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Mais qui sont ces gens à côté de Dugommier ?

Depuis que ta Tata a ouvert le dossier Dugommier (voir articles précédents) éminence grise de l'association 813, les témoignages et les faits étranges surgissent. Les deux dernières traces de cet individu international et interlope viennent de tomber.
Repéré récemment à Cuba... il est en effet apparu en compagnie de Didier Daeninckx (qui semble très honoré de le fréquenter -le pouvoir occulte de Dugommier doit être impressionnant) au tout récent Festival de Gaillac. Dugommier homme de réseau internationaliste révolutionnaire ? Il n'est désormais plus question d'en douter. On notera qu'il est à la gauche de Didier Daeninckx, ce qui n'est pas rien.
En revanche sur la seconde photo l'individu avec qui Dugommier se promène, moins connu, n'a pas encore été identifié. A sa tenue, il se pourrait que ce soit un poète contemporain, ou un auteur de chez P.O.L.
Dugommier non content d'infiltrer le polar français ferait-il aussi dans la littérature blanche ? L'enquête continue...


L'individu en blanc affiche en outre une ressemblance
avec un Didier Daeninckx sans moustache. Tout cela est très troublant.

[Dugommier fin] L'individu aurait été repéré à Cuba

La piste activiste de Dugommier semble confirmée. Ta Tata vient de recevoir cette photo prise par son agent à la Havane. Dugommier ferait office de doublure du leader maximo grâce à ses ressemblances troublantes qui augmentent avec l'âge... De toute façon, chacun se souvient de son bagout lors des festivals qu'il animait et de son admiration non cachée pour les discours fleuves de plus de 12 heures...

[Dugommier suite] Qui est-il vraiment ?

Le précédent billet publié par ta Tata a eu des conséquences inattendues : tout le monde se met à fouiller dans ses archives à la recherche de Dugommier, individu interlope qui cacherait des activités étranges sous son air patelin et ses pulls en poil de chameau : aussi des documents étranges ressortent, telle cette image...
Que faisait-il en 1938 en compagnie d'André Breton et Léon Trotsky ? Serait-il un agent de la révolution bolchocryptotrotskomenchevo mexicano-castriste ? En somme, Dugommier est-il bien Dugommier ? Et l'association 813 ne serait-elle pas infiltrée par de dangereux agents subversifs, sportifs surentraînés et cagoulés, prêts à faire main basse sur le trésor de la France pour, mettons, en faire des SICAV au profit d'obscures causes subversives ?
Cela prend une ampleur de plus en plus troublante... Le milieu du polar et du roman noir français serait-il bien infiltré par le gauchisme ? Les imbéciles qui ont "témoigné" l'an dernier dans un magazine droitier écrit par une pigiste supposée à l'époque être une sacrée gourdasse... avaient-ils eu finalement raison ?
(à suivre).

Luc Baranger et Michel Embareck se lancent dans l'action radicale


Non, il ne s'agit pas d'une énième dénonciation zoophile dans la lignée des deux précédentes à l'encontre de Luc Baranger que ta Tata vient de recevoir (le drôle d'animal frisé genre bichon à côté est en fait Michel Embareck), mais bien du lancement du premier mouvement politique issu du polar qui vient d'être lancé par ces deux auteurs très marqués politiquement.
Sous l'étiquette "MODOM" (Mouvement d'Organisation Disciplinaire des Organismes Mouvants"), d'ailleurs présente sous l'encolure de leurs sweats bios en laine de chèvre issus de l'élevage durable, ces deux militants infatigables, qui font la paire, ont décidés de faire bouger les choses dans une France qu'ils jugent pleine "d'enfants de l'apathie". Leur slogan rassembleur, volontiers dadaiste ("il est interdit de traverser les voies sans y être invité par les agents de la gare") se veut un credo "pour enfin grimper dans le wagon de la modernité filant sur les voies de l'émancipation plébéienne", sinon une allusion directe à l'affaire dite de Tarnac. Ils clament d'ailleurs à l'envie dans ce paradigme rebelle cette formule aussi forte que postillonnante : "A bas les bobos et les babas : le beau but c'est le hobo."
Michel Embareck, qui collectionne les caténaires à titre privé depuis plusieurs décennies déjà dans son jardin ("pour griller les saucisses sur un bidon de chantier, c'est aussi prolétarien que parfait") ne mâche pas ses mots : "Le polar français est en train-train doublé d'une panne d'aiguillage depuis les années 70. Il est temps de sortir de l'attentisme façon ticket de quai imposé par le syncrétisme tétanisant de la rhétorique post-stalino dialectique révolutionnaire -et franchement je ne vois pas Karl Marx revenir autant qu'on se complaît à le dire, -ne serait-ce qu'à cause de la fumée de mon barbecue".
Pour lui, l'issue se doit désormais d'être "une littérature populaire réifiée dans la transcendance de l'agora et de la polis, sans oublier l'ubris ni le rugby". C'est pourquoi il veille à parler clair et "proche des gens" : "Dans cette optique, désormais, pour dédicacer, je joue la proximité en me mettant de l'autre côté de la table. Le problème, c'est que du coup les gens font la queue derrière moi et on n'arrive pas à se parler. Faut que je peaufine".
Luc Baranger, malgré ses charges de famille nombreuse (voir messages précédents) s'est illico investi dans le MODOM pour constituer "l'antenne outre atlantique" depuis son domicile canadien. "Là où je vis, il y en a trop qui se sucrent, à commencer par les cabanes".
Ta Tata t'avouera que toutes ces conceptions politiques du polar lui passent un peu au-dessus, car bien compliquées. Comment faire passer le message ? Comment soutenir ? Comment faire avancer ces conceptions humanistes qui ont l'air bien, même si on y comprend rien ? Pour le MODOM, une seule solution, simple : "Toi y'en a acheter et lire livres de Baranger et Embareck et eux s'occuper de tout, t'inquiète".