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[SCOOP] Dance for Huet

Comme tout mouvement sectaire, les "Habits Noirs" ont des rituels très codifiés.
Rituels liés à la neutralisation des pratiques des autres sectes (1), rituels de vie (liés à l'absorption en quantité conséquente de boissons macérées aux vertus considérées comme tonifiantes), rituels de mort (ils se livrent à des lectures de thrillers de Chattam ou Thilliez pour atteindre des états limite de consternation, proche de la transe), rituels dits des grands moments de la vie (2), etc.
Parmi toutes ces pratiques on notera la "danse de la santé" qui ferait le miel des ethnologues. Ce rituel envié des autres sectes (dont le nombre d'adhérents très âgés diminue à chaque grippe hivernale) est rare et toujours pratiqué de façon spontanée et secrète.
Or, le dernier événement en date de ce genre, qui s'est déroulé très récemment, a été filmé à la sauvette par un vigile de l'aéroport d'Orly, dimanche 4 octobre 2009, vers 22 h !
Ta Tata a pu se procurer ce document, qu'il faut recentrer toutefois dans son contexte :
Philippe Huet ici présent sur la photographie (3) a été atteint le 3 septembre à Pau d'une quadruple sciatique bivalente à effet paralysant endogène dans la même jambe ! Cet ancien journaliste, baroudeur hardcore et casse-cou no limit (4), quoique grand sportif (5) a tant souffert de son affection qu'il a dû se réfugier à l'hôtel et n'a pu signer que 320 livres le week-end au lieu des 500 habituels.
Le dimanche soir à son arrivée à Orly, son épouse est venue le chercher en hélicoptère (6) alors que, la jambe aussi raide que le bilan prévisionnel des Editions Baleine, il marchait avec de grandes difficultés.
C'est pourquoi, très chagrinés par ce qui arrivait à un membre éminent du roman noir français, les Habits Noirs présents à ses côtés lors du festival de Pau se sont livrés en attendant le jetbus d'Orly à une "danse de la santé" pour guérir leur ami. Cela consiste à "mimer le Huet pour que le démon sciatique s'en aille".
Sur ce document vidéo exceptionnel ci-dessous on distingue donc : Clémentine Thiébault, Alice Varenne, Caryl Ferey (7) et Jean-Bernard Pouy... Il paraît que Huet, depuis, va beaucoup mieux...
(1) Par exemple, la secte des Habits Noirs dépense tous ses fonds "pour inverser" disent-ils "les ondes négatives" issues de la pratique de la secte des 813 consistant à accumuler de l'argent sans fin pour le laisser dormir sans que cela ne profite au développement du genre.
(2) Par exemple tout nouvel auteur est accueilli à bras ouverts. Hélas parfois certains ne s'en aperçoivent pas et finissent par baver n'importe quoi dans des torchons.
(3) Ici dans l'avion alors qu'il se rendait au festival "Un aller-retour dans le noir" à Pau (2 au 4 octobre 09), Philippe Huet lit un journal lénifiant afin de calmer ses accès d'aéromarcvillardose, une maladie incompréhensible qui se répand chez les auteurs de romans noirs et qui leur fait éprouver une peur panique de l'avion. Le plus atteint, Marc Villard, l'est à un point tel qu'il aurait cassé la figure à 43 journalistes lors d'une conférence de presse tout simplement parce que l'un d'eux avait employé l'expression "vous écrivez des romans aussi épais qu'un sandwich d'Air France".
(4) Il a couvert le Tour de France avec Antoine Blondin. Les lecteurs cultivés (ta Tata doit en avoir, tout de même), apprécieront.
(5) Il est avant-centre de l'équipe du Lobster extrem fighting Club de Cherbourg. Le Lobster extrem fight est un sport de haute dangerosité consistant à assommer à poings nus, puis à décapiter avec les dents sous l'eau les homards mutants irradiés par la centrale de Flamanville, à cette pointe du Cotentin.
(6) Ce couple d'auteur touche quelques droits d'auteurs qui lui permet de s'en sortir modestement. La musique de Wagner émise par les hauts-parleurs de l'hélico est tout de même diffusée par un poste Bang et Olufsen.
(7) Auteur entre autres de "La jambe gauche de Joe Strummer" à la Série Noire. Ce n'est pas un hasard...

Ta Tata : ratatata, ratatatatata, ratatatata !

• Désoeuvré. Picouly chômedu va-t-il se remettre au polar ? > ici.

• Comme aux Européennes. Vous avez jusqu'au 17 juin pour vous abstenir de voter à ce truc-là, Thrillermania. Parce que du thriller lavasse, on n'en manque pas et c'est bien le problème, ma bonne dame.

Pointilleux. Hervé Doa, qui s'énervait jadis contre Chronic'art qui aurait sorti une de ses phrases de son contexte (chez feu Tutu Reporter), cause à la presse et ensuite rectifie sur son blog. C'est assez fastidieux comme démarche, mais il peut y avoir, il est vrai, des ambiguités, notamment politiques, à dissiper. Doa fait partie de cette génération qui ne veut surtout pas être classée de droite, mais surtout pas de gauche, faudrait pas déconner quand même. Certes, Desproges disait qu'être de droite ou de gauche, c'est dans chaque cas être hémiplégique : on ne peut donc reprocher à Doa de surveiller sa santé. Et puis, il y a toujours des fouille-merde comme ta Tata qui lisent les articles et après qui se mettent à baver par goût de la provoc. C'est d'un pénible. Avec l'expérience, Doa apprendra qu'on n'est jamais satisfait de la façon dont la presse retranscrit les propos. C'est ça, s'exposer, être un personnage public. C'est du collatéral. L'important aujourd'hui c'est qu'on parle de soi, pas forcément qu'on en parle bien (et même Tata, du coup participe du buzz). Dantec avant son a-encéphalite fut grand maître en matière d'ordonnancement du bruit médiatique (ça s'est calmé : vous avez entendu parler de son dernier au fait?).
Ca viendra, petit scarabée : les rapports avec la presse c'est exactement la métaphore de la pratique à problème qu'à connu Carradine dans ses derniers instants. Remarque : on peut toujours refuser de répondre aux journalistes. Mais ça confine au choix de vie. Cela étant le Doa n'est pourtant pas dupe du tout du cirque. Il va finir par se politiser ou quoi ?

Foutaises. Le dossier de Lire sur le polar, c'est à 80 % du n'importe quoi. Un ou une journaliste qui s'est fait tanner par quelques attachées de presse, regroupe par ignorance les quelques bouquins du moment et en tire un vague angle genre mouvement littéraire ou tendance forte et plaque un terme là-dessus en espérant que ça fasse florès. Méthode classique. Ca fonctionne pareil en presse littéraire que les dossiers genre Nouvel Obs : "Darwin et l'Islam : le mal du dos des salaires des fonctionnaires du prix de l'immobilier à Paris des hôpitaux classés des francs-maçons du sexe". On se marre. Bullshit absolue.

• Rien à voir avec le polar, mais le catalogue des sorties de l'été (mai juin juillet) de J'ai Lu comporte sauf erreur 4 livres écrits par un même auteur, dans 4 genres différents, sous 3 pseudos et un sous son propre nom. Avis aux auteurs : l'édition ne fait vraiment plus que du produit. Sinon, on y découvre qu'Eric Zemmour a écrit un polar. Ta Tata a envie de le lire rien que pour y traquer le micro dérapage en se mettant dans un état d'esprit façon sorcière de Salem. Mais bon, on s'en fout après tout : ce type est comme Naulleau, un pantin hallucinogène pour faire illusion et diversion chez les masses.

• Deillontologie. Ta Tata parfois apprend de ces trucs sur certains -trucs qui les démasquent tant ils sont signifiants- et ça la démange de balancer pour mettre le bazar et rigoler un peu... Mais bon, c'est de la vie privée ou alors ça va finir en bain de sang cette plaisanterie...

• Vrai-faux. Encore un Poulpe sauvage.

• Harakiri. Jean-Jacques Reboux va expliquer à Eaubonne pourquoi il faut en finir avec la littérature policière.

• Contresens ? Dans le métro parisien, il y avait des affiches pour le dernier Maxime Chattam. Le slogan était, si ta Tata se souviens bien : "Le pire est encore à venir". En revanche, bizarrement, il n'y avait pas la date de publication du livre en question.

• Gesticulations. Jérôme Leroy avait un jour tapé sur Vargas et on en avait fait grand cas dans le marigot. Bon, on a le droit de dire ce qu'on pense, et c'est bien de s'y prêter surtout quand c'est argumenté et fournit des éléments de réflexion à partager. Il remet ça, mais ça commence à confiner un peu au n'importe quoi confusionniste. Fais gaffe Jérôme, des mal comprenants vont t'accuser comme ta Tata de faire de la captation de notoriété.

Tata tire sur tout ce qui bouge


• Verte est sa couleur. Fred Vargas est inquiète pour la planète. > ici. Elle préparerait aussi à cause des ravages observés dans les festivals polars une cape pour se prémunir contre la grippe à bière*.
Bandeau rouge est son nom. Caryl Ferey a encore attrapé un prix, à Arras. Il serait question de rééditer Zulu en format A3 pour laisser la place à la liste de prix. Vas-y Caryl, cogne. Après des années, jadis, de galère, c'est justice. Ça plaît à ta Tata, ça, -et comme ça en énerve d'autres, alors c'est que du bon...
• Jazz me down. Bob Garcia, polardeux, musicien, et tintinophile qui tient de bonnes chroniques jazz et polar (qu'on retrouve sur son blog) sur la radio TSF aurait des ennuis avec la maison Moulinsart, légataire de l'œuvre d'Hergé, très en verve de procès ces temps-ci (même qu'il l'ont dit sur TSF qu'il fallait soutenir le Bob). Ainsi Casterman a récemment appris à son grand étonnement dans un interview du PDG de Moulinsart et après 75 ans de bons et loyaux services qu'ils seraient en conflit avec lui, et l'éditeur humoristique Le Léopard Masqué risque d'être ruiné...
• Toi aussi devient auteur de thriller. Maxime Chattam et Franck Thilliez sont les juges du concours Thrillermania des éditions Pocket qui ont eu cette bonne idée car il y a peu de thrillers de batterie publiés (hein ? Non? Bon...). Vous avez jusqu'au 28 mai pour prouver que vous pouvez faire mieux qu'eux. Ça va donc se bousculer, les ex aequo. Pour vendre plus en revanche, il vous suffira d'obtenir plus de pub et de diffusion de livres, mais ça, c'est pas gagné. Si un jour ta Tata a le temps (j'ai du tricot à finir) elle t'expliquera comment faire un thriller d'élevage commercial et consensuel comme on en voit tant. En fait, c'est pas compliqué -les auteurs se la pètent, y'a vraiment pas de quoi- faut juste avoir cette capacité à se faire chier soi-même en l'écrivant et ne pas voir honte de remouliner les toujours mêmes poncifs. Le plus dur c'est l'équipe de marketing derrière qu'il faut décrocher, et ça c'est bien plus difficile à choper qu'un gang de roumains tueurs à gages.
• Théorie de jeunes filles**. Vous pouvez élire la meilleure vidéo ayant résulté du concours "petits crimes et sacs à main" (Ta Tata n'y a pas participé, toujours ce foutu tricot à finir). Des jeunes filles, via le site Lecture Academy se sont amusées à tourner de petits films polars avec les moyens du bord pour gagner un sac. Ta Tata se moquerait bien, mais c'est foutraque, mignon ou culcul type jeune et jolie, c'est selon... Alors pourquoi pas, hein. Et finalement, si ça fait un jour lire du polar autre que celui du paragraphe précédent...

(*) Grippe à bière n'est pas de moi, hélas, mais un mot d'une petite fille de six ans, qu'on m'a récemment rapporté.
(**) Ce titre est une référence cachée qui va attirer le regard de la lutte anti terroriste sur ce site (Ceux qui savent pourquoi parce qu'ils lisent pas que du polar, comprendront). Message pour nos amis flics : Salut les gars ! Alors c'est subversif Tata Rapporteuse ? Vous n'avez pas autre chose à foutre ? Hein ?

Un salon du livre de Paris très inquiétant pour l'avenir...

Ah, je les entends déjà les médias qui vont claironner dès demain que l'année fut exceptionnelle, l'affluence nombreuse, que le salon du livre de Paris a encore été un succès, et patati et patata !
Comme tu le sais, ta Tata tenait un stand au salon du livre de Paris : le stand pipi. C'est dire si c'est un des plus fréquentés, sinon le plus couru du salon et c'est ainsi que je suis sans doute généralement chaque année un des rares postes des plus bénéficiaires de l'industrie éditoriale. Un stand où tous les auteurs, les éditeurs, les agents, les lecteurs passent... Un stand où tout se joue... Tiens : où crois-tu que sont négociés les transferts d'auteurs ? Comment ça s'est passé, hein le passage de Chattam de chez l'un à l'autre, en toute discrétion des allées arpentés par les espions concurrents ? Ah, si je racontais tout ! Tel auteur qui rédige vite fait un synopsis sur une feuille que lui prête ta Tata car il vient de croiser un ponte de l'édition, tel autre qui force la porte d'un éditeur en pleine occupation... Si on a tant de bons polars en France, hé bien, crois-moi le stand de ta Tata n'y est pas pour rien.

Mais revenons à ce qui me turlupine : juge-toi même sur cette photographie prise lundi en début d'a-m, à une heure, normalement d'affluence de cette journée "pros"... : pas un chat. Juste une copine écrivain passée déposer des exemplaires de son manuscrit dans les cabines dans l'espoir que là, au moins, il sera lu. Oui, tu peux le dire : ça fait peur. J'ai fait à peine une poignée de piécettes jaunes (au prix du stand, merci!) et en plus, le comble : il y en a même un qui m'a piqué ma petite soucoupe.
Que se passe-t-il bon sang dans ce pays depuis quelques mois ? Oui, les Français lisent moins, oui, ils sont 30% à ne jamais ouvrir un livre... mais bon sang : ils continuent tout de même d'aller aux toilettes ! Normalement, c'était un marché captif. Et il y aura toujours des livres, des auteurs pour en pisser et des lecteurs contraints par leur métabolisme !
Est-ce dû vraiment à la crise ? Je ne sais que penser. Tout le monde est tétanisé, repousse les projets, ralentit la cadence des publications... Mais c'est à ce point aussi qu'ils se retiennent aussi de pisser ? Je ne comprends pas. Combien de temps vont-ils tenir ? Si l'urée passe dans le sang, ça crée des hallucinations : comme si dans le milieu il y en avait pas déjà assez à prendre leur vessie pour une lanterne !
On est bien barrés... La rétention n'est absolument pas une solution d'avenir. Il y a bien un moment où il faudra dans le business comme ailleurs lâcher les vannes si on veut sortir de cette morosité !
Alors on me dit : "la crise ramène sans doute les gens vers un repli sur soi, des nouvelles pratiques... Peut-être qu'il y a un retour de la miction à domicile". J'en sais rien. J'écoute ce qu'on me dit. J'essaie de me faire une opinion. On me dit aussi : "Plus rien ne sera comme avant, désormais depuis cette crise. Il faut inventer de nouvelles choses, ouvrir de nouveaux marchés. Regarde comme l'édition s'engouffre et fonce dans le numérique. Tiens le dernier Dominique Sylvain est sorti en papier et en e.book en même temps..."
J'entends, j'entends : plus d'intermédiaire, du producteur direct au consommateur, de nouveaux standards, l'évolution, tout ça... Moi je veux bien, mais je ne vois pas trop comment je vais passer l'activité de mon stand en numérique. Je me sens ce soir comme un libraire désappointé, les bras ballants devant ses cartons d'offices toujours plus abondants et invendus.
Investir dans le "e.pipi" ? D'abord je ne vois déjà pas trop comment ça peut se présenter, et puis de toute façon c'est sans doute trop d'argent à investir pour ta Tata : recruter des informaticiens, développer les logiciels, concevoir un terminoir portatif USB... Il me faudrait une levée de fonds. Et le temps que je prenne le virage numérique, si ça se trouve des petits malins dans un garage californien auront déjà développé un "Virtual Peewee 1.0" : le genre de truc génial intégrable à l'Iphone qui va me ratisser d'emblée mon propre projet.
C'est peut-être déjà trop tard.
Je vais disparaître, comme les libraires... Peut-être que le stand pipi au salon du livre, en effet, appartient au passé. Ca va devenir au mieux un truc de nostalgiques, un hobby marginal comme la bibliophilie ou alors une activité de fin de chaîne, telle la bouquinerie. C'est pas très enthousiasmant : je vais avoir que des vieux qui chipotent et mettent un temps fou à lâcher du liquide ou des étudiants fauchés toujours prêts à ergoter sur la taille de leur affaire pour gratter quelques centimes d'euros.
Ca, c'est sûr, les temps changent.
Tu le vois, ta Tata n'a pas le moral. Je me suis dit qu'il me fallait nier la crise, mais franchement, il faut vraiment être d'une détermination redoutable pour ne pas se laisser ébranler.

Des débouchés pour les polars français invendus

Alors que ça pilonne sec en ce moment dans les maisons d'édition, l'écrivain Pierre Jourde écrit un texte sur le Bibliobs qui traite de la machine à broyer les livres, et de ce qu'on fait du papier récupéré... En fait, c'est recyclé, notamment en cartons à pizzas. Comme quoi rien n'est perdu, et bien des auteurs qui se plaignent de ne pas entrer dans les foyers ont tort : ils y pénètrent en moins de 30 minutes, et en plus par porteur spécial. Alors, de quoi se plaint-on ? 

Cette quatre fromage est offerte en accompagnement d'au moins 4 polars (d'après nos derniers bruits de couloirs)  : un côté Mizio, un côté Reboux. Le fond est composé d'un tirage trop élevé de Chattam et le couvercle est extrait d'un série complète d'une collection passée inaperçue du Masque.

Après les "Chattameries", les "Thilliezeries"

Un jeu très couru en salon, initié par Mouloud Akkouche et Jean-Hugues Oppel : ouvrir au hasard un roman de Maxime Chattam ou de Franck Thilliez et être le premier à trouver la grosse connerie maltafoutue, surécrite, incohérente : fous-rires assurés. Le pire, c'est que ça marche vraiment. On en trouve à quasiment chaque page. Parmi les dizaines de perles effectivement relevées, une scène (chez Chattam ou Thilliez, on ne sait plus) de masturbation avec un morceau de viande crue qui oscille entre le grand guignol, le grotesque, le portnawoauak. Remarque de Francis Mizio : "comment des gens qui éditent de telles merdes peuvent après nous donner des leçons sur nos manuscrits ?"
Bonne question, non ?