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Tata Rapporteuse et la déontologie

Lors du dernier Festival de Lamballe, un neveu de ta Tata s'est fait tancer par D.O.A. (*) pour avoir publié un jour son prénom, pourtant porté par quelques millions de personnes et que pourtant elle a déjà oublié. Légitime récrimination toutefois de la part de celui qui protège farouchement son identité et son anonymat et qui est strictement contre toute atteinte à son droit à l'image, prenant toutefois le risque de se déplacer en salon sans cagoule.
Cette photo de D.O.A. discutant avec Pascal Dessaint qui lui explique qu'il a une escarbille sur le nez, respecte donc notre éthique et la déontologie que l'on peut attendre de tout site d'information soucieux de rigueur, même people. Comme on aurait pu le voir, la nouvelle coupe de cheveux de D.O.A. était une des surprises du festival 2010 de Lamballe.

(*) D.O.A. est le pseudo de l'auteur de "Citoyens clandestins" à la Série Noire, nommé DOA ; ce qui signifie Dead On Arrival ou Dead Or Alive, on ne sait plus trop, à moins que cela dépende de l'heure de la journée.

Le scandale des photos retouchées dans le polar enfin démasqué

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Le site web Photoshop Disasters ne se lasse pourtant pas de dénoncer le scandale des photographies retravaillées dans le monde des people et de la publicité en épinglant les erreurs de retouche, mais s'attendait-on à ce que cette pratique révoltante, consistant à nous donner une fausse réalité, vienne à gagner le monde du roman noir français ?
C'est pourtant ce qui se passe, et l'affaire éclate avec une photographie de Lilian Bathelot, Hervé Le Corre et Pascal Dessaint prise le week end dernier à Frontignan. On a beau embellir les stars du milieu, leurs effacer leurs rides, les amincir, leur donner l'oeil vif (malgré ce qu'ils picolent !)... le lecteur, qui est en droit de savoir la vérité, finit toujours par s'apercevoir de la supercherie. Il y a toujours un moment où une erreur est commise dans l'entreprise de falsification... Preuve est faite sur cette image, "un faux grossier" qui a dû être composée de plusieurs autres -pour nous faire croire à quoi d'abord ? Ou alors Hervé Le Corre aurait été fortement doté par la nature pour dédicacer ou taper plus vite que les autres sur son clavier !
De qui se moque-t-on ? A quoi cela rime-t-il ?
L'affaire est plus grave qu'il n'y paraît : en effet, cela pose des problèmes de déontologie et de crédibilité : ces auteurs ne nous disent-ils pas en permanence qu'ils tracent la littérature du réel ?
Alors pourquoi, messieurs, retoucher vos photos ?
On attend vos explications. Vous aurez du mal à nous convaincre...

Droit de réponse d'Olivier Bois : Tata assimilée à la presse poubelle !

A la suite de la publication de notre scoop sur Olivier Bois (voir billet précédent), la société de presse "Tata Rapporteuse Hot News" a été saisie d'un droit de réponse. La loi nous contraint à le publier, même si notre déontologie, jusque-là reconnue par tous, est gravement mise en cause.

Quand les pure-players se jouent de la morale.
Tata rapporteuse, l'autre Closer...
Les apparences sont parfois trompeuses… et la morale est souvent bafouée lorsqu'il s'agit de web-business... Cet article est tout à la fois l'expression d'une perte de repères pour la presse en ligne et la preuve patente d'une absence d'éthique journalistique. Pour « vendre », il faut du sensationnel, de l'inédit et du scandaleux, quitte à violer les règles les plus élémentaires enseignées dans nos écoles de journalisme.
Pourrait-on connaître la teneur des relations qui lient le paparazzi (un photographe sans doute raté) à la rédaction de ce funeste site, fut-il humoristique ? Les propos des sources citées sur ce site à caractère pseudo informatif ont-ils été recoupés ? Et qu'en est-il de la qualité et de la pertinence de ces sources, des auteurs pour qui l'écriture est synonyme de cochonnailles et l'édition un vaste supermarché de bricolage (ils écrivent souvent avec une truelle et considèrent que les droits d'auteurs se mesurent avec un décamètre)?
Bref, un journalisme à la petite semaine qui derrière une ligne éditoriale « débonnaire » cache en vérité une totale absence de professionnalisme.
A déconseiller absolument... même au non-voyant.
Olivier Bois