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Les stratégies gagnantes du polar français

Afin de contrer la vague nordique, des auteurs éminents du polar français ont trouvé la riposte : vu cette année dans un salon parisien... Dans le polar français, on a pas de gros tirages, mais on a des idées.





[Chauve qui peut 2/3] La collection de crânes de polardeux de Jean-Bernard Pouy

Suite du dossier sur la calvitophilie frénétique de Pouy. Voici en exclusivité quelques photos déclassifiées de sa collection privée :

Alain Le Flohic (Président de la Fureur du Noir)

Marc Villard (Président des Habits Noirs)

Claude Mesplède (Présidant au dictionnaire ; faut attendre un peu)

Joseph Incardona (Président en Suisse)

Michel Chevron (Président de Citroën)

Jean-Paul Jody (Président dis donc, là dis donc)

Jean-Hugues Oppel (Président de nos gens sur Marne)

(Il manque entre autres Patrick Raynal, Gérard Alle et Philippe Huet, mais ceux-ci exigent des droits d'hauteur pour les photos du sommet de leur crâne).

Prochain billet : comment les polardeux pensent contrer la fascination de Pouy pour les chauves.

[Fest. Lamballe] L'affaire du clafoutis

Lors d'un déjeuner au festival de Lamballe, une lourde ambiance s'est installée après que Jean-Bernard Pouy qui s'était absenté de sa table un instant pour aller raconter sa devinette sur "M. et Mme Comment ont un fils" se soit aperçu en revenant qu'on avait mordu dans sa part de clafoutis ! Jibé était effondré : "C'est dégueulasse, alors que j'étais venu à Lamballe pour ça ! Que celui qui a mordu se dénonce ! C'est un devoir moral !"

Qui a mordu dans le clafoutis de Pouy ?
L'affaire a ému les convives et fait l'effet d'une trainée de poudre parmi tous ces passionnés par les romans à énigmes, les enquêtes et le collectage d'indices. Certains y voyaient même une idée de roman qui les décalerait enfin des intrigues à l'américaine. Et ce qui devait arriver arriva : le spectre blafard du soupçon s'est étendu sur tout le festival.

Une ambiance délétère
Pascal Dessaint a en un premier temps soupçonné Marc Villard, tout contrit, car réputé pour sa passion immodérée du clafoutis, laquelle lui a fait vivre des aventures échevelées dans sa folle jeunesse (aventures qu'il narre dans un recueil chez l'Atalante : "J'aurais voulu être un clafoutis"). Mais non : Marc Villard en était encore à chipoter sa salade et il n'est pas du genre à mélanger l'ordre de son repas.
Qui alors avait mordu dans le clafoutis ? Les investigations n'ayant rien donné, le festival s'est achevé dans une ambiance pesante, chacun se soupçonnant jusqu'au dimanche soir avant de reprendre le train.

Enfin la réponse
Grâce aux réseaux de Tata Rapporteuse, on a pu récupérer une image et mettre enfin un visage sur le coupable : il s'agissait de Gérard Alle. L'individu, qui assume son acte, s'en justifie : "On en a marre de voir tous ses parisiens venir manger le clafoutis des Bretons. Mon acte est avant tout politique. C'est un premier avertissement : la prochaine fois, je le gobe d'un coup".

Jean-Hugues et Maud tirés d'affaire !

Décidément les choses s'arrangent pour les auteurs de polar français jusque là frappés de plein fouet par la crise ! Alors que beaucoup songent à la reconversion, un heureux concours de circonstance vient de fournir un emploi salvateur à Maud Tabachnik et Jean-Hugues Oppel et une fois de plus c'est le cinéma comme pour Pouy, Raynal, Villard ou Huet qui arrive à la rescousse.

Le producteur de la future adaptation à l'écran de la BD culte de Richard Brown, Hägar Dünor le Viking cherchait "deux caractères bien trempés pour les rôles principaux. Or, c'est en voyant Oppel ravager récemment l'île de Tahiti avec ses hordes de livres lors d'un salon comme le faisait à sa façon Hägar à la hache sur les côtes d'Irlande que m'est venue l'idée. L'envie d'appeler Maud Tabachnik s'est aussitôt imposée pour le deuxième rôle principal : elle tape dur. C'est presque un rôle de composition."
Ingrid Astier qui était présente également au salon de Tahiti serait pressentie pour le rôle... d'Ingrid, la fille de Hägar le Viking ! "La concordance des prénoms est un signe ! Ingrid Astier en fille de Oppel et de Tabachnik, les gens vont adorer ! Il faut la persuader. Mais Ingrid est tellement encore dans son histoire de brigade fluviale qu'elle préfèrerait incarner Kvack, la canne... On la comprend, mais on espère la convaincre d'abandonner ce projet."
Quoi qu'il en soit, outre la bonne nouvelle pour ces auteurs qui vont avoir enfin quelques revenus, la perspective de voir bientôt sur les écrans des aventures de Hägar The Horrible joués par des auteurs que nous aimons tous, ne pourra que nous réjouir !
En attendant, ta Tata s'est procuré un extrait du story board tiré d'une des planches de la célèbre BD.
Tout cela est alléchant !


Villard nous annonce le pire

Pouy n'avait même fini de lancer sa propre tendance capillaire (message précédent) que son co-auteur de Ping-Pong (Ed. Rivages) Marc Villard rétorquait d'un fort revers du droit avec le lancement de sa nouvelle paire de prothèses en lunetterie. La chose fait événément au sein des agences de tendances, des chercheurs en marketing et autres "chasseurs de cool".
En effet, on savait Marc Villard fort en communication, ce qu'on sait moins, c'est qu'il sert aussi d'indicateur sociétal !
Les analystes américains de l'IFSVE (Institute for studies of Villard's Eyewears) estiment en effet que les lunettes de Marc Villard annonçent des tendances bien mieux que les grenouilles météo ou l'indice de bonheur national brut prôné par le Roi du Boutan.
Ainsi, entre autres exemples, on l'a vu il y a une dizaine d'années avec des lunettes en bois... Bingo ! Celles-ci lancèrent la vague actuelle du développement durable et du retour aux matériaux bio, avec l'impact sur les pratiques architecturales que l'on sait !
Sa période, plus tard des "hublots teintés en orange" qui lui donnait un air de fils caché de Miles Davis et Toots Thielemans fit polémique : certains y ont vu une volonté de "jazzifier" la société, mais c'était faire peu d'honneur à notre baromètre qui ne donne pas dans le message direct, de premier niveau de compréhension : il annonçait en effet une évolution de notre mode de vie : c'étaient des hublots de four à micro-ondes... et encore une fois il ne s'est pas trompé. Nos existences speedées se sont retrouvées alimentées de fast sinon junk food.
On comprendra que les passions se déchaînent sur l'interprétation des nouvelles lunettes villardiennes apparues il y a quelques semaines (ci-dessous). D'aucun y voient l'annonce d'un retour sensible aux années du Mc Carthysme, mais font, en fait, erreur quant à la datation du modèle. Il s'agirait, estime l'IFSVE d'une allusion à Jean Fellot, organiste fameux des années 30 de l'Eglise St Nicolas qui portait une paire semblable. Ce que veut nous dire Marc Villard, c'est que dans quelques années, alors que l'Europe vire à l'extrême droite, nous assistons à un retour en force du religieux... Climat des années 30... Il va y avoir la guerre d'ici moins d'une dizaine d'années !
La perspective est inquiétante, mais pour Marc Villard qui s'en dit "désolé", "ce modèle s'impose. C'est comme une colonne de lumière qui descend vers moi, trouant le ciel et me dit : mets des lunettes comme-ci et ça, les gens comprendront. Bien sûr cela aurait plus simple d'écrire mes prophéties dans un livre puisque c'est mon job, mais je ne contrôle pas tout. Il y a de l'indicible, trop de sensible et c'est dans mes lunettes que je parviens seulement à l'exprimer. En effet, si je change de modèle, il n'en reste pas moins que mon regard sur le monde, lui, reste le même".
D'ores et déjà des groupes sur Facebook se sont créés pour que Villard change de lunettes, pour un modèle plus beatnicko-hippy, genre Summer of love afin de rattraper le coup. Reste à le persuader que ça lui ira bien et qu'il lui faudrait les coordonner avec ses anciennes chemises à pétunias.

Les nouvelles lunettes de monsieur Marc Villard ont été photographiées à Pau par Véronique Ferrandez.
Chemise : Comme des garçons. Montre : Turkish Rollex same same, Istanbul. Bague : Société belge de colombophilie. Mannequin : Marc Villard.

Nostalgie de la Loupiote


Cette photo prise à Mauves-sur-Loire l'an dernier dégage une certaine nostalgie. On y retrouve des auteurs de la mythique et tôt défunte maison d'édition de La Loupiote qui fut pourtant un vivier formidable. Mais voilà, les destinées en ont décidé autrement....
Dans l'ordre de gauche à droite : Pascal Dessaint, auteur jadis prometteur, est maintenant champion de billard à Auxerre (Yonne), François Braud, l'éditeur fait désormais dans le combiné nordique (ce qui lui permet enfin d'atteindre des sommets), Jean-Hugues Oppel (à droite, le barbu qui tient son analyse d'urine) est maintenant SDF et Marc Villard fait de la politique au Vietnam.
La pépinière créative de La Loupiote était porteuse d'espoir. Mais non... : le roman noir français n'aura hélas jamais bénéficié de leur talent...

Le festival du Havre : une nouvelle dynamique francophone ?

Le festival Ancres Noires 2010 a été le lieu d'un mouvement important d'artistes pour le pays. Réagissant aux nombreux articles récents de la presse étrangère qui se gausse d'une prétendue déchéance culturelle, intellectuelle et linguistique que nous connaîtrions, le groupe des 13, sous l'étiquette des "Papilles de la nation" (*) a voulu montrer haut et fort que la langue française était toujours aussi active et tonique.
L'affiche ci-dessous a plu au ministère de la Culture quelque peu en panne d'imagination et de campagnes originales, car elle porte "un message clair que tous les élèves d'aujourd'hui peuvent comprendre". Elle sera donc distribuée dans tous les établissements scolaires dès la rentrée (ainsi que dans les pharmacies et hôpitaux psychiatriques, avec un slogan différent il est vrai selon le public concerné. La ministre de la Santé en ayant paraît-il déjà commandé plusieurs millions).
Le porte-parole du mouvement, Pierre Hanot estime que cette opération de type United Colors of heads and tongues devrait porter ses fruits : "Nous affirmons que loin de tout académisme, la langue française vit, bouge, elle évolue, mute. Enfin, surtout en sortant de table, elle est forte, diverse, plurielle, multiple ! J'oserais même dire : beurk blanc beurre ! "

Cliquer sur l'affiche pour agrandir.
(*) Le premier projet de nom, "Les amis d'Al", n'a pas été retenu car trop éloigné de la cause, même si l'allusion à Capone, et donc la littérature noire, était évident.
Une autre version du neveu de ta Tata qui nous a envoyé ces images dit plus prosaïquement qu'elles auraient été prises "à la suite de l'épreuve traditionnelle entre auteurs du plus gros mangeur de bulots. Tous atteints du syndrome de Quincke, ils auraient dû compléter leur dossier médical d'une photographie avant de filer d'urgence vers le CHU."

[Reçu ça] Apparition de Cousin Cafteur

Maintenant que tout est dit sur l'affaire Baleine (voir message et commentaires précédents), ta Tata reprend ses saines activités... Et voilà-t-y pas qu'elle reçoit des nouvelles d'un petit nouveau, "Cousin Cafteur" !
Je te laisse apprécier le bonhomme dans son courriel ci-dessous..., et en tout cas bienvenue !


Chère Tata rapporteuse,
Cousin cafteur veut bien devenir officiellement ton neveu. J'ai fait un reportage photo à Saint-Moulonge-en-Brie rien que pour toi.
Bien le bonjour à Marie et Bernadette
Cousin Cafteur


Un salon de tricot-polar incontournable
(clique sur l'image pour l'agrandir)

Ayant confié mes vaches à Lucien et après quatre heures d’omnibus et 18 km à pieds à travers champs, j’ai pu en fin découvrir le premier Salon du livre de Saint-Moulonge-en-Brie. Là, dans la petite salle communale récemment restaurée après l’incendie de juillet 1954, se tenait une fort conviviale réunion d’auteurs, rassemblés autour du thème Polar et Tricot. On aperçoit ici, sous la houlette de monsieur Raynal, déjà parrain l’an dernier du festival Littérature et Macramé de Jouyard-les-mines, la fine fleur de la littérature policière française venue présenter ses œuvres littéraires et tricolistiques. Se sont prêtés au jeu des aiguilles et des signatures :

Un monsieur Pouy très à l’aise sur les bavoirs de nourrissons en laine de lama au point de mousse.

Un monsieur Villard particulièrement habile dans la confection de napperons en capsules plastique et coton DMC.

Un monsieur Crifo, grand spécialiste de la housse de caméscope et de téléphone portable en point de jersey et doublure en satinette

Un monsieur Mizio, dont on ne vante plus les peluches de flamands roses en pompons et tricotin qui font la joie des petits visiteurs.

Quant à madame Walker, qui a honoré le salon de sa présence, elle nous a démontré, une fois de plus, qu’elle savait enchainer les rangs de layettes sans louper une maille, et ce, malgré le port de ses célèbres lunettes noires. Bravo madame Walker, bel exploit tricoto-littéraire! Le public nombreux en fut ravi.

Cousin cafteur vous donne rendez-vous l’année prochaine à Saint-Moulonge-en-Brie ou très bientôt au salon Polars et Polissons qui se tiendra autour du 18 mars dans la salle des fêtes de Fimer.

Tous frappés dans le polar ?

Ta Tata a reçu ci-dessus la carte de voeux de l'équipe de la médiathèque de Pordic, qui comprend "La Noiraude", fonds de nouvelles noires par ailleurs impliqué dans le festival "Noir sur la Ville" de Lamballe.
Rappelons que ces gens seraient les derniers bastions du service public culturel. On est bien barrés et quand on voit ce qu'on voit, qu'on sait ce qu'on sait, qu'on lit ce qu'on lit, qu'on entend ce qu'on entend, hé bien, on a raison de penser ce qu'on pense.
Le texte qui accompagnait cette photographie version polar-domina-rock n'roll :
"La Noiraude vous souhaite ses bons voeux pour 2010. Son équipe est en pleine forme depuis qu'elle a reçu le Radis Noir 2009, la plus haute distinction en matière de Littérature Noire et Policière. Ouais, c'est bien ce truc que David exhibe fièrement sur la photo. A bientôt sur les routes du polar !
Frédéric, Manuel, David, Solène et Pascale"


NB : Le "Radis Noir 2009", d'après une superbe idée de Sylvie Rouch, a été remis à l'équipe par divers auteurs (Pouy, Oppel, Rouch, Mizio, Villard...) lors de l'anniversaire de la Noiraude, en 2009, il y a un siècle...
NB 2 : La peau de vache sous laquelle s'affuble Prilleux, DTM (directeur tyrannique de médiathèque) serait un symbole de ses méthodes managériales de droit divin, d'après une source au sein de l'équipe ; laquelle préfère rester anonyme car il y a du chômage dans le pays.

Permanence de l'autocratie despotique : Villard re-couronné

A l'occasion de la galette ("qu'il y a à se faire, sans doute", comme le soulignent certains observateurs), les membres de l'association des Habits Noirs ont été sommés, hier soir lors d'un enregistrement de leurs podcasts, de céder la part contenant la fêve à leur président Marc Villard. "Cela fera office de renouvellement du bureau ; je pense qu'il n'y aura pas de contestation" a déclaré le président couronné reconduit en dévisageant chaque membre d'un air qui ne souffrait ni la polémique ni le débat participatif, quoique à la Royal.

Retrouvez ci-dessous toutes les photos de la cérémonie de réintronisation du souverain associatif à perpétuité + 1 :

Habité par sa fonction et l'émotion historique,
le Président se recueille un instant...

Eprouvant, de par sa nature divine,
les malheurs de l'humanité qu'il endure pour notre salut,
il se dit soudain prêt à perpétuer son règne...

Président Villard s'adresse
alors aux membres des Habits Noirs :
chacun doit hocher la tête
silencieusement, selon le protocole

Le Grand Chambellan Trésorier
Jean-Bernard Pouy
va alors procéder au couronnement

L'instant est solennel, Pouy aussi :
il ne s'agirait pas que la couronne glisse,
ce qui serait considéré comme un mauvais présage

Ca y est. La couronne est lâchée. Elle tient bien.

Le roi-président Villard peut alors saluer
ses sujets et le monde du roman noir.

Et nous asperger de bénédictions

Le Grand Chambellan Trésorier Jean-Bernard Pouy
pousse alors le cri de ralliement
inspiré par le brame du cerf

Et alors tout le monde se détend,
car désormais la maintenance du pouvoir est assurée

Peu après, alors que Président Villard
s'est retiré dans ses appartements,
Jean-Bernard Pouy, qui a toujours rêvé
de jouer Richard III et a enfilé son pull cotte de maille,
essaie la couronne et l'auréole d'argent
symbolisant les subventions
espérées pour l'association.

Histoire d'une curieuse obsession...

L'obsession de Jean-Bernard Pouy pour les lapins est sortie du champ confidentiel depuis quelques semaines pour être aujourd'hui, hélas, largement reconnue. Ceux qui hier en parlaient à voix basse ne se cachent plus, tant il est devenu difficile de maintenir le secret sur cet étrange syndrome qui a gagné l'auteur de polar, éleveur de lapins contrarié dès son plus jeune âge dans ses vocation et aspirations.
Ta Tata qui était au courant -mais comme ce n'est pas ici le genre de balancer tout et n'importe quoi- restait discrète, mais dès lors que l'affaire est devenue publique, il est de son devoir d'en faire état. L'information et la démocratie sont à ce prix.
Les faits :
Il y a environ huit-dix mois, Jean-Bernard Pouy a carrément lâché les vannes qu'il contenait depuis des décennies côté lapins en entendant une blague concernant ces animaux ; blague qu'il s'est mise à considérer "comme la plus drôle du monde, même bien davantage que celle du nain qui se déguise en pompe à essence". Depuis, il s'est mis à la raconter absolument partout. Pis : pris par une peur panique que d'autres la racontent avant lui, il s'arrange pour pouvoir la placer à tous moments, aussitôt que possible. D'après une étude américaine récente, on chiffrerait à près de 7 millions, le nombre de personnes ayant entendu la blague des lapins de la bouche même de Jean-Bernard Pouy (et il veut désormais la faire traduire en 27 langues).
Le constat...
Un témoignage vidéo édifiant vient d'être mis en ligne par l'équipe du festival "Un aller retour dans le noir" de Pau. Sur la 2e vidéo qui narre le déroulement du festival, tout à la fin, on voit Jean-Bernard pour raconter sa blague sur les lapins, durant le générique de fin (allez directement à 4 min 31 sec).
Les organisateurs du festival, le réalisateur de ce film (*) auraient subi des pressions en ce sens venue de notre désormais inquiétant monomaniaque national...

(*) film excellent au demeurant et à voir dans son intégralité. Par ailleurs, il est bourré de surprises, car on y voit entre autres Marc Villard dans un funiculaire lancé à 1,8 à l'heure sans ceinture de sécurité ni cellule de soutien psychologique.

L'éditeur qui vit dans la crainte...

Quelques secondes de soulagement bien méritées...

Un paparazzi à communiqué à ta Tata des photos exclusives, et sommes toutes assez attristantes, révélatrices de ce que vivent certains aujourd'hui. Mon devoir est de les publier afin que chacun se rende compte où en est le monde du polar...

Olivier Bois, directeur des Editions de l'atelier In8, qui publient entre autres Gilles Del Pappas, Mouloud Akkouche, Lalie Walker, Jan Thirion, Marc Villard, Francis Mizio, Philippe Motta, Hervé Le Corre... a été surpris au casino de Pau en pleine crise de paranoïa, craignant qu'un de ses auteurs ne s'imagine qu'il était en train de flamber ses droits dans les bandits manchots... alors qu'il était entré simplement pour essayer les fauteuils quelques minutes !
Quelques minutes seulement dans une existence harassante, dans un quotidien de labeur et de frugalité ; quelques minutes pour se soulager les lombaires lui qui en a "plein le dos, voire plus bas" ; quelques minutes alors que c'est bien son droit le plus strict de se donner un peu de rêve et de distraction pour "tenir" -surtout après la relecture des épreuves de certains ou la consultation des statistiques de mise en place en librairies... Hé bien, ces quelques minutes, Olivier n'a même pas réussi à les savourer dans l'apaisement !

... la troisième vertèbre apprécie

Et soudain le drame, irrationnel :
Olivier est pris d'une peur panique
d'être vu par un de ses auteurs...

"C'est terrible de voir ces photos, de constater à quel point cet homme est rongé par sa situation. Lui qui publie des billets pourtant si bien vus sur la condition difficile de la petite édition... forcément, il est déchiré entre son souci d'être cru et un légitime, sinon humain, besoin d'évasion", confie cet auteur qui a tenu à garder l'anonymat, du moins tant qu'il n'a pas reçu son relevé de vente.

Cet homme ne mériterait-il pas de vivre dans la sérénité ?
Comment l'édition polar peut-elle en être arrivée là ?

"Olivier Bois, nous parle toujours de ses racines, des difficultés de sa branche, comment il se plaît avec toutes ses feuilles... Il aime raconter comment il aménage sa grotte lui-même dans la montagne... Je croyais cet homme plus serein dans cet engagement monacal, dans cette abnégation dont il fait preuve rien qu'en se baladant avec ses vieux jeans et ses baskets hors d'âge... Hé bien non..." s'apitoie cet autre auteur qui en céderait presque ses droits s'il en touchait. "Il faut faire quelque chose" propose ce troisième, toujours anonyme prêt à acheter à Olivier "un ticket de gratt-gratt" au bureau de tabac "pour l'aider à se réinsérer".
Force est de constater que la situation économique du livre place l'éditeur dans une spirale infernale. Risquer de se voir surpris à prendre du bon temps ôterait toute crédibilité aux propos tenus...
C'est pourquoi ta Tata lance un cri solennel qui, je l'espère, sera repris par toutes et tous : "Olivier... Tu as tout notre soutien. DETENDS-TOI. Tu as le droit de vivre comme tout le monde ! Tes auteurs seront patients et compréhensifs. Change-toi les idées ! Lâche-toi !"
Pour exprimer votre soutien copiez-collez cet appel et envoyez-le par courriel à Olivier.

CHABADABADA

La nièce Nadine Monfils (qui fait partie du merveilleux monde des professionnels de la profession du cinéma, faut bien qu’elle croûte) vient de commencer, en tant que première assistante (classe !), le tournage du prochain film de Claude Lelouch, qui se déroule en Normandie. Ce film est, pour les médias, un mystère total quant au scénario (certaines rumeurs parlent d’une mise au point sur l’homosexualité) et quant au casting. Nadine nous a simplement envoyé cette photo de plateau (volée) de la scène finale, qui, comme d’habitude a été tournée en premier. On se perd en conjectures, conjonctures et on craint la conjonctivite.

[SCOOP] Football et polar Français : les documents qui font peur !

Ça a commencé par une vidéo qui circulait sous le manteau... et ta Tata ne voulait pas y croire ! Une séquence qui montre Marc Villard auteur déjà d'un très remarqué et inquiétant "Coup du sombrero" chez l'Atalante en plein délire extatique dans les tribunes le 9 mai 2009 durant le match Rennes Guingamp.
Sur ce film édifiant que ta Tata a eu le plus grand mal à se procurer (ci-dessous), on voit furtivement celui qui fut un grand écrivain raffiné (en bleu, portant des lunettes de hooligan, signe d'appartenance au fameux Black Jazzy Barbès Kop de sinistre réputation) se lâcher totalement... quoique dans une hystérie très retenue (donc cauteleuse, et d'autant plus inquiétante).

Des semaines plus tard, le même, toujours pas redescendu de son bad trip, braillait encore les slogans durant un podcast des Habits Noirs... Seule l'omerta du milieu sut étouffer jusque là cette affaire navrante... Mais ta Tata en a découvert d'autres !
En effet, cette irruption de la folie footballistique dans le polar français réputé pour son goût de la culture et de la musique classique n'aurait été qu'anecdotique si elle n'avait été repérée que chez ce navrant cas isolé... Mais aussitôt, on a pu constater une véritable épidémie : Francis Mizio, qui, toujours aussi fourbe, prétend pourtant détester le football, se fait photographier avec Raymond Kopa dans un festival, le 17 mai dernier, à Fismes, près de Reims (ci-dessous) après avoir forcé le service de sécurité (chemise rose) affolé par la détermination de ce chasseur bien connu, de l'avis d'un auteur de thrillers à l'acuité indubitable, de notoriété indirecte.

Très vite, c'est la surenchère dans ce milieu qui est devenu de plus en plus compétitif (les auteurs vendant de moins en moins de livres essaient de se distinguer à travers des signes radicaux de virilité, dont le football) : Jean-Bernard Pouy est intercepté dans un festival qui a tenté d'étouffer l'affaire : il venait de s'emparer de la coupe de Guingamp ! (Ci-dessous, la photo qui accuse. Cliquez dessus pour agrandir et vérifier... C'est un scoop Tata Rapporteuse).
On sera affligé, et on aura raison. Quel exemple la littérature est-elle en train de donner ? Celui du fanatisme ? Comme si on n'avait pas déjà fort à faire avec les collectionneurs de whodunit qui hantent une association quasi sectaire bien connue ?
Voilà qui n'est pas sans rappeler les dérives narrées dans le fameux Poulpe "Kop d'immonde" de Pelé et Prilleux (Un Frédéric Prilleux toutefois pas clair du tout puisqu'il joue d'ailleurs double jeu... Il est en effet visible aussi sur cet autre document vidéo exclusif ci-dessous en plein rage guingampesque avec son panneau, tentant de censurer le journaliste qui dit-on aurait été ensuite copieusement molesté par celui qui a la réputation d'être aussi le bibliothécaire le plus musclé de l'Ouest français)...

Un Poulpe qu'il fallait donc prendre pour un signe avant-coureur, alors que vient de paraître en partie sur le même thème le roman Hécatombe de Nada chez Baleine, lui carrément apocalyptique (Football Factory, à côté, c'est une bluette)...
Oui, la barbarie est en marche, gangrènant désormais jusque dans le roman noir français, qui était un des derniers bastions jusqu'alors de l'élégance et de l'exigence culturelle...
Oui, ta Tata, maintenant, a peur...

[Que deviennent-ils ?] Marc Villard reconverti dans le commerce de proximité

Lors du dernier festival d'Arras, Marc Villard a révélé sa nouvelle activité : la vente de tartines maison de maroilles. "J'ai écris 73 bouquins et parfois quand j'arrive, sur ma table de dédicaces, il n'y en a qu'un à signer. Je m'emmerde dans les festivals, alors j'ai réfléchi à une solution pour rentabiliser les heures passées sur mon stand... et ça marche ! L'avantage avec la vente de maroilles, à la différence du livre, c'est que les gens dévorent la tartine tout de suite devant moi et peuvent aussitôt en apprécier la qualité. J'ai enfin un feedback immédiat. On se met à me parler de ma production avec des mots que je n'aurais jamais osé espéré pour mes livres : goûteux, onctueux, burné. On m'a même dit "enfin un auteur qui propose des choses qui ont du slip!". Les gens sont incroyables... mais enthousiastes ! Qui a déjà entendu de telles appréciations pour son dernier bouquin ? Ce genre de critique est roboratif".
Force est de reconnaître que l'initiative de Marc "maroilles" Villard est d'ores et déjà couronnée de succès et risque de se répandre comme une traînée de poudre chez les autres auteurs las de n'avoir que des rapports éphémères avec les lecteurs en dédicaces ou de l'indifférence de la part des maisons d'édition saturées de manuscrits en attente. D'ailleurs, la foule se presse devant le stand de Marc et les groupies (ici, Stéfanie Delestré) se déclarent. "Marc a toujours eu un côté un peu sauvage-bio et le maroilles lui va bien. L'idée m'a définitivement séduite. En outre, je dois lire beaucoup de livres en tant qu'éditrice, et ça me prend du temps, mais une dizaine de tartines par jour, c'est faisable. Si tout le monde s'y mettait, on serait plus facilement à jour de la production des auteurs. Evidemment, il vaut mieux m'envoyer les tartines sous papier alu et ne pas se contenter comme avant des enveloppes kraft pour les manuscrits."
Jean-Bernard Pouy concocterait aux dernières nouvelles un stand de dégustation d'huîtres et d'andouille de Guéméné, Gérard Alle un stand de kouign-aman, Nadine Monfils des frites et de la bière, Jean-Jacques Reboux des poulets rôtis, Romain Slocombe des paupiettes, et Dantec des amuse-gueule au sucre glace...

Ci-dessous : devant l'engouement Marc envisage déjà une réimpression !