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Inquiétante radicalisation avec la création du MALOCU (mouvement autonome de la librairie oppressée de combat unifiée)

Caroline "Jakichane" Masson, leader du MALOCU
accueillant les clients "fourbes" avec force atémis
Ça devait finir par arriver : la suppression de la Direction du livre et de la Lecture (devenue une obscure officine rattachée aux "Industries Culturelles" (*), il y a quelques jours par décret du ministre de la culture, les contraintes sur les délais d'escompte du petit commerce, les coups de boutoir des lobbys de la culture marchande massifiée ont fini par déclencher une radicalisation des esprits dont la librairie Terminus Polar à Paris est tôt devenue l'épicentre.
Hier soir, 19 novembre 2009 lors de dédicaces de lancement de la collection "7.5" de chez Parigramme (avec 3 romans : Lalie Walker, Caroline Sers, Romain Slocombe), ta Tata a pu en constater les inquiétants effets au travers de signes extrêmement révélateurs.
Le désormais séditieux milieu de la librairie autonome a en effet décidé de "filtrer" les clients cauteleux qui se seraient déjà compromis dans des FNAC, Virgin et autres Leclerc. "On a les noms. J'ai des fichiers et c'est fini de rigoler", affirme la libraire qui n'économise pas son énergie en dispensant par ailleurs (photo ci-dessous) des cours de fouille au corps ou de maîtrise des "clients cauteleux" selon la dénomination du MALOCU ; soit une catégorie désignant "les gens prétendument à petit budget alors qu'ils viennent de claquer un max chez Amazon ou dans les gondoles de thrillers chez Carouf".
Figure 39 : "Faut pas hésiter au besoin à virer
les bouquins d'un coup de pompes
et plaquer la tête du client sur la table.
En général il ne résiste pas.
Avec cette méthode j'arrive même
à leur vendre la revue 813", confie "Jackichane"
Force est de reconnaître que la détermination des auteurs présents était réellement impressionnante :
Ronde effectuée par Lalie Walker,
équipée de ses bottes en pointe
coupe-main invisible du marché
Sébastien Gendron,
en efficace vigile-physionomiste-filtreur lançait
du beaujolais vitrifiant sur les passants
rétifs à l'achat de livres
Caroline Sers se disait déterminée
"à vous en coller une si vous ne m'en prenez pas deux"
et Romain Slocombe s'était équipé
de sa fameuse écharpe-lasso-filet
en laine et à l'épreuve des balles.
Malgré l'ambiance festive
(il y avait des chips et des cacahuettes)
les visages étaient sombres et déterminés.
Nombreux sont passés les auteurs et acteurs du livre sympathisants (on a aperçu Jibé Pouy, Stéfanie Delestré, Clémentine Thiébault, Francis Mizio) qui ont repris en choeur avec les clients-soutiens et la libraire le désormais fameux slogan : "L'abolition de la direction du livre a fait le MALOCU".

(*) Lire à ce propos le billet de Lalie Walker.

[SCOOP] Dance for Huet

Comme tout mouvement sectaire, les "Habits Noirs" ont des rituels très codifiés.
Rituels liés à la neutralisation des pratiques des autres sectes (1), rituels de vie (liés à l'absorption en quantité conséquente de boissons macérées aux vertus considérées comme tonifiantes), rituels de mort (ils se livrent à des lectures de thrillers de Chattam ou Thilliez pour atteindre des états limite de consternation, proche de la transe), rituels dits des grands moments de la vie (2), etc.
Parmi toutes ces pratiques on notera la "danse de la santé" qui ferait le miel des ethnologues. Ce rituel envié des autres sectes (dont le nombre d'adhérents très âgés diminue à chaque grippe hivernale) est rare et toujours pratiqué de façon spontanée et secrète.
Or, le dernier événement en date de ce genre, qui s'est déroulé très récemment, a été filmé à la sauvette par un vigile de l'aéroport d'Orly, dimanche 4 octobre 2009, vers 22 h !
Ta Tata a pu se procurer ce document, qu'il faut recentrer toutefois dans son contexte :
Philippe Huet ici présent sur la photographie (3) a été atteint le 3 septembre à Pau d'une quadruple sciatique bivalente à effet paralysant endogène dans la même jambe ! Cet ancien journaliste, baroudeur hardcore et casse-cou no limit (4), quoique grand sportif (5) a tant souffert de son affection qu'il a dû se réfugier à l'hôtel et n'a pu signer que 320 livres le week-end au lieu des 500 habituels.
Le dimanche soir à son arrivée à Orly, son épouse est venue le chercher en hélicoptère (6) alors que, la jambe aussi raide que le bilan prévisionnel des Editions Baleine, il marchait avec de grandes difficultés.
C'est pourquoi, très chagrinés par ce qui arrivait à un membre éminent du roman noir français, les Habits Noirs présents à ses côtés lors du festival de Pau se sont livrés en attendant le jetbus d'Orly à une "danse de la santé" pour guérir leur ami. Cela consiste à "mimer le Huet pour que le démon sciatique s'en aille".
Sur ce document vidéo exceptionnel ci-dessous on distingue donc : Clémentine Thiébault, Alice Varenne, Caryl Ferey (7) et Jean-Bernard Pouy... Il paraît que Huet, depuis, va beaucoup mieux...
(1) Par exemple, la secte des Habits Noirs dépense tous ses fonds "pour inverser" disent-ils "les ondes négatives" issues de la pratique de la secte des 813 consistant à accumuler de l'argent sans fin pour le laisser dormir sans que cela ne profite au développement du genre.
(2) Par exemple tout nouvel auteur est accueilli à bras ouverts. Hélas parfois certains ne s'en aperçoivent pas et finissent par baver n'importe quoi dans des torchons.
(3) Ici dans l'avion alors qu'il se rendait au festival "Un aller-retour dans le noir" à Pau (2 au 4 octobre 09), Philippe Huet lit un journal lénifiant afin de calmer ses accès d'aéromarcvillardose, une maladie incompréhensible qui se répand chez les auteurs de romans noirs et qui leur fait éprouver une peur panique de l'avion. Le plus atteint, Marc Villard, l'est à un point tel qu'il aurait cassé la figure à 43 journalistes lors d'une conférence de presse tout simplement parce que l'un d'eux avait employé l'expression "vous écrivez des romans aussi épais qu'un sandwich d'Air France".
(4) Il a couvert le Tour de France avec Antoine Blondin. Les lecteurs cultivés (ta Tata doit en avoir, tout de même), apprécieront.
(5) Il est avant-centre de l'équipe du Lobster extrem fighting Club de Cherbourg. Le Lobster extrem fight est un sport de haute dangerosité consistant à assommer à poings nus, puis à décapiter avec les dents sous l'eau les homards mutants irradiés par la centrale de Flamanville, à cette pointe du Cotentin.
(6) Ce couple d'auteur touche quelques droits d'auteurs qui lui permet de s'en sortir modestement. La musique de Wagner émise par les hauts-parleurs de l'hélico est tout de même diffusée par un poste Bang et Olufsen.
(7) Auteur entre autres de "La jambe gauche de Joe Strummer" à la Série Noire. Ce n'est pas un hasard...