ne répond pas à ce sujet). Ta Tata espère au moins qu'il va être aussi bien traité qu'un certain "Michel Lapoutre", ministre des sportifs dopés, dans l'excellent et réjouissant Poulpe de Ferey et Couronne, "D'amour et dope fraîche" qui vient de sortir. Parce que sinon à naviguer en eaux troubles en tanguant un coup à gauche (un Poulpe "A vos Marx, partez" de Jérôme Leroy va sortir) et un coup à droite, il va s'échouer sur la plage, le vieux cachalot. D'ailleurs Korkas Marco (ou Marco Koskas, avec tous ces étrangers qu'ont pas des noms comme nous, on ne sait plus, hein) sort un "Aline pour qu'elle revienne" prochainement chez Baleine (là, Platet vous assomme de sa pub). Bouquin de plage ou message subliminal ?
(*) L'homme qui a écrit qu'il arrêtait la langue de bois, en titre d'un livre qui commençait donc mal.

Jean-Francois Platet homme de l'année catégorie culture pour le Time Magazine !

Ben heureusement qu'une copine d'une nièce de ta Tata fait ses études à Nouillork ! Personne n'en parle ici, même pas Livres Hebdo et pourtant la nouvelle est de taille: un éditeur français salué pour son esprit d'entreprise aux States, excusez du peu ! Alors le landernau ? Pas au courant ? Trop centré sur son nombril, on passe à côté de l'info ? 
Renseignement pris, Jean-François Platet a quitté les Editions de La Martinière cet été et a leur acheté les Editions Baleine. C'est lui désormais le proprio et il doit annoncer le lancement début octobre. Un trip entrepreneur osé et rapide qui, forcément, a réjouit les Ricains toujours d'ordinaire prêts à nous critiquer.
En tout cas, chapeau. Ta Tata est bluffée !  C'est que ça bouge dans le polar, dis donc !

(Cliquer sur la couverture pour voir l'image en grand).