- – Philippe Huet ?
- – Patrick Raynal ?
- – Pierre Hanot ?
- – JB Pouy ?
- – Jean-Louis Debré ?
- – Lalie Walker ?
- – Jean-Paul Jody ?
- – Jean-François Platet ?
- – Stefanie Delestré ?
- – Chéri-Bibi ?
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Tata's quizz de l'été
[Reçu ça] Images du Festival du Havre, Les Ancres Noires
Dès qu’il a su, au Festival des « Ancres Noires » du Havre, qu’il avait gagné le Prix 2011, et surtout dès qu’il a été sûr que Jean-Luc Mélanchon venait d’être désigné comme le candidat du PCF, Roger Martin, le Gaston Plissonnier du polar, a pris un sacré coup de jeune, voire un bain de jouvence. Bravo. Et bonne chance pour 2012 !
(Les commentaires accompagnaient les photos reçues).
[Festival Polar Noir] LA PEUR !

La PEUR s’est immiscée lors du premier Festival POLAR-NOIR, une trouille incompréhensible, inénarrable, inconnue et pourtant présente, tangible, palpable. Les auteurs ont réagi différemment à cette menace qui planait dans l’air : une conférence obligatoire, disait la rumeur, de Claude Mesplède sur les bottes comparées des cow-boys morts dans les westerns japonais.
Dans l’attente légèrement angoissée (comme Stéfanie Delestré et Laurence Biberfeld –voir photo) de quelque chose qui va leur tomber sur le coin de la gueule, ou bien carrément par le désespoir que tout est foutu (comme Serguei Dounovetz et JB Pouy- voir photo) et qu’une bonne bière ne les protègera même pas de l’horreur.
[Reçu ça] Perles

On dit souvent que ta Tata raconte n'importe quoi, mais tout de même....
Entre cet extrait de journal qui attribue la paternité de St-Vincent-de-Paul à Jean-Bernard Pouy et cette photo extraite du programme du 2e festival de Roissy-en-Brie (encore un qui sait qui il invite) attribuée à Stéfanie Delestré (alors qu'il s'agit de Mme Boisseau Germaine, horticultrice exportatrice de navets à Barcelone)... hé bien, on est gâtés.
Qui croire ?
[Reçu ça] Moment d'émotion
Un des neveux de ta Tata a surpris Stéfanie Delestré, une bière à la main, en pleine admiration de son Dieu vivant, Lemmy, chanteur/bassiste de Motörhead (*). Elle a enfin réussi un de ses rêves d'enfance : approcher son modèle en toute simplicité.
Cliquer sur l'image pour agrandir.
(*) car il ne s'agit pas de Jean-Hugues Oppel, ni de Michel Leydier.
Inquiétante radicalisation avec la création du MALOCU (mouvement autonome de la librairie oppressée de combat unifiée)
Caroline "Jakichane" Masson, leader du MALOCU
accueillant les clients "fourbes" avec force atémis
Ça devait finir par arriver : la suppression de la Direction du livre et de la Lecture (devenue une obscure officine rattachée aux "Industries Culturelles" (*), il y a quelques jours par décret du ministre de la culture, les contraintes sur les délais d'escompte du petit commerce, les coups de boutoir des lobbys de la culture marchande massifiée ont fini par déclencher une radicalisation des esprits dont la librairie Terminus Polar à Paris est tôt devenue l'épicentre.
Hier soir, 19 novembre 2009 lors de dédicaces de lancement de la collection "7.5" de chez Parigramme (avec 3 romans : Lalie Walker, Caroline Sers, Romain Slocombe), ta Tata a pu en constater les inquiétants effets au travers de signes extrêmement révélateurs.
Le désormais séditieux milieu de la librairie autonome a en effet décidé de "filtrer" les clients cauteleux qui se seraient déjà compromis dans des FNAC, Virgin et autres Leclerc. "On a les noms. J'ai des fichiers et c'est fini de rigoler", affirme la libraire qui n'économise pas son énergie en dispensant par ailleurs (photo ci-dessous) des cours de fouille au corps ou de maîtrise des "clients cauteleux" selon la dénomination du MALOCU ; soit une catégorie désignant "les gens prétendument à petit budget alors qu'ils viennent de claquer un max chez Amazon ou dans les gondoles de thrillers chez Carouf".
Figure 39 : "Faut pas hésiter au besoin à virer
les bouquins d'un coup de pompes
et plaquer la tête du client sur la table.
En général il ne résiste pas.
Avec cette méthode j'arrive même
à leur vendre la revue 813", confie "Jackichane"
Force est de reconnaître que la détermination des auteurs présents était réellement impressionnante :
Ronde effectuée par Lalie Walker,
équipée de ses bottes en pointe
coupe-main invisible du marché
Sébastien Gendron,
en efficace vigile-physionomiste-filtreur lançait
du beaujolais vitrifiant sur les passants
rétifs à l'achat de livres
Caroline Sers se disait déterminée
"à vous en coller une si vous ne m'en prenez pas deux"
et Romain Slocombe s'était équipé
de sa fameuse écharpe-lasso-filet
en laine et à l'épreuve des balles.
Malgré l'ambiance festive
(il y avait des chips et des cacahuettes)
les visages étaient sombres et déterminés.
Nombreux sont passés les auteurs et acteurs du livre sympathisants (on a aperçu Jibé Pouy, Stéfanie Delestré, Clémentine Thiébault, Francis Mizio) qui ont repris en choeur avec les clients-soutiens et la libraire le désormais fameux slogan : "L'abolition de la direction du livre a fait le MALOCU".
(*) Lire à ce propos le billet de Lalie Walker.
Pouy et sa méthode de divination
C'est Jean-Bernard Pouy (un auteur français de polar dont la particularité est d'être assez mal coiffé) et sa "Brève histoire du roman noir" (Editions de l'oeil neuf) qui a gagné le prix Maurice Renault 2009 (c'est un prix décerné aux essais concernant le polar en hommage à quelqu'un dont on ne sait plus qui c'est malgré le prix pour se souvenir de lui) de l'association 813 (813 serait une association comptant 813 membres) remis (*) lors de l'assemblée générale le dimanche 11 octobre 2009 au forum de la librairie (une librairie est un endroit où on vend des livres) de la Renaissance (allée Marc Saint-Saens à Toulouse métro Basso Cambo à gauche après Shop Salon, puis à droite après Kiloutou. Là, demandez au dealer qui est appuyé contre la porte de derrière de la Halle aux chaussures, près des voitures carbonisées : il sait où est le chapiteau).
Introduit par Nathalie Beunat, écrivain, traductrice et karatéka 23e dan formée par les moines Shao Lin de la révolution prolétarienne du 93 (Elle a menacé un jour Tata Rapporteuse de lui filer quelques atémis et coups de savates si elle apparaissait sur ce blog), Jean-Bernard Pouy explique sur cette vidéo à l'assemblée pourquoi il était écrit d'après les chiffres divinatoires qu'il devait obligatoirement gagner le prix.
Rompu à cet exercice (jadis, trésorier de l'association 813, il se prêtait à ce jeu pour présenter les comptes, qui tombent toujours justes) il avait pourtant cessé de le pratiquer il y a quelques années car le taux des SICAV en progression constante faussait ses calculs.
On voit apparaître aussi Stéfanie Delestré, directrice de collection du Poulpe (un animal humide, insaisissable même par les libraires) chez Baleine (un gros bestiau énorme, mais vide à l'intérieur) et Frédéric Prilleux, lieutenant-colonel dirigeant la médiathèque de Pordic (une médiathèque est un endroit où on vole des livres, comme dans une librairie, mais ils ne sont pas à vendre).
A noter que Delestré, Pouy et Prilleux sont membres des Habits Noirs, autre association qui gesticule autour du polar et se tape l'incruste chez 813 quoique les tournées générales y soient plus rares.
Une belle cérémonie qui a été hélas entachée par le vol de la visière de la casquette de Claude Mesplède, dépouillée par un junkie toulousain en quête de n'importe quel butin pour se payer sa "dauze" derrière le Bricorama (photographie ci-dessous mains en l'air, au moment où l'individu menace de le vitrioler en lui projetant du champagne 813).
(*) le principe démocratique permettant de décerner les prix 813 est original : chacun des membres écrivains vote pour lui sur le formulaire, puis remplit les cases un peu au hasard ensuite. Les autres membres de 813 qui n'ont pas sorti de livres cette année là ne votent pas ou peu, seulement si un des membres écrivains les a tannés pour qu'ils votent pour lui. Il peut arriver sinon que le dernier livre ou film sorti la veille de la clôture du scrutin soit le plus cité, tout simplement parce que c'est celui dont les membres se souviennent le mieux. A gagner : du champagne, -mais pas trop car il faut consommer avec modération, hein.
[Que deviennent-ils ?] Marc Villard reconverti dans le commerce de proximité

Lors du dernier festival d'Arras, Marc Villard a révélé sa nouvelle activité : la vente de tartines maison de maroilles. "J'ai écris 73 bouquins et parfois quand j'arrive, sur ma table de dédicaces, il n'y en a qu'un à signer. Je m'emmerde dans les festivals, alors j'ai réfléchi à une solution pour rentabiliser les heures passées sur mon stand... et ça marche ! L'avantage avec la vente de maroilles, à la différence du livre, c'est que les gens dévorent la tartine tout de suite devant moi et peuvent aussitôt en apprécier la qualité. J'ai enfin un feedback immédiat. On se met à me parler de ma production avec des mots que je n'aurais jamais osé espéré pour mes livres : goûteux, onctueux, burné. On m'a même dit "enfin un auteur qui propose des choses qui ont du slip!". Les gens sont incroyables... mais enthousiastes ! Qui a déjà entendu de telles appréciations pour son dernier bouquin ? Ce genre de critique est roboratif".
Force est de reconnaître que l'initiative de Marc "maroilles" Villard est d'ores et déjà couronnée de succès et risque de se répandre comme une traînée de poudre chez les autres auteurs las de n'avoir que des rapports éphémères avec les lecteurs en dédicaces ou de l'indifférence de la part des maisons d'édition saturées de manuscrits en attente. D'ailleurs, la foule se presse devant le stand de Marc et les groupies (ici, Stéfanie Delestré) se déclarent. "Marc a toujours eu un côté un peu sauvage-bio et le maroilles lui va bien. L'idée m'a définitivement séduite. En outre, je dois lire beaucoup de livres en tant qu'éditrice, et ça me prend du temps, mais une dizaine de tartines par jour, c'est faisable. Si tout le monde s'y mettait, on serait plus facilement à jour de la production des auteurs. Evidemment, il vaut mieux m'envoyer les tartines sous papier alu et ne pas se contenter comme avant des enveloppes kraft pour les manuscrits."
Jean-Bernard Pouy concocterait aux dernières nouvelles un stand de dégustation d'huîtres et d'andouille de Guéméné, Gérard Alle un stand de kouign-aman, Nadine Monfils des frites et de la bière, Jean-Jacques Reboux des poulets rôtis, Romain Slocombe des paupiettes, et Dantec des amuse-gueule au sucre glace...
Ci-dessous : devant l'engouement Marc envisage déjà une réimpression !
Histoire secrète du polar français (2) : violentes négociations autour du Poulpe chez Baleine
Ta Tata vient de se procurer des photographies qui sont une véritable bombe, et révèlent dans quelle climat se fait le méga big business du polar français, qui aiguise tant de cupides appétits eu égard aux pactoles en jeu.
La scène se passe début novembre 2008 dans les bureaux des Editions Baleine qui viennent d'être rachetées depuis quelques mois par Jean-François Platet et sont encore en plein travaux d'aménagement. Il s'agit de peaufiner la programmation secrète des nouveaux Poulpe et d'annoncer à Jean-Bernard Pouy que Stéfanie Delestré deviendra la directrice de collection, commissionnée de façon très habile à taux progressif augmentant à chaque palier de 100 000 exemplaires vendus.
Il se lève, dégaine la matraque qui ne le quitte jamais pour négocier ses contrats et hurle "touche pas au grisbi, salope!". Il s'apprête à faire un massacre... (Rappelons que nombre d'éditeurs ayant travaillé avec Pouy ont disparu sans qu'on ne retrouve les corps).
Heureusement, après sa Flag rapidement avalée, Platet intervient et parvient, on le voit, heureusement, à maîtriser le cupide forcené...
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